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Transition énergétique & écologique : le défi du siècle
Auteur partenaire | | Publié le 25/06/2020

L’humanité est à un tournant. Elle va devoir changer radicalement son organisation, son fonctionnement, ses habitudes de consommation si elle veut enrayer pour son salut la spirale négative dans laquelle est engagé, en particulier, notre système climatique. Préoccupation mondiale, si les nations ont le devoir, comme une seule, de prendre les mesures d’urgence qui s’imposent – mais nous sommes loin du consensus -, à l’autre bout de la chaîne, les politiques locales et les prises de conscience individuelles seront tout autant déterminantes. Et à cette échelle, il semble que la mobilisation soit déjà beaucoup mieux comprise, plus responsable.

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La communauté scientifique dans son ensemble – hormis quelques climatosceptiques -, a alerté. Il faut maintenant engager au plus vite des gouvernances raisonnées intégrant obligatoirement une ligne écologique directrice pour réduire l’impact carbone. Dans ce contexte, la crise sanitaire mondiale sans équivalent que nous traversons et qui n’est pas sans rapport avec notre sujet a accentué les inquiétudes. Mais elle a aussi démontré que la nature pouvait reprendre ses droits et l’atmosphère se purifier en quelques semaines seulement. Les motifs d’espoir sont donc légitimes pour installer un monde durable. Si l’on fait abstraction, toutefois, des travers humains…

Les collectivités locales premières au front !

La transition énergétique et écologique est lancée. Un chantier mondial titanesque. Utopique ? En tout cas sans alternative. La France en a conscience et est un des pays les plus actifs dans son espace comme sur la scène internationale.

« Dans ce cadre de la transition énergétique et environnementale, la mobilisation des citoyens et des différents acteurs économiques dépendra, en grande partie, de l’exemple donné par les collectivités » soulignait l’ADEME en 2017. Car les collectivités sont elles-mêmes responsables d’environ 10 % de la consommation d’énergie de leur territoire.  L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, aussi Agence de la Transition Ecologique, leur propose méthodes et outils pour les aider à réduire leur consommation, leurs émissions de gaz à effet de serre et, de façon plus générale, leur impact environnemental. Plusieurs objectifs prioritaires s’en dégagent comme la réduction de la dépense énergétique des bâtiments publics, l’optimisation des déplacements des agents dans la logique que « le déplacement le moins polluant sera toujours celui qu’on ne réalisera pas ! », le déploiement d’une démarche d’écoresponsablité (visant à limiter les impacts sur l’environnement de l’activité quotidienne des services). Ces objectifs invitent aussi à puiser dans le gisement d’économies d’énergie que permet l’éclairage public de nos jours grâce aux avancées technologiques, à plancher sur l’optimisation du traitement des déchets (de l’assainissement, de l’entretien des espaces verts, des marchés et de la voirie, des travaux, des services administratifs, des établissements scolaires, des événements, etc.) et à bien intégrer les directives pour assurer des achats publics durables.

Ingénierie en matière de transition écologique :

Des experts pour les collectivités

Les problématiques autour du développement durable touchent absolument tous les domaines du ressort des collectivités locales.  Elles nécessitent une grande expertise. Les acteurs ressources d’ingénierie en matière de transition écologique vers lesquels les communes et les EPCI peuvent se tourner sont l’État et ses opérateurs (ADEME50, Anah, Cerema, Agence française pour la biodiversité…), les Régions et leurs opérateurs, les bureaux d’études, les associations et les départements ainsi que les agences de l’eau, les conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement, les entreprises publiques locales, les agences publiques foncières, les parcs naturels ou les agences d’urbanisme.

Les collectivités planchent beaucoup sur la mobilité sur leur territoire. Le vélo comme solution verte alternative (comme l’électrique pour les transports en commun) profite de nouveaux aménagements. Sur le plan de l’activité économique et dans l’esprit des circuits courts appelés à se généraliser, l’économie circulaire dont le but est de produire des biens et des services de manière durable, en limitant la consommation et les gaspillages de ressources (matières premières, eau, énergie) ainsi que la production des déchets,  est le modèle prescrit. Mais une forte réticence s’exprime  de la part de nombreux chefs d’entreprise en France comme ailleurs pour les contraintes que cela peut leur imposer. Cela marque les limites du projet de transition écologique et donne une idée de la résistance prochaine des lobbys et des climatosceptiques représentés même par certains chefs d’état…  En revanche, des entrepreneurs du bâtiment de Nantes/St Nazaire ont entrepris eux-mêmes de s’organiser en réseau dans le but de produire « zéro déchet » sur leurs chantiers. Une initiative collaborative allant dans le sens de la responsabilité que chacun devrait peut-être explorer maintenant dans la sphère professionnelle dont les actions seront décisives.

Focus

Source www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr [1]

La Convention citoyenne pour le climat : le résultat ce 21 juin

La Convention Citoyenne pour le Climat, expérience démocratique inédite en France, a eu pour vocation de donner la parole aux citoyens et citoyennes (à travers 150 d’entre eux tirés au sort) pour accélérer la lutte contre le changement climatique. Elle a eu pour mandat par l’Etat de définir une série de 50 mesures permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 (par rapport à 1990) dans un esprit de justice sociale. Des mesures sous le sceau du bon sens qui vont faire parler d’elles et qui vont mettre les pouvoirs publics au pied du mur…