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Jean-Luc Bœuf

Une certaine idée du Tour de France

Publié le 25/08/2020 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

Bœuf-jean-luc
J. Delmarty / Alpaca / Andia
Coauteur de « La République du Tour de France », le DGS de la Drôme, Jean-Luc Bœuf, voit, dans la Grande Boucle qui débute exceptionnellement ce 29 août, le meilleur ciment de l’unité nationale.

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Est-ce son sourire de premier communiant ? Il y a un je-ne-sais-quoi d’enfantin chez le directeur général des services (DGS) du conseil départemental de la Drôme, Jean-Luc Bœuf, qui, ces jours-ci, attend fébrilement le démarrage du Tour de France, le 29 août à Nice.

Pour cause de crise sanitaire, la fête de juillet a été repoussée. Mais le peloton passera bien dans son département d’adoption, lors de l’étape reliant Gap à Privas, le 2 septembre très exactement. Jean-Luc Bœuf s’en pourlèche les babines. A la manière d’un petit garçon, il reste incollable sur les exploits de Joop Zoetemelk pendant le Tour de 1980 ou de Jean-François Bernard à l’assaut du géant de Provence (le mont Ventoux), lors d’un fameux contre-la-montre en 1987.

La bicyclette, pour ce fils de commandant de gendarmerie élevé dans un milieu conservateur parmi ses cinq frères et sœurs, a toujours été synonyme de liberté et d’évasion. Elle lui a offert, aussi, une connaissance intime de l’Hexagone, au gré de la vingtaine de mutations de son père. Dans la famille, on a la bougeotte. Jean-Luc Bœuf a sillonné la France de long en large au fil de sa petite dizaine de postes en collectivités.

Historien

A défaut d’assouvir, pour l’heure, son grand rêve – rejoindre ASO, qui organise la Grande Boucle -, il a consacré, avec l’historien Yves Léonard, un essai sur le Tour de France à l’occasion de son centenaire, en 2003 (« La République du Tour de France », éditions du Seuil). Un livre qui lui ressemble, mélange d’envolées lyriques sur les forçats de la route et d’analyses savantes sur le tracé de l’épreuve.

Car, oui, bien avant les grandes politiques d’aménagement du territoire des années 60, la fête de juillet a été le meilleur trait d’union entre la France de l’intérieur et des frontières, les villes et les champs, les montagnes et le bord de mer.

C’est ce petit miracle que célèbre Jean-Luc Bœuf. « Le père Noël d’été », avait coutume de dire son équivalent journalistique « Paulo la science », Jean-Paul Ollivier, commentateur de l’épreuve pendant des décennies. « Le Tour vous accueille comme un sacrement de baptême ou une communion, avec le sentiment d’émarger à un grand système qui vous dépasse », lançait l’écrivain Antoine Blondin, compagnon enfiévré de la caravane.

La Grande Boucle, ce monument national que s’arrachent les maires, a même été érigée au rang de « Lieux de mémoire » de Pierre Nora. Le graal, aux yeux de Jean-Luc Bœuf, ancien étudiant à Sciences-po de Jean Tulard et de Michel Winock.

Selon lui, l’histoire de France est un bloc, comme le disait Clemenceau à propos de la Révolution. Jean-Luc Bœuf goûte peu les déboulonnages de statues. Eurosceptique revendiqué, cet émule de Philippe Séguin et de Jean-Pierre Chevènement a œuvré avec des personnalités politiques de droite comme de gauche. Ses deux plus grands patrons ? A coup sûr, le baron du gaullisme Olivier Guichard, dans les Pays de la Loire, et le socialiste républicain et ancien président de l’Assemblée nationale Raymond Forni, en Franche-Comté.

Colonel

Cet orfèvre des notes de synthèse qui ne dépassent pas une page a dirigé des services à tous les échelons (ville, communauté d’agglomération, département et région). Le grand chelem. « Jean-Luc aime les défis. A la ville et à la communauté d’agglomération de Quimper, il a tout de suite partagé notre volonté d’accompagner l’Etat dans sa réduction de la dépense publique de fonctionnement en France tout en confortant nos capacités d’investissement, témoigne son patron (LR) au milieu des années 2010, Ludovic Jolivet. Le défaut de ses qualités, c’est qu’il s’ennuie vite. »

Les laboratoires d’incubation managériale ne sont définitivement pas son dada. Le colonel de réserve de gendarmerie Bœuf leur préfère le mot du général de Gaulle selon lequel « la culture générale est la meilleure école du commandement ».

Le DGS fréquente peu les cénacles parisiens de la haute fonction publique territoriale. Il goûte davantage aux lumières des médias, où il défend la cause des maires. Il est intarissable sur ces élus de proximité, à portée d’engueulade. En bonne place dans son Panthéon, son ancien patron, le maire (PS) de La Roche-sur-Yon, Jacques Auxiette. « Il a accepté de faire confiance à un gamin de 30 ans pour diriger ses services. A ses côtés, j’ai appris toutes les subtilités des négociations syndicales qui n’étaient pas les mêmes selon qu’il s’agissait des bureaux ou des services techniques », confie-t-il.

Mais à force de fréquenter les édiles, n’a-t-il pas attrapé le virus de la politique ? « Jean-Luc n’est pas le militant d’une cause », objecte Ludovic Jolivet. « Je ne me vois pas passer mes soirées à expliquer mes décisions dans les comités de quartier, confirme l’intéressé. Quand je vois Ludovic Jolivet perdre aux municipales, cela me fait mal. Il n’était pas assez langue de bois pour ce milieu. »

Blogueur

Jean-Luc Bœuf préfère la position de l’observateur. Après avoir longtemps donné des cours à Sciences-po, il se fait blogueur. Chaque semaine, il commet un billet dans lequel il revient sur les derniers soubresauts du millefeuille territorial ou les municipales. Cet adversaire irréductible de la novlangue truffe sa prose de citations de Lamennais ou de Faidherbe.

Un brin pontifiant ? Le propos se veut aussi léger, à base de jeux de mots plus ou moins heureux. Jean-Luc Bœuf appartient à l’école d’Astérix. Rien ne lui avait tant plu que l’une de ses interviews que « La Gazette » avait titrée « Paris-province : l’amour vache, par Jean-Luc Bœuf ». Derrière ses airs d’enfant sage, il ne se prend pas au sérieux…

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