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Biodiversité

Du projet de décharge à l’agroécologie, le combat pour une ferme modèle a porté ses fruits

Publié le 24/09/2020 • Par Sylvie Luneau • dans : Innovations et Territoires

vigne
Eleonore H. / AdobeStock
Au domaine de Mirabeau, la commune de Fabrègues mène un programme ambitieux de transition agroécologique et sociale, par et pour la reconquête de la biodiversité.

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[Fabrègues (Hérault) 7 000 hab.] C’est l’histoire de la transformation d’un projet de décharge en ferme-vitrine de la transition agroécologique. En 2013, la Safer alerte la commune de Fabrègues de la mise en vente du domaine de Mirabeau. Ce mas agricole de 220 hectares est à l’abandon depuis dix ans.

En 2003, les propriétaires avaient signé un compromis de vente en faveur d’un centre d’enfouissement, projet porté par l’agglomération de Montpellier. Mais une très forte opposition locale – la commune a gagné plusieurs recours juridiques – a fait stopper définitivement le projet en 2011.

« La commune a acquis ce domaine en 2014 avec l’idée de le faire passer de la monoculture viticole à la polyculture-élevage, comme c’était le cas avant la mécanisation. L’objectif est de développer un projet agricole exemplaire et réplicable, de la terre à l’assiette, pour alimenter notamment la cantine scolaire en produits bios et éduquer les enfants aux bonnes pratiques », explique Céline Le Bars, la directrice générale des services.

Pôle d’excellence agroécologique

Si la biodiversité a fortement régressé, après soixante ans d’agriculture intensive et d’usage des pesticides, le domaine présente de très nombreux habitats d’intérêt communautaire, des espèces animales protégées et s’intègre dans la trame verte et bleue du territoire. Il est en effet adossé au site classé de la montagne de la Gardiole, réservoir reconnu de biodiversité.

Le pôle d’excellence agroécologique et sociale du domaine de Mirabeau doit démontrer que l’agriculture bio peut être au service de la biodiversité, tout en étant rentable, innovante et créatrice d’emplois. Les activités (maraîchage, viticulture, pastoralisme, etc.) sont portées par des actifs privés, avec lesquels la commune conclut des baux ruraux à clause environnementale.

Le premier a été signé en 2018 avec Vigne de cocagne, entreprise privée d’insertion sociale ; une première en France dans la viticulture. Le deuxième a été signé en avril avec Jardin de cocagne (maraîchage bio) et le troisième en juin avec une éleveuse (lait, viande, fromage). Un engraisseur de porcs doit arriver cet automne. Un projet d’arboriculture est aussi lancé.

Ouverture citoyenne

Lauréate de l’appel à projets du Programme d’investissements d’avenir « sites pilotes pour la reconquête de la biodiversité » en 2017, la commune, maître d’ouvrage, s’est appuyée sur les compétences du Conservatoire des espaces naturels (CEN), assistant à maîtrise d’ouvrage. Pour maintenir ces engagements dans le long terme, un contrat d’obligation réelle environnementale, entre la commune et le CEN, devrait voir le jour en 2021. Le projet est largement soutenu par la métropole de Montpellier, la région Occitanie et le département de l’Hérault, financeurs et membres du comité de pilotage.

La majeure partie du budget est consacrée à la réhabilitation du bâti puis aux travaux agroécologiques (plantation de vignes, de haies, création de mares, serres, etc.). Le futur bâtiment (2 000 mètres carrés) comprendra un tiers-lieu citoyen, une salle associative, une guinguette estivale, un gîte touristique, une chambre froide et un hangar mutualisés.

Le pôle souhaite interagir avec l’extérieur par des actions de formation et une ouverture citoyenne. Universités et centres de recherche sont partenaires. Fin des travaux : 2022.

Contact. Céline Le Bars, directrice générale des services, dgs@fabregues.fr

 

« Une souveraineté alimentaire essentielle »

lepine-fabienFabien Lépine, responsable du Conservatoire des espaces naturels de l’Hérault

« Le projet de résilience territoriale doit être un modèle pour faciliter la transition écologique. La crise sanitaire a montré la nécessité de retrouver une souveraineté alimentaire pour les territoires. Le système de polyculture-élevage s’y prête bien. Chaque actif qui s’installe sur le pôle doit adhérer à la charte, rédigée fin 2019, et à ses valeurs, notamment celles de l’économie circulaire et de l’économie sociale et solidaire. Ainsi, dans un objectif de frugalité, nous travaillons avec l’école d’architecture de Montpellier, pour la rénovation des bâtiments, sur le réemploi et les matériaux biosourcés, comme la laine de mouton, la paille, etc. Une autre idée forte est de faire l’école sur les territoires, grâce au partenariat avec les chercheurs. »

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