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Elections municipales

Qui sont les nouveaux conseillers municipaux ?

Publié le 26/05/2020 • Par Alexandre Léchenet Jean-Baptiste Forray • dans : France

Elections municipales 2020
Olivier Rault / Adobestock
A la suite du premier tour, plus de 640 000 conseillers municipaux se sont installés ces derniers jours dans 30 000 communes. Prime au sortant, légitimité, parité : retour sur le profil des nouveaux élus.

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Certains devront attendre le 28 juin, mais dans 30 000 commune, aucun suspens. A la suite du premier tour le 15 mars, 640 000 nouveaux conseillers municipaux ont été élus dans un contexte particulier. Ils se sont officiellement installés lors des premiers conseils municipaux, à partir du 23 mai.

Prime au sortants

Pour un tiers des élus, la transition se passe en douceur, puisqu’ils étaient déjà élus lors du mandat précédent. 190 000 conseillers municipaux sont dans ce cas.

19 879 maires sortants ont également été réélus conseillers municipaux dès le premier tour. Rien ne permet cependant de savoir pour l’instant s’ils ont été réélu maire dans la foulée du premier conseil municipal.

Forte abstention et légitimité

Ces conseillers ont été élus à l’occasion d’un scrutin très particulier, au début de la crise sanitaire. L’abstention a été forte. Certains maires n’ont donc été élus que par une faible partie de la population, et des électeurs.

Ainsi, dans 53 villes de plus de 1000 habitants, moins de 10% de la population a voté pour le nouveau maire. C’est par exemple le cas à Annemasse (Haute-Savoie), où la liste gagnante a reçu le soutien de 13,4% des électeurs, représentant 5,8% de la population, ou à la Courneuve (Seine-Saint-Denis), où 16,3% des électeurs ont permis la réélection du maire, représentant un peu moins de 6% de la population.

Dans une analyse publiée par la Fondation Jean Jaurès, Hervé Le Bras analyse que l’abstention n’a pas fondamentalement modifié les résultats. « La montée de l’épidémie a eu, bien sûr, un effet global sur la participation à l’élection municipale, mais elle n’a pas affecté les dynamiques en cours, ni l’influence des événements antérieurs telle que la crise des « gilets jaunes » », note-il en conclusion de son étude sur l’abstention.

Cette faible participation soulève cependant quelques questions, notamment sur la légitimité des nouveaux élus. Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à l’Université de Lille avait déjà souligné, dans Municipales : quels enjeux démocratiques ?, paru à la veille du scrutin, l’érosion de la participation aux élections locales en milieu urbain.

«Il y a déjà une tendance à la baisse de la participation très inquiétante, commente-il. Mais là, c’est un très mauvais coup qui a été fait à la démocratie. J’ai peur qu’il y ait un effet rétroactif et que lorsque ces maires devront prendre des décisions difficiles liées à la transition écologique par exemple, on pose la question de leur légitimité. Peut-être que les élus en prendront conscience et feront beaucoup plus de démocratie participative. »

Plusieurs candidats défaits ont d’ailleurs porté l’affaire devant les tribunaux administratifs. De nombreux recours ont été déposés par des candidats s’interrogeant sur la sincérité du scrutin en pleine crise sanitaire. Le Conseil d’Etat indique qu’à la date du 24 mai, 3301 recours ont été déposés contre les élections municipales qu’elles aient ou pas permis une élection au premier tour.

La forte mobilisation du… désert français

Au moment d’analyser les taux de participation au premier tour, le géographe Hervé Le Bras relève que les électeurs du « désert français », pointé par Jean-François Gravier en 1947, se sont rendus plus massivement aux urnes que les autres. Une mobilisation due, selon l’expert de la Fondation Jean Jaurès, à l’activisme des gilets jaunes qui aurait participé à un réveil du civisme. Au cœur de la « diagonale du vide », cette large bande courant des montagnes des Ardennes aux forêts de pins des Landes, la « faible densité rend plus rares les rencontres donc les risques de contagion », explique également Hervé Le Bras.

Par ailleurs, le géographe évoque l’influence encore prégnante des agriculteurs et de la société rurale dans la forte mobilisation « en Bretagne et dans tout le Massif central ». Enfin, Hervé Le Bras relève la participation plus forte « dans les régions d’openfield » (Champs ouverts) où la population rurale vit groupée en petits villages compacts, dans les régions de bocage, elle s’éparpille en fermes isolées et en hameaux de quelques exploitations. A cela une raison très simple. « Dans les petits villages d’habitat groupé, les électeurs savent exactement qui s’est rendu aux urnes et qui les a boudées, explique Hervé Le Bras. La participation électorale est une contrainte sociale. Dans le bocage, il est plus difficile de savoir si votre voisin qui vit à plusieurs centaines de mètres derrière des haies et des taillis a fréquenté le bureau de vote. »

280 000 conseillères municipales

Les conseillères municipales sont plus nombreuses qu’auparavant ; la parité s’améliore au sein des conseils municipaux, même si toute comparaison est limitée par le fait que les conseils municipaux ne sont pas encore plus pourvus. Les femmes restent cependant minoritaires dans les plus petites communes, où aucune règle n’encadre la parité.

En se concentrant sur les têtes de listes, les élections des maires n’étant pas encore compilées, on mesure cependant le chemin restant à parcourir vers la parité. En effet, seules 18 % des têtes de listes ayant remporté l’élection dès le premier tour sont des femmes, soit un peu plus de 1800 potentielles maires.

Ainsi dans les villes de plus de 100 000 habitants, aucune femme n’a été élue dès le premier tour. Un certain nombre est cependant bien placé pour l’emporter au second tour. Rendez-vous est donné le 28 juin.

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