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Politique de la ville - Entretien

«Je plaide pour des moyens complémentaires pour l’Anru pour l’après-Covid»

Publié le 22/06/2020 • Par Véronique Vigne-Lepage • dans : France

Olivier Klein
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Dans un rapport rendu public le 17 juin par la commission des finances du Sénat, la Cour des comptes se félicite d'un fonctionnement interne amélioré », depuis 2014, de l'Agence nationale de rénovation urbaine (Anru). Mais elle pointe encore « un démarrage tardif » du NPNRU et « très peu de réalisations physiques » à début 2020. Interrogé par la Gazette à ce sujet, Olivier Klein, président de l'Anru, apporte des explications à cette « lenteur au démarrage » et annonce plus de souplesse.

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Renouvellement urbain : enfin du concret ?

Comment expliquez-vous le faible nombre de chantiers concrètement engagés depuis le lancement du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) en 2014 ?

Le démarrage de ce programme a été difficile, on s’interrogeait sur l’avenir même de l’Anru. On a rajouté des études sur des études parce qu’il était clair qu’il ne serait pas possible d’atteindre l’ambition voulue tant que l’enveloppe, de 5 milliards, ne serait pas doublée (cela a été effectif en 2018, Ndlr). Il y a eu par ailleurs un tuilage financier difficile entre le PNRU et le NPNRU : nous avions du mal à engager des dépenses dans le cadre du second alors que tout ce qui était à dépenser dans le cadre du premier ne l’était pas. Ce premier programme – dont la fin de gestion est d’ailleurs décalée de 2020 à 2021 – était d’ailleurs surtout une phase de préfiguration. On n’aurait pas dû parler d’un «Nouveau » programme de rénovation urbaine, car cela a provoqué des frustrations et des inquiétudes. Il aurait mieux valu mettre en avant la continuité entre les deux.

Combien de retard a été pris ?

Il est difficile de dire les choses en ces termes. En tout cas, je ne pense pas que l’on puisse dire que deux ans de retard ont été pris. Disons plutôt que, pendant un an environ, on a pris un temps trop long. Quoiqu’il en soit, il faut se féliciter que le NPNRU ait finalement été doté de 10 milliards, ce qui fait, avec les engagements des autres acteurs, près de 40 milliards pour les quartiers politique de la ville. Aujourd’hui, 85% des projets sont validés. Les équipes concernés connaissent donc les engagements de l’Anru et de ses partenaires : elles sont capables de lancer les opérations.

Nous faisons par ailleurs évoluer quelques règles qui permettront plus de souplesse : le passage à une comptabilité privée et une nouvelle manière de pré-financer. Ceci sera effectif au 1er janvier 2021, mais cela n’empêche pas de démarrer les projets.

L’Anru pourrait-elle avoir des financements complémentaires, dans le cadre du plan post-Covid de relance de l’économie, comme cela avait été le cas pour l’après-crise de 2008 ?

C’est en tout cas ce que je plaide auprès de Julien Denormandie, le ministre de la ville et du logement. Il va falloir regarder aussi quels sont les surcoûts liés aux consignes sanitaires sur les chantiers et combien de temps celles-ci seront nécessaires. Savoir aussi, en cas de financements complémentaires, qui abonde : est-ce l’Etat,  les bailleurs sociaux, Action Logement ? Peut-être faudra-t-il faire passer l’enveloppe de l’Anru de 10 à 11 milliards ou rajouter une année de financement.

Ce qui est certain c’est que, si ce complément est effectif, il portera  sur des clauses de revoyure de projets déjà actés. Cela permettrait, plutôt que de toucher davantage de quartiers, d’agir mieux là où on le fait déjà. Je demande ainsi aux acteurs locaux concernés de regarder ce qu’ils ont mis de côté dans le montage des projets, notamment des maisons de santé, des dispensaires ou encore des balcons : on a vu, pendant le confinement, que ces derniers, par exemple, ne sont pas un luxe. Il faut en tirer les leçons.

En tant que maire, pensez-vous qu’il faille relancer fortement la politique de la ville pour éviter des tensions, dès cet été ?

Il est certain que la crise sanitaire a amplifié une crise sociale déjà importante. Par ailleurs  après ce confinement difficile, comme dans les copropriétés dégradés de Clichy, il existe un possible effet  « diable qui sort de sa boite », à cause du besoin d’exulter. Ceci dit, même si personne n’est à l’abri d’une étincelle (on l’a vu à Dijon), les problèmes de motos, quads et pétards qui empoisonnent la vie des habitants sont les mêmes que les autres étés.

Au-delà de cette période, je pense que la politique de la ville doit être une politique d’équité. Pour que les quartiers concernés tendent à la normalité, il faut mettre les moyens sur l’école, la police, la Justice… La dotation de soutien à l’investissement local, à laquelle est consacré un milliard de plus en 2020, doit bénéficier aux villes en renouvellement urbain et fragiles. Le pire serait que cette dotation aille là où il y a déjà de l’argent.

Quelles améliorations souhaitez-vous particulièrement ?

Une des erreurs de ce gouvernement est la suppression des emplois aidés, qui continue à peser sur ces quartiers. Les PEC (Ndlr : Parcours emplois compétences), lancés à leur place, ne les ont pas remplacés. Je l’avais déjà dit au Président de la République lors de la séance d son « Grand débat » à Evry-Courcouronnes  et je l’ai redit plusieurs fois : il faut une grande réforme, avec une nouvelle formule de ces emplois aidés, pour avoir une pompe qui s’amorce dans ces quartiers. Le plus urgent à faire, aujourd’hui, est d’impulser cette dynamique, non pas pour faire baisse les chiffres du chômage, mais pour créer de l’emploi dans les quartiers.

Quelle écoute trouvez-vous auprès du gouvernement ?

L’écoute est attentive, mais j’espère qu’à un moment, on réfléchira concrètement ensemble. Par exemple, le déploiement du dispositif « Territoire zéro chômeur de longue durée », dispositif qui coûte très cher, ne sera possible pour nos villes qu’avec une aide importante. Autre dispositif, encore, à retravailler ensemble : celui des zones franches urbaine. Il faut chasser l’effet d’aubaine et faire en sorte qu’il serve vraiment le développement économique.

Le dispositif des emplois francs vous paraît-il, lui, être une réussite ?

D’après les échanges que j’ai avec des chefs d’entreprise, il n’est pas suffisamment incitatif. Il est trop limité pour produire une inversion de tendance en matière d’employabilité des habitants et d’attractivité des quartiers prioritaires de la politique de la ville.

 

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