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MUNICIPALES 2020
La campagne électorale débutera le 15 juin
Brigitte Menguy | Actu juridique | France | Publié le 27/05/2020

C’est officiel. Lors du conseil des ministres de ce 27 mai, le ministre de l’Intérieur a présenté un projet de décret détaillant les conséquences juridiques et politiques de la décision de reporter le second tour des élections municipales au 28 juin. Calendrier en sus.

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Lors du point presse à l’issue du Conseil des ministres, Christophe Castaner a d’abord voulu féliciter les 30 000 équipes municipales qui entrent actuellement en fonction et saluer l’engagement des équipes sortantes. Pour les autres, le ministre de l’Intérieur a rappelé la volonté du gouvernement d’accompagner par des « règles claires » l’organisation du scrutin du 28 juin.

En pratique, le ministre a présenté plusieurs projets de décrets et de lois visant à tirer les conséquences juridiques et politiques de ce second tour électoral pas comme les autres.

Nouveau calendrier

Un premier texte prévoit que les dépôts de candidatures devront être publiés « à compter du vendredi 29 mai et jusqu’au mardi 2 juin ».

De plus, le texte inscrit au 15 juin le début de la campagne électorale. Celle-ci sera évidemment contrainte par les règles sanitaires : tracs, réunions publiques et porte-à-porte devront laisser place à une campagne virtuelle sans précédent. « Nous avons un mois pour réinventer notre manière de faire campagne » a déclaré le ministre.

Pour autant, Christophe Castaner l’a précisé : ces dates sont potentiellement modifiables. En effet, « si d’ici quinze jours, la situation sanitaire ne permettrait plus le maintien du scrutin au 28 juin, le second tour serait annulé et reporté ».  C’est pourquoi, deux autres projets de texte ont été présentés en ce conseil des ministres du 27 mai : un projet de loi visant à annuler le second tour et le reportant au plus tard en janvier 2021 et un projet de loi organique visant à reporter d’un an les élections sénatoriales prévues en septembre.

Christophe Castaner s’est toutefois voulu rassurant en expliquant que ces deux projets de lois ne sont présentés aujourd’hui qu’en vertu du « principe de réversibilité » et que « le gouvernement se donne toutes les chances pour que le scrutin du 28 juin se déroule dans les meilleurs conditions sanitaires et démocratiques ». Pour y parvenir, une consultation des associations d’élus et des représentants des forces politiques a été organisée dans la foulée.

 

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