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Développement économique

Relocalisation : la formation, pierre angulaire de l’attractivité des territoires

Publié le 06/11/2020 • Par Auteur associé • dans : France, Opinions

apprentissage
Phovoir
La crise sanitaire a mis en exergue la nécessité de relocaliser certaines activités industrielles stratégiques pour le pays, alors que la France, comme l’ensemble de ses voisins européens, fait face à une seconde vague épidémique. Pour Guillaume Gady, spécialiste du développement économique des territoires, la formation professionnelle est l’une des clés pour réussir cette reconquête industrielle placée au rang des priorités nationales par le gouvernement.

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Guillaume Gady

Guillaume Gady

Directeur général ANCORIS

Le 3 septembre, le Premier ministre Jean Castex a dévoilé les détails d’un plan de relance de 100 milliards d’euros autour de 3 volets : l’écologie, la compétitivité et la cohésion. Avec des mesures à destination des particuliers, des entreprises et des collectivités, ce plan concrétise les déclarations, dès mars, du Président Emmanuel Macron qui évoquait la nécessité de « rebâtir une souveraineté nationale et européenne », puis confirmait en juin vouloir « bâtir un modèle économique plus fort, pour ne pas dépendre des autres (…), un modèle économique durable ».

Au cœur de cette ambition, les relocalisations industrielles en France ont vocation à se traduire en investissements locaux par des créations ou rénovations d’usines de production. Ces projets doivent s’inscrire sociétalement, environnementalement et économiquement dans la vie de territoires aux tissus économiques très différents. Un point commun les rassemble tous néanmoins, les compétences disponibles conditionneront la réussite de ces relocations. Tout comme elles conditionnent d’ores et déjà en grande partie les décisions d’investissement exogènes.

Sans compétences, pas de relocalisation industrielle

Préserver l’emploi, maintenir ou développer les compétences dans nos territoires : le Premier ministre précisait sa pensée début juillet : « Dans une économie qui évolue très vite, le développement des compétences est la meilleure des protections pour garder, trouver ou retrouver un emploi ». En ce sens la formation est le pivot de la reprise économique face à la pandémie et constitue l’un des piliers de l’industrie du futur à travers la pérennisation et la montée en compétitivité de pans entiers de l’industrie.

Rappelons que la moitié des entreprises a aujourd’hui du mal à recruter des profils qu’ils soient qualifiés ou non. Elles sont même 64 % dans les secteurs de l’industrie contre 37 % dans les services(1). Autre exemple, le plan de relance prévoit 30 milliards pour la transition énergétique. L’ensemble des acteurs de la filière vous le diront, c’est déjà la guerre des talents, partout. Et nous ne sommes pas exactement le seul pays à penser l’après et à investir. Si nous accueillons de nombreuses entreprises européennes – et nous pouvons aller plus loin – nos territoires sont aussi en concurrence. Si on ajoute à ce constat les prévisions d’une forte hausse du taux du chômage dans le commerce ou le tourisme, on mesure encore mieux le rôle possible de la formation dans le redressement de l’économie.

Mais comment y parvenir ? Comment aider les meilleurs organismes de formation à devenir multisites et à se digitaliser pour être au plus près des problématiques de développement de chaque territoire ?

Comme souvent, l’enjeu du moment ne réside pas dans le contenu du plan de relance, mais dans les conditions et leviers de sa mise en œuvre. Comme souvent, l’exercice le plus difficile, n’est pas de définir une stratégie, mais de réussir sa mise en œuvre. Il ne s’agit pas dans cette tribune d’avoir l’arrogance de livrer des solutions clés en main, mais bien d’esquisser quelques pistes.

Revalorisation des métiers en tension

Les enjeux sont connus : accompagner les jeunes, notamment vers les métiers en tension, maintenir l’employabilité des plus âgés confrontés à l’évolution du marché du travail et à la révolution numérique. Sans oublier bien sûr, l’accompagnement des entreprises dans leurs enjeux de compétitivité. En toile de fond, la dernière réforme de la formation qui induit une raréfaction des financements pour la formation des entreprises de plus de 50 salariés, un accompagnement renforcé pour celles de moins de 50 salariés, une individualisation des objectifs et la valorisation de certifications professionnelles susceptibles de consolider les parcours professionnels.

La digitalisation pour former sur tout le territoire

Dès lors, la capacité d’un organisme de formation à digitaliser ses contenus de formation est un élément clé induit par la réforme. Faire mieux et plus avec moins. Mieux ? Nous savons désormais que seule est efficace une formation réalisée sur-mesure en fonction d’objectifs pédagogiques précis. L’expérience nous hurle la nécessité de mixer présentiel – pour favoriser un engagement fort des apprenants – et distanciel – pratique et modulable, tandis que les technologies immersives représentent un potentiel pédagogique inédit, à moindre coût. Concrètement, avec la réalité virtuelle, il ne s’agit pas seulement de réunir formateur et apprenants dans un lieu donné mais de pouvoir interagir, à plusieurs, à distance et en même temps, avec des équipements dont on peut reproduire les comportements. Les technologies immersives se révèlent aussi particulièrement précieuses pour se former sur des appareils difficiles à monopoliser, comme un équipement industriel précisément.

Il existe donc des outils éprouvés permettant de former sur l’ensemble du territoire sans nécessiter de déplacer formateurs et apprenants, mesurons-nous tout l’intérêt pédagogique et écologique de ces solutions ?

Un cercle vertueux pour renforcer son attractivité

La digitalisation de la formation constitue aussi un levier d’inclusion décisif dans la politique générale de développement des compétences des territoires. Parmi tous les exemples qui me viennent en tête, je pense à une entreprise implantée récemment à Luxeuil-les-Bains en Haute-Saône. Son dirigeant recherchait une localisation qui lui permettrait de développer son outil et sa compétitivité sans perdre de marchés. La Communauté de Communes lui a donc proposé d’organiser une formation « inhouse » – ou formation sur mesure en entreprise – s’il installait son site de production sur le territoire. L’argument fut décisif dans la prise de décision du chef d’entreprise qui a vu là une réelle opportunité de développer son projet tout en agrégeant et consolidant de nouvelles compétences. Par cet exemple, on constate bien que la formation est un vrai levier d’attractivité pour les territoires. La collectivité gagne sur tous les tableaux, avec de l’activité économique et des emplois à court terme bien sûr, mais au-delà elle bénéficie aussi d’un moyen efficace de conserver les jeunes générations sur son sol, réservoir d’une main-d’œuvre bien formée pour des entreprises qui sont elles-mêmes renforcées dans leur implantation locale.

Alors profitons de ce regain de patriotisme et de ce plan de relance pour avancer résolument dans cette voie, nous avons l’intelligence collective et les compétences pour passer d’une culture de la réaction à celle de la planification et du résultat.

Notes

Note 01 sondage OpinionWay, octobre 2019 Retour au texte

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