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Opinion

Remboursement des masques par l’Etat : double peine pour les collectivités

Publié le 19/05/2020 • Par Auteur associé • dans : Actualité Club finances, France

epidemie-pandemie-maladie-masque
shintartanya / AdobeStock
Dans une tribune, le maire (UDI) de Mennecy et vice-président de la région Ile-de-France, Jean-Philippe Dugoin-Clément, regrette le remboursement partiel par l'Etat de l'achat des masques commandés à partir du 13 avril par les collectivités. Il dénonce un "double langage politique qui ne contribue qu’à alimenter la défiance".

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Jean-Philippe Dugoin-Clément

Jean-Philippe Dugoin-Clément

Maire de Mennecy et Vice-Président de la Région Ile-de-France

Depuis quelques décennies déjà, notre démocratie se meurt petit à petit du fossé qui ne cesse de grandir entre la parole politique et son expression concrète.

Le scandale de la non prise en charge financière, de fait, des masques achetés par les collectivités locales pour faire face à la crise du Covid-19 et à la pénurie qui a conduit pendant des semaines, des agents des services publics et des agents d’entreprises privées à poursuivre leur activité sans pouvoir assurer leur protection est particulièrement révélatrice des carences et des faiblesses de notre système politique.

Ainsi, hôpitaux, EHPAD, policiers, gendarmes, commerces, professionnels de santé, services de ramassage des ordures ménagères… ont pu être équipés en masques par les communes au début de la crise alors même que l’État ne parvenait pas à les fournir.

Un Etat défaillant

Cela s’est fait tout d’abord grâce aux stocks (périmés mais parfaitement utilisables, et pas que pour des lapins nains) que nombreuses d’entre elles avaient conservés précieusement suite aux achats dits « Bachelot » réalisés suite à la crise du H1N1.

Cela s’est ensuite poursuivi, car face à la pénurie les régions, les départements, les intercommunalités et les communes se sont retroussé les manches et ont su faire preuve d’agilité pour acheter massivement à l’étranger, dès le début de la crise, des masques jetables et réutilisables.

Ce sont ces masques qui ont commencé à arriver dès le début du mois d’avril pour pallier les urgences et qui arrivent de façon désormais massive, depuis le 11 mai, pour accompagner le déconfinement.

Tout cela, les élus locaux l’ont fait parce qu’ils pensaient qu’il était de leur responsabilité, devant le constat de l’impéritie d’un État défaillant, de tout faire pour protéger leurs concitoyens et non pas pour demander la moindre obole à un État qui n’a cessé depuis plus de 10 ans maintenant de laisser les collectivités livrées à elles-mêmes tout en leur rognant, année après année, leurs moyens d’actions juridiques et financiers.

Le mépris de l’Etat

Mais agir seul et dans la difficulté fait partie du bréviaire des maires qui savent, hélas, à quoi s’attendre.

Là où les choses deviennent totalement insupportables, c’est quand ce même Etat, au travers du Président de la République, puis de son Premier ministre, explique aux Français, à plusieurs reprises, qu’il n’y aura aucun problème de moyens, que les collectivités seront accompagnées mais que, contrairement à ces annonces publiques, la réalité, celle qui est écrite en tout petits caractères à la fin du contrat par la technostructure étatique, revient à faire fi de la parole politique.

Ces tout petits caractères, on les retrouve dans la circulaire ministérielle du 6 mai dernier qui exclut de toute aide de l’État les commandes faites par les collectivités avant le 13 avril et plafonne -pour que la mesquinerie soit totale- les remboursements à 50 % de deux euros, là où le coût réel des masques réutilisables oscille aujourd’hui entre 2,55 € HT et 3,50 € HT.

Ainsi toutes les collectivités qui ont acheté des masques suffisamment tôt pour répondre à l’urgence sanitaire, ne recevront de l’Etat que son royal mépris.

Toutes celles qui ont agi avant le discours présidentiel du 13 avril, toutes celles qui ont commandé des masques au moment où certains ministres osaient encore expliquer que leur port ne servait à rien, toutes celles qui avaient compris, avant l’État, que sans arrivée massive de masques il n’y aurait pas de déconfinement possible, toutes celles-là se retrouvent aujourd’hui fort marries car, si l’État viendra aider certaines collectivités, il ne fera rien pour elles.

Un double langage qui alimente la défiance

Plutôt que d’accompagner ceux qui se sont battus pour répondre à l’urgence, l’État aura ainsi préféré aider ceux qui auront commandé aujourd’hui des goodies qui leur seront livrés en juin, et qui, à défaut de répondre à une urgence sanitaire, pourront être offerts pour l’été, au milieu des casquettes ou des tongs floqués au nom des communes.

Un triste exemple de double langage politique qui ne contribue qu’à alimenter la défiance, pour ne pas dire la haine, que nos concitoyens ont vis-à-vis de leurs élus, particulièrement au niveau national et qui a justifié l’appel de très nombreux maires et parlementaires, de toutes tendances politiques (y compris de la majorité) au Président de la République pour que celui-ci obtienne de son administration et de son Gouvernement qu’ils tiennent la parole politique, qu’ils fassent preuve de bon sens, de respect, d’équité et d’humanité…

La décision qui sera la sienne, dans les prochains jours, sera révélatrice de sa capacité à entendre la colère qui monte des territoires.

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