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[édito] Patrimoine

Statue quo

Publié le 26/06/2020 • Par Brigitte Menguy • dans : France

christophe colomb
© Maxppp/Thomas Schonheere
Il ne fait pas bon être une statue ou une plaque de rue en ce début d’été 2020. Encore moins si vous êtes à l’effigie d’une personnalité controversée du passé colonial de la France.

Il ne fait pas bon être une statue ou une plaque de rue en ce début d’été 2020. Encore moins si vous êtes à l’effigie d’une personnalité controversée du passé colonial de la France. A Bourges, la statue de Jacques Cœur se voit désormais ornée d’un tag « colonialiste ». A Haumont, près de Maubeuge, c’est le buste du général de Gaulle qui s’est vu recouvert de peinture orange et tagué de l’inscription « esclavagiste ». A Lille, à l’appel de la campagne « Faidherbe doit tomber », plusieurs centaines de personnes ont manifesté le 20 juin aux abords de la statue pour la retirer. Enfin, à Saint-Pierre de La Réunion, la plaque de la rue au nom de François de Mahy a été vandalisée la semaine dernière.

Aspirations politiques

Face à ces actions coup-de-poing venues d’outre-Atlantique, le chef de l’Etat se veut intransigeant : « La République n’effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire. La République ne déboulonnera pas de statue. » Pourtant, la France a déjà, par le passé, retiré des statues politiquement « encombrantes ».

Et que dire des noms de rues ? Fréquents sont les débaptêmes et les rebaptêmes. Compétence exclusive des communes depuis les lois de décentralisation de 1982, la dénomination des rues est à la discrétion du conseil municipal. Autant dire que celles-ci suivent les aspirations politiques de ceux qui les gouvernent, à l’image des avenues Karl-Marx et des boulevards Lénine de l’ancienne ceinture rouge parisienne.

Histoire commune

Mais ce qui est nouveau, ce sont les moyens d’action utilisés par des citoyens pour se faire entendre. Refusant le statu quo en la matière, ils multiplient pétitions et lettres ouvertes à leurs édiles afin que ces derniers décident de l’héritage local à transmettre aux générations futures.

Invitée surprise dans la campagne électorale des villes de la façade atlantique comme Bordeaux, La Rochelle ou Biarritz, où survit le quartier de La Négresse, cette question devra être tranchée par les nouvelles équipes élues. Et, plus que jamais, l’association des citoyens sera capitale pour écrire et partager une histoire enfin commune.

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