logo
Adresse de l'article https://www.lagazettedescommunes.com/705099/les-cameras-pietons-plebiscitees-par-les-polices-municipales/

SÉCURITÉ
Les caméras-piétons plébiscitées par les polices municipales
Nathalie Perrier | A la Une prévention-sécurité | Actu experts prévention sécurité | France | Innovations et Territoires | Publié le 17/11/2020

Très en vogue, les caméras-piétons ont pour objectif d’apaiser les relations entre les policiers municipaux et les citoyens, et d’éviter les incidents. Les polices municipales peuvent, depuis mars 2019, en équiper leurs agents, à l’instar des forces de sécurité nationale. Nombreuses sont les villes à les avoir adoptées. Ce dispositif très encadré joue un rôle surtout dissuasif.

camera pieton [1]

Les caméras-piétons séduisent de plus en plus les polices municipales. Au point que la proposition de loi Fauvergue-Thourot vers une sécurité globale, en cours d’examen parlementaire, y consacre une série de dispositions visant à mieux les encadrer. Et leur déploiement n’est sans doute pas prêt de s’arrêter.

Le 14 juillet, lors de la traditionnelle interview présidentielle télévisée, Emmanuel Macron annonçait, dans le contexte tendu des manifestations contre les violences policières, son souhait de « généraliser, avant la fin du quinquennat, toutes les caméras-piétons » pour « rétablir la confiance entre la population et la police ». Une annonce qui suscitait aussitôt un commentaire non dénué d’ironie du président de l’Association nationale des cadres territoriaux de la sécurité (ANCTS), Cédric Renaud : « Les forces de l’ordre pourraient bénéficier de l’expérience des polices municipales. »

En réalité, l’idée, lancée en 2009 par Nicolas Sarkozy d’une petite caméra fixée au gilet de chaque agent a très vite essaimé au sein de la police municipale. Rillieux-la-Pape, Saint-Etienne, Sète… Plus de 300 communes ont participé à l’expérimentation menée de juin 2016 à juin 2018. Si elles ont dû un temps en suspendre l’utilisation, elles se sont ruées sur ce petit outil technologique dès la publication du décret d’application, en mars 2019. « Les maires sont très favorables aux caméras-piétons, constate-t-il. C’est un outil de protection de leurs agents. »

A la moindre tension

Fixé sur l’uniforme au niveau du torse ou de l’épaule, le boîtier permet d’enregistrer le son et l’image d’une intervention. Il doit ainsi être porté « de façon apparente », l’enregistrement est déclenché « à l’appréciation de l’utilisateur » (la caméra mémorise les trente secondes qui précèdent) et son déclenchement doit faire, autant que possible, « l’objet d’une information des personnes filmées », précise la loi du 3 juin 2016 [3]. Objectif : « La prévention des incidents au cours des interventions. »

CHIFFRES CLES

  • 700 €, c’est le prix qu’il faut compter aujourd’hui pour une caméra-piéton de qualité, robuste, facile d’utilisation et dotée d’une bonne autonomie. Il faut y ajouter le coût du logiciel de traitement et de conservation des images, soit environ 2 000 € pour un produit, là aussi, de haute ou moyenne gamme.


POUR ALLER PLUS LOIN