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PAUVRETE

La crise sanitaire accélère la précarisation des plus fragiles

Publié le 01/10/2020 • Par Emeline Le Naour • dans : France

secours-populaire
D.R.
Le Secours populaire a présenté, mercredi 30 septembre, les résultats de son baromètre annuel de la pauvreté, axé cette année sur l’impact économique de la crise sanitaire. Les résultats de ce sondage mettent en évidence les prémices d’une crise sociale d’ampleur.

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Une explosion de la pauvreté post-confinement. C’est le constat alarmant que dresse le Secours populaire dans son 14e baromètre de la pauvreté réalisé par le sondeur Ipsos. Pour cette édition, l’accent a été porté sur les conséquences sociales de la crise sanitaire, encore difficiles à appréhender mais que l’association qualifie de « dramatiques » pour les plus fragiles.

« Alors même que les dépenses “superflues” ont été totalement sorties du budget des ménages qui ont consacré l’essentiel de leurs revenus aux dépenses de première nécessité durant les deux mois de confinement, nous voyons clairement que les difficultés des plus précaires demeurent, voire se sont accentuées », expose en guise d’introduction Amandine Lama, en charge de la présentation de l’étude pour Ipsos.

Un sentiment de basculement

Parmi les enseignements tirés de ce sondage réalisé sur un échantillon représentatif de la population française(1), 8% des sondés disent craindre de basculer dans la précarité et 10% affirment vivre à découvert. Soit une augmentation de 5 points par rapport à 2019. « On constate un sentiment de vulnérabilité qui s’accentue par rapport aux années précédentes. La grande majorité est particulièrement inquiète pour l’avenir de leurs enfants », développe encore Amandine Lama.

Une crainte qui s’illustre avec la peur du décrochage scolaire après plusieurs semaines de confinement et d’école à domicile. « Plus les parents ont un niveau d’études faible, plus l’inquiétude s’accentue. » Ainsi, 44% des parents interrogés estiment que leurs enfants ont pris du retard à l’école depuis le début de la crise. Parmi eux, 57% n’ont pas le niveau bac, et 55% vivent en zone rurale.

Des aides alimentaires qui explosent

Concernant les dépenses courantes, 38% des sondés affirment qu’ils rencontrent des difficultés importantes dans leur quotidien. 15% d’entre eux ne parviennent pas à payer certains actes médicaux mal remboursés par la sécurité sociale et 27% expliquent payer difficilement leurs factures d’énergie.

Une fragilité financière qui a également des conséquences sur l’alimentation. Durant les deux mois de confinement, le Secours populaire a distribué des colis alimentaires à plus de 1 270 000 personnes. Parmi elles, 45% étaient inconnues de l’association. Ainsi, 64% des foyers les plus modestes (gagnant moins de 1 200 euros mensuels), déclarent se restreindre sur la qualité nutritionnelle des repas et 14 % affirment sauter des repas pour des raisons financières.

1 sondé sur 3 a subi une perte de revenus

Un constat statistique bien réel pour les bénévoles qui, quatre mois après le confinement, ne voient toujours pas les files d’attente se réduire. « La demande d’aide alimentaire perdure pour les étudiants, les employés saisonniers, les intérimaires ou encore les personnes en CDD qui n’ont pas été reconduites. Sans oublier les personnes travaillant dans le tourisme ou la culture. Des milliers de personnes qui étaient déjà dans le rouge sont en train de basculer », alerte Henriette Steinberg, secrétaire générale du Secours populaire. Selon le baromètre, un Français sur trois a affirmé avoir subi une perte de revenus, importante dans 16% des cas.

Et bien que les pertes de salaire dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration et des métiers de la culture aient été, en partie, amorties par le chômage partiel, les mesures gouvernementales n’ont pas suffi.

La situation de Samuel, employé en période d’essai dans la restauration au moment du confinement et invité à prendre la parole mercredi 30 septembre, en témoigne : « je suis passé du jour au lendemain de 3 000 euros par mois à 500 euros, soit le RSA. Je ne pouvais plus payer le loyer de 700 euros de mon appartement où je vis en colocation », déroule le jeune homme qui a pour la première fois reçu une aide alimentaire de la part d’une association. « La seule personne qui a été en capacité de m’aider un peu financièrement a été ma grand-mère qui a une toute petite retraite. J’ai vraiment eu honte de lui demander ce sacrifice », conclut Samuel qui s’est désormais réorienté et souhaite devenir éducateur spécialisé auprès de personnes en situation de handicap.

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Notes

Note 01 Sondage Ipsos réalisé sur un échantillon représentatif de 1002 personnes âgées de 16 ans et plus interrogées le 4 et 5 septembre 2020. Méthode des quotas en fonction du sexe, âge, profession de la personne de référence du foyer, région et catégorie d’agglomération. Retour au texte

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