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Crise sanitaire

Solidarité : comment les collectivités s’organisent pour faire face à la deuxième vague

Publié le 03/11/2020 • Par Laura Fernandez Rodriguez • dans : A la une, France

lien social
Ivelin Radkov
Alors que le confinement a été décrété face à la deuxième vague de Covid-19, les collectivités réactivent, pérennisent ou déploient des initiatives de solidarité. Distribution de produits alimentaires et plateformes téléphoniques visent à toucher les publics les plus vulnérables et à maintenir le lien social.

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« Protéger, tester, isoler » : sur le même modèle que le triptyque présenté par le gouvernement lors du premier déconfinement, on pourrait ajouter, sur le volet social, « identifier, contacter, soutenir ». Car depuis le début de la crise sanitaire et avec l’entrée en vigueur de ce deuxième confinement, les collectivités sont plus que jamais confrontées au risque d’isolement des personnes âgées, à la rupture du lien social et à la précarisation d’une partie de la population.

Identifier au plus près

Alors, aux grands maux les grands remèdes : afin de créer au plus près du terrain les conditions propices à l’accompagnement des publics les plus vulnérables, Frédéric Bierry, président (LR) du Bas-Rhin, a décidé de transmettre les identités des personnes bénéficiant de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), du RSA et de la prestation de compensation du handicap (PCH) aux maires et aux CCAS des communes où elles résident, ce qui est en principe interdit. « J’avais déjà interpellé le Premier ministre Edouard Philippe sur ce sujet durant la première vague. Nous sommes aujourd’hui dans une telle situation d’urgence qu’il faut arrêter avec les contraintes administratives. Je le fais car cela permet de créer des chaînes de solidarité et un lien de proximité afin de faire du sur-mesure pour les personnes âgées et les plus isolées », explique-t-il.

Maintenir le lien grâce au téléphone

Le département a également créé début octobre, quelques semaines avant le deuxième confinement et « en tirant les enseignements de la première vague », une ligne d’écoute et de soutien aux personnes âgées isolées et aux aidants ayant besoin de conseils ou de soutien, baptisée « Aînés, aidants, comment ça va ? ». De tels dispositifs sont amenés à se multiplier pour maintenir le lien.

Le département de la Seine-Saint-Denis a d’ailleurs annoncé le 20 octobre qu’il pérennisait sa plateforme d’appel auprès des personnes âgées. « Pour y parvenir, le département s’appuie sur son dispositif “agent.e.s solidaires” lancé cet été, et qui permet aux agent.e.s du département de consacrer jusqu’à 2 jours par mois, sur leur temps de travail et avec maintien de salaire, à des associations de la Seine-Saint-Denis. C’est dans le cadre de ce dispositif, inédit pour une collectivité française, qu’est également proposé aux agent.e.s volontaires de participer à la plateforme d’appel solidaire. Les premiers appels ont débuté lundi 19 octobre avec pour objectif de mobiliser à terme jusqu’à 200 agent.e.s. », explique le département dans un communiqué. Lors de sa première mise en service, entre avril et juin, 55 000 appels avaient été passés, menant au signalement et à la prise en charge de 1 600 situations nécessitant une aide du département ou des services sociaux.

Pérenniser le soutien

Cet élargissement des publics à inclure dans des dispositifs sociaux, les CCAS y sont également confrontés depuis la première vague. « Dès le début du premier confinement, les CCAS se sont fortement mobilisés et ont proposé des mesures exceptionnelles pour répondre à l’urgence. Livraison de courses, de paniers alimentaires, portage de repas, conciergerie, maintien du lien social…

Dans certains cas, ces mesures se sont poursuivies, notamment sur le volet du maintien du lien social dans les résidences autonomie et les Ehpad », détaille Stéphanie Courtois, chargée de projet à la « Fabrique des CCAS/CIAS » de l’Union nationale des centres communaux et intercommunaux d’action sociale (Unccas). Ces actions ont également permis de repérer de nouveaux publics, et « il y a un besoin d’accompagnement, il faut réfléchir à la pérennisation de ces nouvelles actions qui nécessitent des investissements », poursuit-elle.

Par exemple, à Chassieu (métropole de Lyon), un système de portage de repas a été mis en place pendant le confinement, avec l’ajout d’une seconde tournée et une réflexion engagée pour la faire perdurer face aux besoins existants.

A Sérignan (Hérault), c’est un « plan bleu » qui a été instauré depuis le premier confinement, qui consiste en un dispositif d’aide, de soutien et d’accompagnement à destination des personnes âgées isolées et vulnérables. Il se traduit par « des interventions au domicile, de l’information, une écoute quotidienne ainsi qu’un soutien à l’approvisionnement pour les personnes contraintes à l’isolement car identifiées comme personnes à risque et/ou personnes testées positives. Les difficultés financières liées au confinement amènent également le CCAS à livrer aux séniors vulnérables des repas et des colis d’urgence », a fait remonter le CCAS de Sérignan à la Fabrique des CCAS/CIAS de l’Unccas, qui capitalise sur les expériences pour partager les bonnes pratiques et les mobilisations sur le terrain.

Une aide alimentaire étendue

« Pendant le premier confinement, l’aide alimentaire a été l’une des actions très importantes des CCAS, ce sera forcément le cas pour cette deuxième vague », relève Stéphanie Courtois. Le Secours populaire s’y prépare également, lui qui a noté que, durant la première vague, 45% des personnes qui avaient été aidées ne l’avaient jamais été auparavant. « Nous sommes restés actifs durant le premier confinement, c’est une base solide pour maintenir notre activité, en tension avec la hausse de la précarité », abonde Michaël Pozo, responsable du service animation et développement des solidarités au Secours populaire français.

Un recensement des besoins des différentes fédérations est en cours, que les collectivités peuvent aider par différents leviers : mise à disposition de locaux et de concertation pour l’organisation de drives alimentaires, mise à disposition de véhicules pour doubler les maraudes comme cela avait été le cas dans la métropole de Nice, ou à Douvrin (Pas-de-Calais) pour acheminer les denrées d’un comité à un autre, ou à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) qui avait mis à disposition des chauffeurs pour aider à collecter les denrées.

« Triple front »

« Comment peut-on encore mieux accompagner les personnes vulnérables et lutter contre l’isolement ? » c’est finalement la question présente dans tous les esprits à l’épreuve de ce deuxième confinement. Comme le rappelle Frédéric Bierry, président (LR) du département du Bas-Rhin : « Nous sommes aujourd’hui face à un triple front : sanitaire, économique et social. » Et il faut s’attendre à ce que cette période dure : dans son dernier avis, le Conseil scientifique a prévenu que se trouvaient « devant nous de nombreux mois avec une situation extrêmement difficile ».

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