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Développement local

La forêt d’exception, un bien commun, une gestion partagée

Publié le 11/06/2020 • Par Hélène Huteau • dans : Innovations et Territoires, Régions

haguenau-foret
N. Renaud-Goud_ONF
Avec le label « Forêt d’exception » obtenu en début d'année, la ville de Haguenau et le département du Bas-Rhin veulent développer les atouts économiques, écologiques et culturels de la forêt. Depuis l’entrée dans le processus de labellisation, le partenariat entre l’Office national des forêts et la ville a été élargi.

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[Haguenau (Bas-Rhin) 34 500 hab.]

Haguenau a obtenu le label « Forêt d’exception » pour sa forêt d’Alsace du nord, le 30 janvier, entrant dans le club des quatorze forêts françaises reconnues pour leurs particularités et leur gouvernance innovante. Elles forment « un réseau de laboratoires à ciel ouvert pour imaginer ce que doit être la gestion forestière de demain en France », a déclaré Albert Maillet, directeur des forêts et des risques naturels à l’Office national des forêts (ONF), lors de la cérémonie de labellisation.

Le caractère exceptionnel ne saute pas aux yeux du promeneur qui découvre ce massif de plaine, rajeuni par la tempête Lothar en 1999. Mais le corridor écologique qu’il constitue entre le piémont des Vosges et les forêts rhénanes, dans une plaine anthropisée (1), est déjà en soit très précieux. En outre, c’est la seule représentante française des forêts mixtes de type médio-européen, avec son cortège d’espèces associées.

Une autre particularité de cette forêt tient à l’histoire très ancienne qui la relie à la « ville clairière » de Haguenau. Elle est la plus grande forêt gérée en indivision entre une commune et l’Etat – recettes et dépenses sont partagées à parts égales. Un privilège qui remonte au Moyen Age, acté par Louis XIV en 1696.

Scientifiques, randonneurs…

Si, il y a vingt ans encore, la ville laissait largement la main aux techniciens de l’ONF, depuis quinze ans, un agent de la ville travaille en partenariat étroit avec les forestiers sur de nombreuses thématiques : budget, dépôts sauvages, projets de conservation, choix d’exploitation…

En 2015, l’entrée dans la démarche de labellisation a élargi cette gestion partenariale aux différents usagers de la forêt. Entre office de tourisme, département du Bas-Rhin, scientifiques, associations environnementales, randonneurs, cyclistes, services de l’Etat, artisans potiers, etc., on compte pas moins de quarante parties prenantes !

Elles ont décidé ensemble des orientations stratégiques et d’un contrat de projet en actions sur les cinq ans à venir. « L’avantage de la démarche est d’intégrer l’ensemble des partenaires dans la gestion. Cela permet de les faire adhérer beaucoup plus facilement en les associant très en amont », explique André Erbs, premier adjoint au maire (2).

Changement climatique

Les partenaires aux visions les plus opposées échangent. « L’introduction des naturalistes permet de mieux doser les prélèvements », remarque Aurélia Rodrigues, chargée de mission « forêts » à la ville. « Nous harmonisons nos bases de données avec les ONG », complète son binôme, côté ONF, Noémie Renaud-Goud, cheffe de projet « forêts d’exception » jusqu’en avril (3).

Le souffle de Lothar ayant élagué la moitié de la forêt de ses pins sylvestres, l’ONF a dû adapter son exploitation et se concentrer sur les vieux arbres, à haute valeur ajoutée. Autre adaptation en cours : le changement climatique, source de prolifération de parasites et de dépérissement du hêtre, appelle de multiples expérimentations et le renforcement des échanges territoriaux.

Au-delà de la production, les patrimoines naturel et historique (tumuli, blockhaus, marnières de potier…) sont autant de richesses sur lesquelles la ville et le département du Bas-Rhin veulent capitaliser pour renforcer le rôle social et touristique de la forêt. « Nous travaillons avec l’office de tourisme d’Alsace sur l’« Alsace verte », afin de développer les pistes cyclables, qui font déjà 100 kilomètres », met en avant Isabelle Dollinger, vice-présidente du département.

Diagnostics de biodiversité

La multifonctionnalité de la forêt fait l’objet de quatre commissions techniques : lieu d’accueil, réservoir de biodiversité, lieu de production et lien nature-homme. Certaines actions du contrat de projet ont déjà commencé, témoignant de la dynamique à l’œuvre : enquête de fréquentation, diagnostics de biodiversité, organisation de sorties thématiques pour le grand public…

Trois forêts, en Occitanie et dans les Hauts-de-France, sont sur les rangs pour porter la marque nationale. Quelques autres candidatures pourraient encore parfaire la couverture du réseau… « en Bretagne ou en Corse », suggère le géographe Paul Arnould.

Contact. Aurélia Rodrigues, chargée de mission « forêts », 03.88.06.59.58.

 

« Le processus de labellisation a pris cinq ans »

Paul Arnould, géographe, président du comité national d’orientation du label « Forêt d’exception »

« Par la labellisation Forêt d’exception, l’ONF innove en venant à la rencontre des acteurs du territoire. Les bénévoles ont leur place aux côtés des institutionnels. Le processus de labellisation [création du comité de pilotage (4), signature du protocole d’accord puis élaboration du contrat de projet, ndlr]de Haguenau a pris cinq ans. Le dossier de candidature vient finaliser cette préparation, mais il s’agit avant tout de belles rencontres avec des gens ayant envie de faire bouger les choses. Le comité national est composé de scientifiques, des ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture ainsi que d’associations. Jérôme Buridan, géographe, et Jeoffrey Dehez, économiste, ont été les rapporteurs pour Haguenau, afin que le comité national se prononce, mais ils accompagnent aussi les porteurs du dossier. »

Régions

Notes

Note 01 Transformée par la présence de l’homme. Retour au texte

Note 02 Réélu en mars 2020, André Erbs a à nouveau été désigné premier adjoint le 28 mai. Retour au texte

Note 03 Désormais secrétaire générale d’agence ONF. Retour au texte

Note 04 Président : Christian Michalak, sous-préfet de Haguenau-Wissembourg. Coprésidents : Claude Sturni, maire (réélu en mars 2020) de Haguenau, et Benoît Cuillier, directeur de l’agence ONF nord Alsace. Retour au texte

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