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Coronavirus

Reconfinement : les villes au chevet des étudiants

Publié le 12/11/2020 • Par Rouja Lazarova • dans : France

Banque alimentaire du Nord
Pascal Bachelet / BSIP
Avec le reconfinement, la vie sur les campus, déjà plombée par le couvre-feu et l’enseignement à distance, s’est éteinte. Y demeurent des étudiants appauvris, isolés, angoissés pour leurs études et leur avenir en général. Les villes universitaires tentent de se mobiliser pour leur venir en aide en réactivant des dispositifs mis en place au printemps et en cherchant de solutions nouvelles.

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Pauvreté : de la crise sanitaire à l'urgence sociale

« La ville étudiante a presque complètement disparu », cette vie « où les jeunes prennent le temps de s’épanouir en tant individus », déclarait le sociologue Camille Peugny, début novembre, dans un entretien accordé à Libération. Il alertait sur les conséquences néfastes de la crise sanitaire et de sa gestion sur les jeunes : appauvrissement, isolement, décrochage, accroissement des inégalités. Les collectivités qui accueillent sur leur territoire des universités et des campus font le même constat.

Une pauvreté antérieure à la crise

La précarité des étudiants n’est pas un phénomène nouveau, comme l’atteste le témoignage de Frédéric Durand, adjoint (Nouveau centre) du maire de Saint-Etienne (171 000 habitants) : « Nous avons environ 25 000 étudiants parmi lesquels environ 20% vivaient déjà sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire environ 3000 à 4000 jeunes. » Pourtant, au moment du premier confinement, les associations caritatives ou les Centres communaux d’action sociale semblaient découvrir ce « nouveau public » qui venait grossir les files d’attentes pour les colis alimentaires. « On s’est aperçu qu’un nouveau public composé d’étudiants venait aux distribution d’aide alimentaire qu’on organisait », constate Francis Oudot, directeur général adjoint d’Aix-en-Provence (142 600 habitants) et directeur du CCAS de la ville.

Une précarité accrue

Avec la crise sanitaire qui perdure, les difficultés s’accumulent. D’un côté, les jobs et emplois temporaires qui permettaient aux étudiants de survivre, ont disparu. De l’autre, la solidarité familiale, qui permet à de nombreux jeunes de survivre, commence à faire défaut. « Les familles s’appauvrissent. Les parents qui travaillent dans des secteurs comme le tourisme ou le commerce, ne peuvent plus subvenir aux besoins de leurs enfants », observe Helno Eyriey, vice-président de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF). A cette urgence s’ajoutent des angoisses sur l’avenir. « La situation n’est pas favorable pour acquérir des connaissances. Beaucoup ont peur des examens qui approchent, et de leur future intégration dans le marché de l’emploi », poursuit l’étudiant.

Inquiétude pour les 1ères années

« Nous sommes particulièrement inquiets pour les étudiants en première année. De mars à juin, ils sont restés à la maison en tant que lycéens. Ils ont néanmoins réussi leur bac, grâce notamment à la mobilisation de leurs enseignants qu’ils connaissaient bien. Mais là, il se retrouvent de nouveau confinés, à suivre des cours à distance avec des profs inconnus. Ils sont complètement perdus », relate Catherine Vautrin présidente de l’Association des villes universitaires de France (AVUF), qui réunit en son sein 92 villes et métropoles universitaires. Depuis le 29 octobre, l’association mobilise ses adhérents face aux défis du reconfinement. Elle essaye de faire remonter les bonnes pratiques, en lien étroit avec la Conférence des présidents d’université et la Conférence des grandes écoles.

Dispositifs réactivés

Pendant le premier confinement, la ville d’Aix-en-Provence, qui compte 35 000 étudiants, avait signé une convention avec d’association estudiantine la FAMI (Fédération Aix-Marseille Interasso). « Elle nous a surtout aidé à identifier les étudiants dans le besoin bloqués sur les campus. Elle a développé l’aller vers », précise Francis Oudot. Avec le soutien de la ville, la FAMI a ouvert une antenne de l’épicerie solidaire estudiantine AGORAé. Grâce au partenariat entre le CCAS, la Banque alimentaire et la Croix Rouge, 8820 paniers repas ont été distribués aux étudiants confinés. Mis en veille au début de l’été, ces partenariats sont réactivés. A Saint-Etienne, la ville a voté 40 000 euros pendant le premier confinement pour soutenir la Banque alimentaire, pour acheter des produits de protection individuelle et d’hygiène. Elle soutient également la Fédération des associations de Saint-Etienne étudiantes (FASEE) qui gère une épicerie solidaire AGORAé. « Nous sommes en train d’évaluer les besoins pour répondre aux nouvelles urgences. Nous réfléchissons à ouvrir un deuxième site de l’épicerie solidaire, mais aussi à soutenir la création d’une épicerie mobile », assure Frédéric Durand.

Lutte contre la précarité numérique

Alors que les cours se déroulent à distance, nombre d’étudiants ne disposent pas d’ordinateur personnel ou de connexion internet stable. Au printemps, à Arras (40 700 habitants), la ville avait sollicité des entreprises locales pour prêter ou donner des ordinateurs ou des tablettes aux étudiants. Environ 100 jeunes (sur un effectif de près de 10 000 étudiants) ont ainsi été secourus. « Actuellement, nous sommes en train d’identifier les nouveaux besoins », confirme Arnaud Riquier, responsable du service Citoyenneté et vie étudiante. Cette mobilisation, alors qu’on en est à la deuxième semaine du reconfinement,  n’est-elle pas un peu tardive ? Ailleurs, comme à Lyon ou à Nantes, ce sont plutôt les universités qui s’engagent pour aider les jeunes à acquérir une autonomie numérique.

Efforts pour l’employabilité

L’AVUF a lancé une réflexion sur l’accès à l’emploi de cette génération d’étudiants menacée par la crise du Covid 19. « L’accès aux stages est une des principales difficultés, à laquelle les collectivités pourraient pallier », affirme Catherine Vautrin. A titre d’exemple, Troyes Champagne Métropole (175 000 habitants), veut encourager les entreprises, associations et collectivités à accueillir des étudiants, à travers une incitation financière pour les stages de longue durée qui ont démarré avant la fin octobre : 250 euros pour un stage de 4 mois, 330 pour un stage de 6 mois. Cependant, ces initiatives, rares encore, pourraient-elle permettre d’éviter une génération sacrifiée ? D’autant que, comme le souligne Elisabeth Giacalone, chargée de mission Vie étudiante à Aix-en-Provence, la crise sanitaire n’est pas finie : « Le principal défi à relever, c’est de tenir dans la durée. »

 

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