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Bonne pratique : comment Augsburg, en Allemagne se passe de potabilisation de l’eau

Publié le 19/01/2009 • Par Laurence Madoui • dans : Dossiers d'actualité

Distribuer au robinet une eau potable naturelle, exempte de traitement chimique. La méthode : s’assurer la maîtrise foncière des parcelles où est captée la ressource et y favoriser l’allégement des intrants agricoles.

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 «Ni chlore, ni ozone, ni filtration. Cela fait cent trente ans que l’eau brute d’Augsburg (259 000 hab., Allemagne) ne fait l’objet d’aucun traitement chimique », rappelle fièrement Franz Ottilinger, directeur de l’office municipal de distribution de l’eau.
L’usine de production d’eau potable se contente d’effectuer un contrôle qualité de la ressource. Ce n’est qu’en cas de pollution accidentelle qu’elle réaliserait une désinfection aux ultraviolets et au chlore.
Autre motif de satisfaction de l’office, majoritairement détenu par la ville : le prix du mètre cube d’eau potable, facturé 1,37 euro TTC, ce qui place la collectivité parmi les dix moins chères d’Allemagne.
La Bavière dispose d’une eau de qualité.
Augsburg s’attache à préserver cette ressource naturelle, qu’elle prélève entre 10 et 15 mètres de profondeur.
Dans les années 80, la commune constate une élévation des teneurs en nitrates et en résidus de pesticides. L’office municipal engage alors une politique d’acquisition foncière visant à protéger son bassin d’alimentation.
De 1988 à 2007, il achète environ un millier d’hectares :

  • dont 50 % d’espaces boisés, 
  • 40 % de terres agricoles 
  • et 10 % de friches industrielles, transformées en prairies après dépollution. 

La facture avoisine la quarantaine de millions d’euros. Les grandes cultures perdent quelque 150 hectares au profit de la forêt et des prairies.
L’entretien de ces dernières, où sont bannis les engrais et les phytosanitaires, est confié à un berger, qui conduit un troupeau d’un millier de moutons.

700 hectares sous contrat – Aujourd’hui, sur 5 000 hectares de périmètres de protection des captages (soit la moitié de la surface du bassin d’alimentation) :

  • 1 400 sont occupés par des terres agricoles (essentiellement des céréales et un peu de vaches laitières) ; 
  • 500 sont la propriété de l’office municipal, qui a conclu des partenariats avec plus des deux tiers des exploitants (soit, au total, 700 ha sous contrat). 

L’« extensification » de l’activité fait l’objet de compensations : renoncer à la triazine dans la culture de maïs est ainsi rémunéré 25 euros par hectare par l’office de l’eau. Cette céréale peut faire l’objet de traitements phytosanitaires sur un tiers des surfaces ; ailleurs, les traitements mécaniques s’imposent.

Deux fois moins de nitrates – La « prime nitrate » se compose d’une partie fixe de 30 euros par hectare et d’une partie variant de 50 à 200 euros par hectare, selon la teneur relevée dans le sol en septembre (quand les plantes ont absorbé l’azote) pour les terres cultivées. Concernant les prairies, recouvertes en permanence de végétation, la vérifi cation a lieu quatre fois par an.
Outre les subventions, l’office dispense également des conseils collectifs (nouveaux matériels) et personnalisés (plans d’épandage d’engrais et de lisier) aux agriculteurs.
Dans une région où le prix du foncier est bien plus élevé qu’en France, « la politique d’acquisition de terrains est certes coûteuse mais efficace », affirme Eva Sailer, qui pilote le partenariat avec les agriculteurs.
De 1991 à 2007, la teneur des sols en nitrates a été divisée par deux. 

Les collectivités françaises sont plus contraintes

Le land de Bavière gère 43 millions d’euros par an d’aides européennes, qu’il négocie luimême à Bruxelles. Ces fonds financent les mesures agro-environnementales (MAE), comparables à celles mises en oeuvre en France, dans le programme de développement rural hexagonal. En France, les MAE sont cadrées par des directives ministérielles arrêtant le contenu des cahiers des charges et plafonnant les aides.
Outre-Rhin, une collectivité peut fixer ses propres niveaux de soutiens, après négociation avec les agriculteurs. En Isère, dans les périmètres de protection des captages prioritaires, 50 % des exploitations s’engagent sur des MAE.
Si les collectivités traitaient directement avec la profession agricole, sur des mesures adaptées au territoire, l’adhésion atteindrait peut-être 60 ou 70 %.

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