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Remaniement

Nouveau gouvernement : une libérale assumée à la Fonction publique

Publié le 06/07/2020 • Par Hélène Girard Hervé Jouanneau Jean-Baptiste Forray Romain Gaspar • dans : A la une, A la Une finances, Actualité Club finances, Actualité Culture, France

Amelie-de-Montchalin-une
Antoine Lamielle - wikicommons CCA
Représentante de l’aile droite de la Macronie, Amélie de Montchalin hérite du ministère de la Transformation et de la Fonction publique. Jacqueline Gourault est maintenue au ministère des Territoires. Barbara Pompili hérite d'un grand ministère de la transition écologique et solidaire. Passage en revue des principales nominations du nouveau gouvernement Castex I.

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Les syndicats de la fonction publique territoriale qui misaient sur un tournant social en sont pour leurs frais. C’est un pur produit de l’aile droite de la majorité présidentielle, Amélie de Montchalin qui sera leur principale interlocutrice. L’ancienne collaboratrice de Valérie Pécresse, montée en graine dans le monde de la banque et de l’assurance, jusqu’alors secrétaire d’État chargée des Affaires européennes, prend les manettes du ministère de la Transformation et de la Fonction publique.

Un dernier intitulé qui, se réjouiront tout de même les syndicats, n’apparaissait pas dans le précédent casting gouvernemental. La fonction publique ne fait d’ailleurs d’ailleurs plus partie du même ministère que les Comptes publics. Il n’en demeure pas moins que la diplômée de HEC et Harvard, Amélie de Montchalin, n’a jamais fait mystère de ses convictions libérales et de son attachement à la lutte contre les déficits.

Un ministère des Territoires réduit

Contrairement aux discours de Jean Castex depuis son intronisation, l’exécutif n’a pas adressé de signe particulier aux « Territoires » avec ce remaniement. La ministre Jacqueline Gourault est maintenue. Plutôt appréciée des dirigeants d’élus locaux, elle mènera à son terme le projet de loi 3D, comme décentralisation, déconcentration et différenciation.

Son ministre délégué aux Collectivités Sébastien Lecornu part vers d’autres cieux. Il sera désormais chargé des Outre-Mer. Il en est de même pour Julien Denormandie. Le titulaire, sous l’autorité de Jacqueline Gourault, du portefeuille de la Ville et du Logement change radicalement d’univers pour piloter l’Agriculture. Les banlieues ne disparaissent pas pour autant de l’organigramme gouvernemental.

Une nouvelle venue, Nadia Hai, sera ministre de la Ville auprès de Jacqueline Gourault. Issue de la société civile et membre de La République en marche, elle est députée des Yvelines. Son nom est associé à la ville populaire de Trappes, d’où elle est issue, fille d’un père ouvrier et d’une mère femme au foyer, et où elle fit tomber le leader de gauche Benoît Hamon, lors des élections législatives de 2017. Cette femme de 40 ans, qui fut également conseillère en gestion de patrimoine au sein de la banque Barclays avant d’entrer en politique, pilotera désormais la politique de la ville, à un moment où la situation des banlieues n’a sans doute jamais été aussi dégradée.

Ce nouveau casting est aussi marqué par l’arrivée de Barbara Pompili. Au lendemain de la vague écolo dans les très grandes villes, l’ancienne adhérente d’EELV ralliée à LREM devient ministre de la transition écologique et solidaire. Elle disposera d’un large portefeuille comprenant le Logement qui figurait auparavant dans le rayon d’action de la ministre de la Cohésion des Territoires et des Relations avec les Collectivités territoriales, Jacqueline Gourault.

Duo Darmanin-Schiappa à l’intérieur

Son nom avait été pressenti en 2018 pour succéder à Gérard Collomb : l’ancien ministre de l’Action et des comptes publics d’Edouard Philippe, Gérald Darmanin, hérite du fauteuil de Christophe Castaner au ministère de l’Intérieur. A deux ans des élections présidentielles, cette fonction, stratégique par son emprise sur l’appareil policier et électoral, échoie donc entre les mains d’une personnalité réputée proche de l’ancien président Nicolas Sarkozy et intime du président (ex-LR) des Hauts-de-France, Xavier Bertrand.

Dans un tweet, cette figure haute en couleur de 37 ans, élu maire de Tourcoing en mars dernier, s’est réjoui de cette nomination à la tête de la maison police.


Les dossiers qui l’attendent sont nombreux et sensibles, au premier rang desquels les violences policières, les relations police-population, la lutte contre le terrorisme mais aussi la mise en œuvre du continuum de sécurité et la relance de la prévention de la délinquance.

Surprise de taille, Gérald Darmanin se voit adjoindre une ministre déléguée en charge de la citoyenneté en la personne de Marlène Schiappa, jusque-là secrétaire d’Etat en charge de l’égalité femmes hommes, et dont on retiendra notamment son investissement dans la lutte contre les violences faites aux femmes et la création d’une nouvelle infraction de harcèlement de rue.

A noter parmi les surprises de ce remaniement, l’arrivée du tonitruant Eric Dupond-Moretti à la tête du ministère de la Justice. L’avocat, véritable star du barreau, qui s’est récemment essayé au cinéma et au théâtre, est appelé à poursuivre la réforme de la Justice et à mettre en œuvre le nouveau code de la justice pénale des mineurs.

Promotion pour Olivier Dussopt

Après trois ans au poste de secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des comptes publics chargé également de la fonction publique, Olivier Dussopt est promu ministre à Bercy. Sous l’autorité de Bruno Le Maire qui hérite d’un ministère élargi, il remplace Gerald Darmanin qui déménage au ministère de l’intérieur. Cet élu de terrain, expérimenté, ancien député socialiste et ex président de l’Association des petites villes de France a su prouver ces dernières années son expertise technique et sa fidélité au chef de l’Etat, quitte parfois à renier certaines de ses positions prises en tant qu’élu local.

Parmi ses futurs chantiers, Olivier Dussopt aura pour mission d’éviter une envolée incontrôlée de la dette à cause des conséquences du coronavirus, quelques jours après l’alerte de la cour des comptes dans son rapport sur les finances publiques. Il défendra le projet de loi de finances rectificative 3 (PLFR3) actuellement en débat à l’Assemblée nationale, et préparera le PLFR4 sur la relance. L’ex secrétaire d’Etat aura également comme mission de trancher avec son collègue du ministère de l’Economie et des finances le dossier explosif des impôts de production qui fait très peur aux collectivités.

Il conservera le chantier de la réforme fiscale avec les conséquences de la suppression de la taxe d’habitation sur la péréquation et les indicateurs financiers. Et il devra trancher l’avenir de la contractualisation entre l’Etat et les collectivités suspendue à cause de la crise pour 2020. L’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet national financier pour « corruption » et « prise illégale d’intérêts », après une enquête de Mediapart n’aura pas handicapé Olivier Dussopt.

Une élue locale Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, entre au gouvernement. Elle sera chargée de l’insertion auprès de la ministre du travail, de l’emploi et de l’insertion, Elizabeth Borne, qui quitte les transports.

Retour de Roselyne Bachelot

Enfin Roselyne Bachelot fait un retour inattendu au gouvernement. Pharmacienne de profession, ex-ministre de la Santé et des Sports (2007-2010), puis de la Cohésion sociale (2010-2012), elle arrive à la Culture après avoir entamé ces dernières années une carrière d’animatrice radio et télé.

Connue pour sa passion pour l’art lyrique, la nouvelle ministre va vite devoir élargir son horizon face à des secteurs culturels très divers et sinistrés par la crise déclenchée par le coronavirus.

S’ils ne savent encore rien des intentions de la nouvelle ministre, les professionnels de la culture ont au moins un motif de satisfaction ce soir : le périmètre de la Rue de Valois reste inchangé, contrairement aux intentions prêtées à Jean Castex de le fondre avec l’éducation et les sports dans un méga-ministère.

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