Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club prévention sécurité

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club prévention sécurité

Sécurité

La police de proximité, remède aux violences policières ?

Publié le 08/06/2020 • Par Nathalie Perrier • dans : A la une, A la Une prévention-sécurité, Actu prévention sécurité, France

controleID_videopatrouille
Flickr
Alors que le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé lundi soir une série de mesures pour lutter contre les violences policières et le racisme au sein de la police nationale, plusieurs voix s'élèvent pour réclamer la mise en place d'une véritable police de proximité. Objectif : améliorer les relations entre la police et la population.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

Les manifestations contre le racisme policier qui ont enflammées la planète la semaine dernière ont obligé le gouvernement français à sortir de son silence. Lundi soir, lors d’une conférence de presse place Bauveau, Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur, a exigé une « tolérance zéro » contre le racisme dans les forces de l’ordre et annoncé une série de mesures dont la fin de la méthode d’interpellation dite de « l’étranglement ».  Tout au long du week-end dernier, le président Emmanuel Macron avait consulté plusieurs interlocuteurs (élus, associatifs, membres de la société civile, etc.) pour prendre le pouls de la société. Il avait également discuté avec le Premier ministre Edouard Philippe, le ministre chargé de la Ville et du Logement, Julien Denormandie et le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner pour les pousser à se saisir du sujet.

Le décès le 25 mai de Georges Floyd, aux Etats-Unis, a ravivé en France la colère de tous ceux qui, affaire après affaire, dénoncent les violences et le racisme policier. Exceptionnelle, la mobilisation remet sur la table la question des relations police/population, thématique chère aux élus locaux.

Depuis plusieurs années, les violences policières ne cessent d’augmenter. En 2019, la police des polices s’est vu confier 1 460 enquêtes judiciaires, dont plus de la moitié visent des accusations de « violences » des forces de l’ordre, un chiffre en hausse de 23,7% par rapport à 2018. « On constate partout en France une tension croissante des rapports entre la police et la population qui nuit à la qualité de vie des habitants mais aussi aux conditions de travail des policiers », déplore Elizabeth Johnston, déléguée générale du Forum Français pour la sécurité urbaine (FFSU), qui défend l’idée d’une « police au service de la population, et non une police uniquement de maintien de l’ordre ». Une proposition largement promu dans le Livre blanc pour la sécurité des territoires, lancé par le Forum à l’été 2019.

  • « Un livre blanc pour la sécurité des territoires »

Les espoirs déçus de la PSQ

De nombreux acteurs locaux et spécialistes du sujet en sont persuadés, seule une meilleure interconnaissance permettra de faire chuter le nombre d’incidents. « C’est l’anonymat qui favorise la violence, martèle le sociologue Laurent Mucchielli. Le meilleur rempart, c’est la police de proximité. Toutes les expériences de rencontres jeunes/police ont toujours été extrêmement bénéfiques : elles ont à chaque fois fait baisser le niveau d’agressivité et de provocation, tant côté police que côté population. Le problème, c’est que la France ne s’est jamais remise du traumatisme Sarkozy qui, en 2002, à Toulouse, avait raillé la police de proximité ». En visite dans le quartier dit sensible de Bellefontaine, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, avait taclé trois îlotiers qui évoquaient leurs tournois de football et de rugby avec des jeunes, sonnant par là même le glas de la police de proximité.

Seize ans plus tard, la police de sécurité du quotidien (PSQ), lancée en grande pompe en 2018, a suscité au sein des collectivités l’espoir du retour d’une police au plus près de la population. La PSQ devait en effet permettre, selon les mots même de Gérard Collomb, alors ministre de l’Intérieur, de « renouer le dialogue avec les jeunes dans les quartiers en difficultés ». Un an après, c’est la douche froide.

« La PSQ s’est traduite par un renfort d’effectifs, mais nullement par un changement de doctrine. On attend toujours la police de proximité qui permettrait d’améliorer les relations police-population », regrette Elizabeth Johnston, au FFSU. Le quartier du Mirail à Toulouse est un des 30 quartiers prioritaires retenus pour expérimenter la PSQ. « Nous en avons peu vu les bénéfices, reconnaît Jean-Luc Moudenc, le maire (LR) de Toulouse, par ailleurs président de France Urbaine. La PSQ a été conçue comme une police de proximité mais elle n’a pas pu se déployer car tous les effectifs ou presque ont dû être affectés, du fait des manifestations des gilets jaunes, des retraites, etc., au maintien de l’ordre ».

La nouvelle stratégie de prévention de la délinquance 2020-2024, attendue depuis deux ans par les élus locaux et enfin diffusée le 9 mars avant d’être mystérieusement retirée des sites officiels, insiste pourtant sur la nécessité de mettre en relation la population et les institutions.

La mesure 24 traite ainsi des relations police nationale/population mais aussi des polices municipales, en plein essor sur le territoire français. Elle prévoit d’« étendre les actions de rapprochement entre la population et les forces de sécurité de l’Etat aux polices municipales et aux services de secours, dans le cadre de la PSQ ».

Lundi soir, Christophe Castaner a affirmé avoir entendu le « cri » contre le racisme et les violences policières des manifestants. La veille, Emmanuel Macron lui avait demandé de « faire aboutir rapidement le travail engagé en janvier dernier », à la suite de la crise des « gilets jaunes » et des manifestations contre la réforme des retraites, pour « améliorer la déontologie des policiers ».

Villiers-sur-Marne mise sur la prévention pour apaiser les relations police/population

Epargnée par les émeutes en 2005 après la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Villiers-sur-Marne mise depuis des années sur la prévention pour prévenir toute tension police/population et surtout tout dérapage. « En ce moment, avec le déconfinement, la mort de Gorges Floyd, on a quelques tirs de mortiers vers une heure du matin… Nous avons donc, comme à chaque fois que nous sentons une tension, actionné notre plan de prévention bien huilé depuis des années. Cela contribue à apaiser les relations police/population », explique Jacques Alain Bénisti, le maire (L) depuis 1995.

Concrètement, la ville, que le maire qualifie en souriant de « capitale de la prévention », dispose d’un lieu dédié à l’insertion, « L’escale, le bateau amiral de la prévention », selon les mots du maire, avec pas moins de 42 agents qui  suivent un à un les jeunes. La ville fait également appel à un réseau d’une vingtaine d’associations qui arpentent jour après jour le terrain à la rencontre des jeunes. Les équipes de médiateurs sont, elles-aussi, mobilisées. Enfin, les 12 agents de la police municipale sont plus que jamais en alerte. « C’est une police municipale dont le travail est ancré dans la prévention, explique celui qui fut aussi l’auteur du projet de loi 2007 sur la prévention de la délinquance. Nous avons quadrillé la ville avec une centaine de caméras, pour repérer au plus vite toute problématique et dépêcher immédiatement sur place nos agents de police ».

 

Réagir à cet article Vous avez une question ? Posez-la à notre juriste
Prochain Webinaire

Crise sanitaire & Collectivités : quelle solution numérique pour accompagner les plus vulnérables ?

de Hitachi Solutions

--
jours
--
heures
--
minutes

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI
marche online

Aujourd'hui sur le Club prévention-sécurité

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

La police de proximité, remède aux violences policières ?

Votre e-mail ne sera pas publié

Club prévention sécurité

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement