Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club prévention sécurité

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club prévention sécurité

Politique de la ville

« La République doit revenir en bas des tours » – Nadia Hai, ministre déléguée à la Ville

Publié le 21/09/2020 • Par Hervé Jouanneau Mathilde Elie • dans : A la une, Actu prévention sécurité, France

Nadia Hai
Min Ville
Alors que la situation des banlieues est extrêmement dégradée, la nouvelle ministre déléguée en charge de la politique de la ville, Nadia Hai, défend ses priorités et fonde ses espoirs sur les effets du plan de relance. Entretien.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Native de Trappes, ville emblématique de la banlieue parisienne, Nadia Hai est l’archétype de l’émancipation. Fille d’un père ouvrier et d’une mère femme au foyer, elle décroche un diplôme supérieur de banque en alternance qui la conduira chez HSBC puis Barclays, où elle deviendra conseillère en gestion du patrimoine. En 2017, elle s’engage en politique au lancement d’En marche et crée le comité Femmes en marche avec Macron pour promouvoir l’égalité des sexes. Elle se présente aux législatives et fait tomber son adversaire, l’ancien candidat à la présidentielle, Benoît Hamon.

Agée de 40 ans, elle est nommée début juillet ministre déléguée en charge de la politique de la ville dans le gouvernement Castex, à un moment où la situation des banlieues n’a sans doute jamais été aussi dégradée. Entretien.

Nadia Hai, vous siégez au gouvernement depuis le début du mois de juillet. Dans les quartiers de la politique de la ville (QPV), la crise sanitaire est venue amplifier une crise sociale déjà très importante. Quelle réponse apportez-vous ?

La période de confinement a été particulièrement éprouvante pour les QPV. Il nous a fallu très vite mettre en place une opération « Quartiers d’été » pour porter offrir aux jeunes et aux familles des quartiers un bol d’air dans le domaine culturel et éducatif. Les associations ont joué un rôle formidable auprès des habitants. Je leur ai d’ailleurs annoncé le la création d’un fonds d’urgence « Quartiers Solidaires » de 20 millions d’euros qui leur est destiné.

Dans un second temps, nous avons consacré toute notre énergie à la préparation de notre budget, qui est revu à la hausse pour 2021, et au Plan de relance destiné à redresser l’économie de notre pays. Mon rôle à moi est de m’assurer que les moyens considérables mis en œuvre dans ce plan profitent aussi aux habitants des quartiers prioritaires.

Pourtant, comme le déplorent un certain nombre d’élus locaux, les banlieues n’apparaissent pourtant pas dans le plan de relance ?

Qu’il s’agisse de la rénovation thermique des bâtiments, du verdissement et de la végétalisation des immeubles, du déploiement de la fibre optique ou des formations au numérique, tous les territoires bénéficieront des moyens annoncés. Les quartiers ne seront évidemment pas oubliés et bénéficieront de cette dynamique. Il faut bien comprendre qu’on n’a pas une approche seulement sur les montants mais surtout sur les projets soumis localement qui détermineront l’enveloppe finale.

Quelle est votre feuille de route ?

La priorité des priorités, c’est l’emploi. Le plan de relance comporte de lourds moyens pour relancer l’apprentissage et, via la banque publique d’investissement, faciliter l’entreprenariat des jeunes. De même, à l’instar des Cités éducatives, nous avons lancé des « Cités de l’emploi » dans une vingtaine de villes afin d’aider les personnes à s’insérer dans un parcours professionnel. Dans le même temps, nous devons lutter contre les discriminations territoriales à l’embauche avec des campagnes de « testing ».

La deuxième priorité est l’éducation car le confinement a creusé les inégalités. C’est le sens des « Quartiers d’automne » afin que les vacances de la Toussaint puissent être un moment où l’on remet tout le monde à niveau.

Quel bilan tirez-vous des cités éducatives ?

Les 80 premières cités éducatives ont été déployées sur le territoire depuis quelques mois. Elles ont reçu un accueil favorable des élus, des parents mais aussi du milieu éducatif. Nous savons que pendant le confinement, la continuité pédagogique a fonctionné là où il y avait ces cités éducatives. Elles permettent notamment de lutter contre le décrochage scolaire mais nous pourrions aller plus loin en développant une offre culturelle avec par exemple des classes aménagées musique ou théâtre, des ateliers à visée philosophique…

Les acteurs de la rénovation urbaine s’inquiète d’une baisse des enveloppes. Le sujet est-il sur la table ?

Dire qu’il y aura une baisse, c’est faux. Pas un euro ne manquera ! L’Etat honorera ses engagements en fonction des besoins de financement et, comme il l’a déjà indiqué,  visera un doublement de l’enveloppe qui s’élève à 10 milliards avec une participation de l‘Etat d’un milliard d’euros.

Un projet de loi sur les séparatismes, qui vise l’islam politique, doit être présenté avant la fin de l’année. Quelle voix entendez-vous faire entendre ?

La République doit revenir en bas des tours. Notre rôle est d’être intraitable envers ses ennemis mais dans le même temps, il faut préserver ceux qui la font vivre et qui sont eux-mêmes premières victimes du séparatisme religieux et de l’insécurité.

Des dispositions vont être annoncées, notamment vis-à-vis du milieu associatif que le ministère de la Ville finance en grande partie. Les associations doivent respecter la laïcité et se soumettre aux lois et aux valeurs de la République. Si une association ne le fait pas, nous récupérons la subvention et elle est reversée au Trésor public. C’est un principe auquel nous sommes profondément attachés.

Le débat sur l’insécurité occupe le gouvernement depuis plusieurs semaines. Le ministre de l’Intérieur évoque une montée de la délinquance. De votre côté, vous estimez qu’il n’y a pas plus d’actes violents qu’avant…

La violence s’est banalisée et cela entraine une montée dans le degré de violence. Mais la réalité c’est que l’insécurité ne date pas d’aujourd’hui et qu’elle pénalise en premier les habitants des quartiers. Certains politiques veulent en faire leur fonds de commerce mais ce sont les mêmes qui ont supprimé 10 000 postes de police quand ils étaient en responsabilité. Nous, nous augmentons les moyens – avec un milliard de plus sur le budget police gendarmerie – mais rattraper ce qui a été déconstruit entre 2007 et 2012 ne se fait pas en un claquement de doigt. Nous le faisons de manière très sereine quand certaines veulent hystériser le débat.

Comment resserrer le lien entre la police et la population, qui, depuis l’affaire Floyd aux Etats-unis, se montre très dégradé ?

Je pense d’abord qu’il ne faut pas importer des problèmes étrangers sur notre territoire. Oui il y a eu des violences et des propos racistes chez quelques policiers mais ce n’est pas une généralité et les sanctions judiciaires ou disciplinaires sont là pour y mettre fin.

Concernant le lien police-population, nous y travaillons avec le ministère de l’Intérieur à travers notamment les Centres de loisir des jeunes (CLJ) et le travail des associations. Cela passe par une augmentation des forces de police sur le terrain et les quartiers de reconquête républicaine.

En juin 2019, votre prédécesseur Julien Denormandie lançait la Grande équipe politique de la ville afin de mobiliser tous les acteurs autour de la promesse républicaine. Où en est-on aujourd’hui ?

Je porte une politique d’émancipation. Cela veut dire que nous mettrons en œuvre tout ce qu’il faut pour que tous les habitants des quartiers aient les chances de réussir. C’est ce que l’on fait via les cités éducatives, à travers les cités de l’emploi, le soutien aux associations… Ensuite, j’invite les habitants à s’approprier les dispositifs  pour s’en servir et s’accomplir dans ce qu’ils souhaitent faire ! Aujourd’hui nous ne sommes pas au rendez-vous de la promesse républicaine. Nous avons enclenché un travail depuis trois ans, qui va s’inscrire sur un temps long.

1 Réagir à cet article Vous avez une question ? Posez-la à notre juriste
Prochain Webinaire

Santé : quand les collectivités reprennent la main

de La Rédaction de la Gazette des communes avec le soutien de la MNT

--
jours
--
heures
--
minutes

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI
marche online

Aujourd'hui sur le Club prévention-sécurité

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

« La République doit revenir en bas des tours » – Nadia Hai, ministre déléguée à la Ville

Votre e-mail ne sera pas publié

Cladeali

20/10/2020 03h09

Bonjour Madame la ministre déléguée à la Ville,

Des slogans, de campagne ou une mise en place d’une politique concrète afin d’endiguer ces différents maux qui gangrènent nos cités! Croyez-moi je vis dans une cité et je peux vous dire ô combien c’est difficile au quotidien avec cette impression d’un ailleurs. Loin de moi la prétention de cherche à vous apprendre votre métier mais ne faut-il pas travailler avec les habitants sur ces questions et surtout ne plus continuer dans le laxisme; Nous connaissons tous les problématiques de ces tours mais on croirait que personne n’a le courage politique de prendre les choses à bras le corps. Vous avez des alliées dans ces cités et main dans la mains travaillons ensemble pour sortir nos tours de ses méandres de pauvreté et isolement, par l’emploi oui mais aussi par une politique concrète.

Commenter
Club prévention sécurité

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement