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Aménagement

Pour préserver la biodiversité, les écologues passent avant les urbanistes

Publié le 21/10/2020 • Par Agnès Fernandez • dans : Innovations et Territoires

papillon-azure
AdobeStock
Echaudée par des recours contre ses projets sur une friche en raison des menaces sur la biodiversité, la communauté d’agglo de La Rochelle a finalement opté pour un écoquartier. En travaillant avant la conception de son projet, l’interco a pu identifier les enjeux écologiques et protéger les zones les plus sensibles.

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[CA de La Rochelle (Charente-Maritime) 28 communes • 168 700 hab.] «Pour les projets d’aménagement, la méthode a pendant longtemps consisté à concevoir, dessiner et valider. C’est seulement dans un deuxième temps qu’était prise en compte la protection de la biodiversité », décrit Damien Moreau, chef de projet de l’écoquartier Bongraine, en cours de conception à Aytré (8 800 hab.) et mené par la communauté d’agglomération de La Rochelle.

« Nous allons vers un inversement de la façon de travailler. Il s’agit désormais d’identifier dès le départ les enjeux de biodiversité afin de les respecter de la façon la plus naturelle possible, poursuit-il. C’est un enjeu formidable pour éviter les recours dans le contexte d’une législation renforcée. »

Ces dernières années, nombre de projets urbains ont été interrompus par décision de justice car ils menaçaient l’habitat d’un papillon, d’une fleur ou d’un crapaud. Les habitants, très demandeurs de nature en ville, se mobilisent pour la protéger. Les services de l’Etat sont beaucoup plus stricts pour faire appliquer des lois qui, par ailleurs, se sont durcies. Et les communes défendent davantage la protection de l’environnement et du vivant, ainsi qu’un meilleur cadre de vie.

La nature reprend ses droits

En 1999, la communauté d’agglomération de La Rochelle avait fait l’acquisition d’une friche ferroviaire de 35 hectares, le long du littoral, idéalement située à proximité de la gare de La Rochelle, du port des Minimes, des infrastructures universitaires et d’une importante zone d’emplois. Dès lors, elle propose plusieurs projets, mais aucun n’aboutit, du fait de la multiplication des recours intentés par des citoyens et des associations.

En 2012, elle change de stratégie et organise une importante concertation auprès des habitants afin de s’engager dans une démarche de labellisation « Ecoquartier ». Des kermesses, des visites urbaines et des panneaux d’information font découvrir le site aux riverains, et l’école toute proche s’engage résolument dans le projet écologique, au point d’en faire un support pédagogique.

Une première charte « Ecoquartier » est signée en 2013, une nouvelle en 2017. Sur cet espace ferroviaire désaffecté, l’objectif est de créer 800 logements, des équipements, un parc urbain de 10 hectares et une coulée verte centrale qui traversera le nouveau quartier du nord au sud.

L’analyse de la LPO

« Quand nous intervenons sur des friches urbaines, des dents creuses, la nature y a souvent repris ses droits », indique Damien Moreau. Car les oiseaux, papillons et grenouilles ont tôt fait de coloniser des espaces abandonnés, eux à qui la ville bétonnée et bitumée a fermé les portes de leurs anciens refuges et cavités.

« Avant de requalifier une friche, il importe de faire venir très rapidement un naturaliste afin d’identifier les enjeux écologiques. Et seulement, ensuite, un urbaniste et/ou un architecte pour concevoir le projet, à partir de ces recommandations. »

Pour l’écoquartier Bongraine, l’interco a missionné la Ligue de protection des oiseaux (LPO) par le biais d’une convention visant à effectuer une analyse du site, à passer au crible le projet d’aménagement et à le suivre pendant la phase opérationnelle.

Façades végétalisées, stationnements perméables…

Le projet a ensuite été soumis au Conseil national de protection de la nature, qui a délivré un avis favorable. « A la suite de cet avis, le plan de composition du projet a été repris par l’urbaniste et le naturaliste pour y intégrer un secteur d’évitement afin de protéger l’habitat d’un papillon, l’azuré du serpolet, et le concevoir de manière à ce qu’il soit connecté au parc urbain et aux liaisons vertes », détaille le chef de projet.

Les équipes de la LPO connaissent bien l’environnement local, sa faune, sa flore et les fonctionnalités écologiques. Elles ont préconisé de réaliser des toitures végétalisées avec des matériaux locaux et expliqué très précisément comment procéder.

Les experts ont aussi recommandé d’accompagner la coulée verte par des façades végétalisées, de créer des stationnements perméables, de réaliser des cavités pour que les oiseaux puissent nicher et des clôtures « étanches » côté avenue afin que les hérissons n’aillent pas s’y faire écraser… « A l’issue de six mois d’études, la LPO nous a donné des conseils très pratiques et techniques », apprécie Damien Moreau.

A ses yeux, « l’essentiel, désormais, est de prendre en compte très en amont les préconisations liées à la biodiversité. Si tous les acteurs sont bien informés au départ et le cahier des charges adapté, on gagne beaucoup de temps et de qualité. Mais il faut pour cela choisir des interlocuteurs compétents qui nous conseillent avec pertinence ». Ce qui donnera, à terme, beaucoup de plus-value au quartier.

Contact. Damien Moreau, chef de projet « stratégie foncière et projets urbains», damien.moreau@agglo-larochelle.fr

 

Compensation

Dans le cadre de la séquence « éviter, réduire, compenser», des aménageurs renâclent devant la phase « éviter », avec l’idée de « compenser » plus tard. Mais les services de l’Etat sont de plus en plus stricts sur l’application du principe de compensation.

 

« Des espaces sanctuarisés réservés à la faune et à la flore sauvages »

Mercier-Fabien Fabien Mercier, responsable de projet à la Ligue de protection des oiseaux (LPO)

« En amont de la conception de l’écoquartier Bongraine, la communauté d’agglomération de La Rochelle a sollicité notre association afin qu’elle préconise des solutions concrètes pour préserver et améliorer la biodiversité sur le site. La méthodologie développée par les écologues consiste à prendre du recul afin d’analyser l’espace du projet : quels sont les grands corridors écologiques autour du périmètre d’aménagement ? Comment fonctionnent les trames vertes et bleues à proximité du site ? Comment les connecter avec le projet afin d’améliorer les fonctionnalités écologiques malgré l’urbanisation ? Quels aménagements mettre en place pour conserver et même améliorer l’existant ? Il s’agit de bien prendre en compte les exigences de la faune et de la flore sauvages pour leur réserver des espaces sanctuarisés, de bien identifier les enjeux afin de les intégrer très en amont dans la phase conception. »

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