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Cet article vous est proposé par Unemplacement.com

La redynamisation des commerces de centre-ville est-elle un mirage ?

Publié le 22/12/2020 • Par Auteur partenaire • dans : Contenu partenaire

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D.R.
Malgré la volonté inébranlable de l’état et des collectivités territoriales de lutter contre la désertification du commerce de centre-ville, le cancer continue de se propager. Victime de phénomènes macro-économique plus profonds tout espoir est néanmoins loin d’être perdu. Décryptage avec Aurélien Tert, co-fondateur d’unemplacement.com, site internet spécialisé en immobilier commercial et la recherche de locaux commerciaux.

Action cœur de ville : une bataille perdue d’avance ?

Bien qu’il faille saluer l’initiative gouvernementale, la lutte contre la dévitalisation des cœurs de ville ne pourra être gagnée en s’adressant uniquement à la vacance des locaux commerciaux qui est passée depuis 2008 de 7 à 12% en moyenne au niveau national pour les villes de moins de 200 000 habitants selon le Procos (fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécial).

Ce cancer est aujourd’hui bien trop répandu pour être guéri totalement et la vacance commerciale n’est qu’un des dommages collatéraux d’un tissu économique local qui se désagrège depuis une cinquantaine d’années, poussé par de multiples catalyseurs : politiques locales qui ont encouragé le commerce à se délocaliser en périphérie pour répliquer le succès du modèle américain des années 60 ; encouragement des nouvelles générations à faire de grandes études dans le secteur tertiaire et donc, par effet ricochet, à s’implanter en métropole au détriment d’une profession manuelle en région ; désindustrialisation des territoires ruraux…

L’enveloppe de 5 milliards du programme action cœur de ville mis à disposition des collectivités et des 35 000 villes de France, avec un droit de priorité pour 222 communes sélectionnées par le dispositif, apparaît ainsi plus comme un effet d’annonce électorale pour calmer la pression des élus locaux sur le terrain, qu’une véritable solution de fonds destinée à stopper la propagation de ce cancer.

Pourtant le dispositif est intéressant avec la création de nouveaux logements, ou le financement d’initiatives telles que des halles gourmandes ou des managers de centre-ville pour animer et redynamiser le commerce de proximité en centre-ville. Cependant, le problème central n’est toujours pas traité : sans travail, aucune chance d’attirer de nouveaux habitants et qu’ils y fondent une famille. A cela, il faut citer les dichotomies des actions de l’Etat qui d’une main ferme des services publics (hôpitaux, cabinet médicale, police, transport ferroviaire…) dans les zones jugées non rentables, et de l’autre l’octroi des subventions pour revitaliser le commerce dans ces mêmes bourgs dépouillés de ces pôles publics générateurs de trafic et signe de dynamisme économique.

Pour ajouter de l’huile sur le feu, une récente enquête menée par onze étudiants journalistes du CUEJ de Strasbourg démontre habillement que 80% des villes bénéficiaires du dispositif action cœur de villes les plus touchées par la vacance commerciale (i.e. plus de 10%), continuent de valider des projets de zones commerciales en périphérie, tout en utilisant les fonds publics pour revitaliser le commerce de centre-ville. La communauté des acteurs privés et publics de l’immobilier commercial s’est vivement manifestée à la suite de la publication de l’étude, entre ceux qui opposent commerce de proximité en centre-ville et grandes surfaces de périphérie, et ceux qui les voient comme des activités complémentaires.

Commerces de périphérie et de centre-ville sont-ils réellement des frères ennemis ?

Ces deux typologies d’emplacements répondent à des besoins différents et donc rien ne sert de les opposer alors qu’ils peuvent très bien vivre en parfaite harmonie.

On se rend en centre-ville pour flâner, se sociabiliser et réaliser des achats coup de cœur dans des commerces de proximité où l’on prend le temps de vivre avec un mode de déplacement « doux » (vélo, transport public, à pied). Pour preuve 72% des Français sont fortement attachés à leur centre-ville, selon le dernier baromètre de l’association centre-ville en mouvement. A contrario le commerce de périphérie a pour unique but de répondre à un besoin de rapidité et de praticité pour des achats de première nécessité et ou encombrants, dont le recours à la voiture individuelle est vital. Ainsi, les élus qui poussent à fermer les zones commerciales de périphérie doivent se poser la question suivante : se verraient-ils transformer une partie de leur cœur de ville en quartier de discounter et magasins de meubles dont les nuisances rendraient le quartier invivable et ferait fuir les habitants ?

Dans ce contexte explosif, on ne peut pas nier que les zones d’activités commerciales de par leur surface et la puissance financière des enseignes qui y sont implantées pénalisent le chiffre d’affaires des commerces de centre-ville grâce à deux arguments de poids : l’accessibilité et le prix. C’est la raison pour laquelle le commerce de centre-ville ne peut se positionner en concurrent direct de ces mastodontes et doit travailler avec les élus pour se différencier en améliorant l’accessibilité des cœurs de villes et offrir une offre premium et artisanale en accentuant la partie conseils par des passionnés amoureux de leur métier.

Quelles solutions concrètes peut-on apporter aux collectivités ?

Le gouvernement a récemment tranché sur le débat qui oppose les centres-villes aux périphéries en annonçant un moratoire pour interdire la création de nouvelles zones commerciales en périphérie des villes dans le cadre des 149 propositions de la convention citoyenne sur le climat.

Ce coup de pouce permet aux commerces de centre-ville et aux élus locaux de bénéficier d’un garde-fou, qui leur permettra d’anticiper l’avenir dans de meilleures conditions.

Le premier point qu’il faut adresser est la problématique de l’accessibilité, où d’un côté on trouve d’immenses parkings gratuits et de l’autre des places de stationnement de plus en plus rares et hors de prix. Certaines pistes sont à envisager comme la fermeture de l’hyper cœur de villes aux automobiles de façon permanente ou le week-end, offrir une gratuité des stationnements voire des emplacements dédiés pour des achats réalisés chez des commerçants en centre-ville, ou encore augmenter l’amplitude horaire d’ouverture des commerces pour que l’animation commerciale perdure après les heures de travail.

En second, les prix des fonciers en centre-ville peuvent parfois être en dehors des réalités économiques des commerçants. En réponse à la crise de la Covid, les collectivités peuvent désormais faire la demande de création avec la Caisse des dépôts de foncières locales pour racheter les murs des commerces qui feraient faillite. Malgré le drame de cette crise sanitaire sans précédent, les collectivités pourront reprendre la main sur le foncier de leur cœur de ville est proposer des emplacements, qu’ils auront préalablement rénovés, à des tarifs préférentiels à des commerçants en recherche active d’emplacement pour un bail classique ou un bail éphémère de quelques mois. Commerçants qu’ils auront rencontré sur les sites de dépôts d’annonces immobilières ou sur des sites plus premium comme unemplacement.com, qui se charge de vérifier le profil et le sérieux des recherches des candidats avant de le communiquer aux collectivités et professionnels de l’immobilier commercial.

Finalement, il faut que les commerçants de centres-villes soient non seulement visibles sur internet mais surtout embrassent une stratégie omnicanale (vente en ligne et en magasin) sans s’affilier aux géants du e-commerce tels que Amazon. Une idée serait de créer un site e-commerce interne à la ville, poussé en local par les commerçants eux-mêmes et administré par le manager de centre-ville. Site qui proposerait les produits des commerçants du centre-ville et permettrait pour tout achat de bénéficier de bonus (accès aux places de stationnement dédié à proximité du centre, fil prioritaire pour du click & collect …).

Contenu proposé par Unemplacement.com

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