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Emploi

La formation des 16-18 ans accuse un sérieux retard à l’allumage

Publié le 01/09/2020 • Par Rouja Lazarova • dans : France

apprentissage
Auremar / AdobeStock
Les missions locales, qui doivent assurer le respect de l’obligation de formation, semblent prêtes. Les textes législatifs et les moyens ne sont, eux, pas en phase.

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C’était l’un des engagements de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté en 2018 : assurer un parcours de formation à tous les jeunes jusqu’à leur majorité. Cette mesure a pris une forme législative dans la loi du 26 juillet 2019 pour une école de la confiance, et doit se mettre en place à partir de la rentrée.

« Le timing est très serré. La réforme ne se mettra pas en œuvre dès septembre, c’est évident. Nous avons travaillé sans visibilité sur ce qui est attendu concrètement de nous », affirme Sylvie Fargeot, directrice de l’Association régionale des missions locales (ARML) Centre – Val de Loire. En cause, la publication très tardive du décret d’application (n° 2020-978) paru seulement le 6 août au « Journal officiel ».

Combien de décrocheurs ?

L’ombre persiste aussi sur les moyens octroyés, qui devaient s’élever à 20 millions d’euros pour 2020. « On attend toujours des nouvelles, alors que l’on doit recruter », s’exaspère Jean-Patrick Gille, président de l’Union nationales des missions locales.

Sylvie Fargeot précise : « D’après ce que l’on a compris, une partie de cet argent ira à la refondation du système d’information [SI] de l’Education nationale qui permet le repérage des décrocheurs et son articulation avec le nôtre. » Jusqu’à présent, ce SI faisait remonter des listes de décrocheurs deux fois par an, un rythme jugé insuffisant.

L’incertitude demeure, enfin, quant aux publics concernés. Combien seraient les décrocheurs cette année ? « Avant la crise sanitaire, les estimations tournaient autour de 80 000 jeunes. Aujourd’hui, on ne sait plus où on en est, où on va », regrette Vincent Péron, directeur de la mission locale (ML) de la communauté d’agglo Royan Atlantique (33 communes, 82 300 hab., Charente-Maritime).

Une enquête du Synlab révélait au mois de mai que près de 20 % des élèves ne paraissaient pas engagés dans la scolarité depuis le début du confinement, 30 % dans les collèges REP et les lycées professionnels.

Parmi eux, 40 % n’étaient pas identifiés comme des élèves à risque de décrochage. « Il y a un manque de communication sur l’obligation de formation des 16-18 ans. Qui le sait, à part les partenaires que nous avons sollicités pour travailler sur notre feuille de route ? » s’interroge Sylvie Fargeot. L’ARML s’est engagée dès 2018 dans une réflexion sur la mise en place de la réforme.

L’enjeu de la communication

L’un des axes identifiés est la réalisation d’une campagne de com’ au niveau national pour mettre la lumière sur cette nouvelle obligation et sur les ML, qui doivent veiller à son respect. « La com’ est un gros enjeu pour nous faire connaître auprès de tous les décrocheurs et leurs familles, et leur dire de venir chez nous pour trouver des solutions », explique Vincent Péron.

Car une multitude de dispositifs existent : le parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie, la garantie jeune, l’offre des établissements pour l’insertion dans l’emploi, l’apprentissage, les parcours emploi compétences… « Nous travaillons, avec la région Normandie, dans le cadre du Plan d’investissement dans les compétences, pour adapter l’offre de formation aux plus jeunes », illustre Christine Rannou, directrice de la mission locale Louviers – val de Rueil – Andelle (14 communes, 57 190 hab., Eure).

Là où le bât blesse, c’est du côté de la coordination entre les acteurs. La lutte contre le décrochage scolaire est portée localement par les plateformes de suivi et d’appui aux décrocheurs (PSAD), dont le pilotage est confié aux conseils régionaux, mais l’animation aux centres d’information et d’orientation de l’Education nationale. Désormais, les PSAD doivent se rapprocher des ML.

« Il y a un enjeu de pilotage du système », note Vincent Péron. Au-delà des PSAD, de multiples acteurs interviennent auprès de la jeunesse – services municipaux, centres sociaux, associations, clubs sportifs, prévention spécialisée. « Tous doivent se coordonner pour réussir l’obligation de formation des jeunes », avertit Sylvie Fargeot.

Références

Décret n° 2020-978 du 5 août 202, publié le 6 août au JO.

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