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[ÉDITO] élections

Municipales : rase campagne

Publié le 29/05/2020 • Par Jean-Baptiste Forray • dans : France

Storm Clouds Saskatchewan
Fotolia
Foin de distributions de tracts sur les marchés et de réunions publiques sous les préaux d’école… Emmanuel Macron invente le scrutin sans campagne électorale.

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Foin de distributions de tracts sur les marchés et de réunions publiques sous les préaux d’école… Afin d’organiser le second tour des municipales le 28 juin et, « en même temps », de respecter le protocole sanitaire, Emmanuel Macron invente le scrutin sans campagne électorale. Résultat, la grève du vote risque d’atteindre des sommets inégalés parmi des Français qui auront la tête ailleurs.

Mais, pour l’exécutif, nécessité fait loi. Ce vote remettra en marche le bloc commune-intercommunalité et l’investissement local en panne depuis la suspension du processus électoral. L’argument fera mouche chez ceux qui ont la mémoire courte.

Voyage en absurdie

Les autres se souviendront que c’est le pouvoir lui-même qui a mis à l’arrêt la machine. Au lieu de prolonger au dernier moment le mandat des maires d’un an, il a, le samedi 14 mars au soir, maintenu le scrutin programmé le lendemain. Une décision lunaire prise au moment même où, après les écoles, il a fermé la plupart des commerces et a incité la population à se terrer chez elle.

Cette injonction contradictoire, qu’il n’a pas fini de payer, s’est d’abord traduite par une abstention record de plus de 60 % dans la plupart des grandes villes. Puis ce rendez-vous manqué a donné le coup d’envoi d’un voyage en absurdie.

Déni démocratique

Certaines communes se sont retrouvées avec deux maires : le premier magistrat battu dans les urnes et son successeur qui, faute de pouvoir être intronisé pendant la quarantaine, a piaffé à la porte de l’hôtel de ville… Voilà, maintenant, qu’avec la bénédiction des associations d’élus, est hissé sur le pavois un second tour, trois mois et demi après le premier.

Ce délai anormalement long, marqué par la plus grave crise sanitaire, économique et sociale depuis la fin de la seconde guerre mondiale, disqualifie à lui seul tout le processus. Car il ne s’agit, à l’évidence, plus d’une élection à deux tours, mais de deux scrutins artificiellement rattachés l’un à l’autre. Un déni démocratique de plus en cette année noire pour les libertés publiques.

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