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Aménagement du territoire

Périurbain : comment s’inventer des lendemains qui chantent

Publié le 28/05/2020 • Par Delphine Gerbeau • dans : France

Zone pavillonnaire
D.R.
Selon les chercheurs et les élus, il faut sortir du schéma simplificateur qui présente les communes périurbaines comme les principales responsables de la consommation foncière, et se fonder sur leurs atouts pour penser leur avenir.

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Généralement, les communes périurbaines se sont développées sans planification ou vision politique, sans intervention des architectes et urbanistes. Plutôt par le seul désir des futurs habitants d’y vivre, et l’acceptation des élus locaux qui ont délivré les permis de construire et accepté l’urbanisation des zones agricoles, puis l’extension des zones commerciales en périphérie. Aujourd’hui, il faut pallier les manques générés par ce type de développement : comment mieux répondre aux besoins du quotidien (se déplacer, accéder aux services, etc.) ? Comment produire de la qualité architecturale et urbaine ?

Les professionnels appellent à s’appuyer sur les atouts de ces territoires. Béatrice Mariolle, qui a codirigé l’ouvrage collectif « Densifier, dédensifier, penser les campagnes urbaines », insiste sur la notion de paysage dans ces territoires, entre bâti, jardins, espaces ouverts, zones agricoles. Les espaces naturels sont nombreux, les solidarités plus fortes. L’Atelier des territoires, organisé par la direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature entre 2016 et 2018, consacré au périurbain, auquel cinq collectivités ont participé, a permis de faire émerger des réponses, condensées dans l’ouvrage « Le Périurbain, espace à vivre », dirigé par Florian Muzard et Sylvain Allemand.

Emergence de projets mixtes

La communauté urbaine Caen la mer (48 communes, 265 500 hab.), qui a contribué à l’atelier, a ainsi élaboré un « manifeste du périurbain », sorte de charte d’engagements réciproques posant les principes des relations entre ville-centre et communes périurbaines, et visant à favoriser des pratiques d’aménagements plus soutenables, à donner la priorité aux espaces publics…

De nombreuses communes tentent de reprendre la main sur leur aménagement, souvent à l’occasion de la révision du plan local d’urbanisme (PLU). « On peut diversifier la typologie de logements en ne se limitant pas au pavillon individuel en accession à la propriété et en répondant aux besoins non seulement des familles, mais aussi des personnes âgées, célibataires et celles éligibles au logement social », résume Florian Muzard. Ce que font de nombreuses communes en favorisant l’émergence de projets mixtes en proximité du bourg, mêlant logement social, libre, commerces, comme c’est le cas à Saint-Loubès. Une forme de densification douce, qui permet ainsi à la commune de continuer, malgré tout, à se développer sans consommer d’espace.

D’autres misent sur leur cadre naturel. La ville de Troyes (61 00 hab., Aube), qui a également participé à l’Atelier des territoires, a développé la notion « d’espaces publics de nature ». A partir du repérage d’espaces ouverts, comme certains plans d’eau, espaces forestiers ou agricoles, une cartographie a été établie. « Cette proposition ouvre des perspectives en faveur d’une intensification de la mixité sociale [entre nouveaux arrivants et agriculteurs, habitants des zones denses et lotissements, etc.] et une meilleure qualité d’aménagement prenant appui sur la trame verte et bleue », précise Florian Muzard.

Un plan pour l’habitat pavillonnaire

Le 31 janvier, la Drihl (1) d’Ile-de-France a présenté un plan de prévention et de traitement pour les quartiers pavillonnaires fragiles, qui représentent 1,5 million de maisons individuelles. Il est structuré autour de la prévention de la division pavillonnaire et de l’habitat indigne, de l’amélioration énergétique des logements et de l’adaptation des pavillons au vieillissement du logement.

Adaptation des logements

Un autre gros enjeu est celui des logements des zones pavillonnaires, souvent faibles en matière de qualité énergétique. Béatrice Mariolle s’intéresse ainsi aux rapports des habitants à leur maison : « Ils mettent en œuvre des formes d’adaptation au changement climatique, aux questions environnementales. Ils font de la récupération des eaux pluviales, luttent contre la déperdition d’énergie en installant des vérandas ou des sas à l’entrée de leur maison. Autant de choses que l’on ne peut pas faire dans du logement collectif. »

Pour autant, la question de la massification de ces travaux d’amélioration énergétique et de l’adaptation des logements au vieillissement sera l’un des chantiers de demain. « C’est un marché énorme. Les élus vont devoir être moteurs sur ces questions. Ils peuvent avoir un rôle dans la réunion des habitants, dans la concertation. La dimension participative est très importante, estime-t-elle. Les habitants de ces quartiers sont réactifs, il faut juste apporter du collectif. »

Vers la densification raisonnée

Saint-Loubès (Gironde) 9 500 hab. – La ville de Saint-Loubès connaît, depuis plusieurs années, un essor démographique et un développement de ses lotissements, notamment par division parcellaire. Pour reprendre la main sur son aménagement, elle a étudié son potentiel densifiable dans le cadre de la révision de son PLU.
« Le but est d’éviter les divisions non contrôlées et de se focaliser sur les potentiels de densification proches du centre-bourg, explique Amilcar Martily, responsable de l’urbanisme. En conservant des espaces de respiration et en favorisant une typologie de bâti. » Une démarche pas toujours simple à faire accepter : « Les habitants veulent que leur parcelle soit divisible, mais pas de nouveaux voisins », note Marie Bova, adjointe au maire (PS), chargée de l’urbanisme.

Une nouvelle centralité pour le village

Thil (Ain) 1 100 hab. – En bordure de Rhône, Thil a conservé une allure et un fonctionnement de village, malgré la pression foncière due à la proximité de Lyon.
« En 2008, lorsque j’ai été élu, il a fallu se lancer dans l’élaboration du PLU, avec la contrainte du risque inondations. Nous sommes passés de village campagnard à commune périurbaine », se souvient Bruno Loustalet, le maire (SE), qui ne s’est pas représenté aux élections. La commune s‘est inscrite dans le projet expérimental de « densification douce maîtrisée », mené par la direction départementale des territoires de l’AIn. Elle a d’abord relié les lotissements entre eux par des venelles. Puis, après des ateliers participatifs, un projet d’une dizaine de logements a été élaboré pour une parcelle préemptée dans le centre-bourg, qui permettra aussi de créer une nouvelle centralité.

Un juste équilibre à trouver

Rive-de-Gier (Loire) 15 200 hab. – Marquée par un passé industriel dont ne subsistent que des friches et une situation géographique complexe – elle est sujette à des inondations et surplombée par l’autoroute – Rive-de-Gier cherche un nouveau souffle, dans le contexte de son intégration à Saint-Etienne métropole. « Nous sommes un véritable écosystème au sein de la métropole, avec les 21 communes de la vallée du Gier, avec nos propres modes de déplacement, une économie et un emploi local », déclare Hugues Chalet, le directeur général des services, qui réfléchit, avec ses équipes, à une stratégie urbaine pour la ville.
Dans ce cadre, la commune a été retenue dans le programme Popsu territoires (lire p. 30) et a accueilli pendant un an une équipe d’universitaires, menée notamment par Christelle Morel-Journel, géographe et professeure à l’université Jean-Monnet de Saint-Etienne. Après une année d’observations et de discussions avec les habitants, quatre scénarios prospectifs ont été proposés, en décembre, pour l’avenir de la commune dont les zones pavillonnaires sont plutôt favorisées sur les coteaux et dont le centre-ville, en déshérence, est intégré dans le Programme national de rénovation urbaine 2. Hugues Chalet retient « surtout la méthode des chercheurs en résidence, leur diagnostic scientifique et leur capacité à vulgariser leur travail ». Restera aux nouveaux élus à se saisir de ces scénarios, ou pas.

Notes

Note 01 Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement. Retour au texte

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