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DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE
Les données s’invitent dans la revitalisation des cœurs de ville
David Picot | France | Innovations et Territoires | Publié le 25/05/2020 | Mis à jour le 18/05/2020

Comptage des flux de piétons, gestion du stationnement, suivi des commerçants… Des collectivités s’appuient sur la donnée publique pour revitaliser leur cœur de ville. Menées dans plusieurs villes moyennes, des expérimentations visent la création d’outils d’aide à la décision publique ou de services aux habitants, entreprises, touristes… L’enjeu est notamment d’identifier les jeux de données pertinents dans une optique d’attractivité, en tenant compte d’un contexte compliqué par la crise du coronavirus.

La donnée publique s’invite dans le programme Action cœur de ville. Fin 2019, la Banque des territoires, en partenariat avec l’association Opendata France, qui soutient les collectivités engagées dans des démarches d’ouverture des données publiques, a lancé un AMI inédit : il s’agit d’expérimenter l’apport de la data à la revitalisation et l’attractivité des villes moyennes. Si l’initiative rappelle que la ville intelligente n’est pas l’apanage des métropoles, l’essentiel est ailleurs : « Mesurer l’apport des données, tant dans l’aide à la décision publique que dans l’optimisation ou la création de services », résume Marie Aboulker, référente de ce programme sur les sujets « innovation et smart city » à la Banque des territoires. « L’idée étant que ce travail bénéficie, au final, aux 222 collectivités d’Action cœur de ville », ajoute-t-elle. Une première synthèse devrait être réalisée en septembre.

Démarré en février, l’AMI rassemble douze villes et intercommunalités (Avignon, Belfort, Carene, Grand Poitiers, Thionville/Saint-Avold et Saint-Brieuc sur l’attractivité commerciale ; Digne-les-Bains, Dunkerque, La Roche-sur-Yon, Soissons, Saint-Quentin et Tulle sur la mobilité et les parkings.) autour de deux thématiques, qui « se sont imposées d’elles-mêmes, tellement les demandes étaient convergentes », poursuit la technicienne.

A savoir : l’attractivité commerciale, avec « l’enjeu principal d’identifier des jeux de données susceptibles d’améliorer la connaissance du tissu local », et la mobilité, avec « des questions de départ qui portaient sur les flux de piétons, le ...

CHIFFRES CLES

  • 11,3 % de vacance commerciale, en 2016, dans le cœur des agglomérations urbaines de plus de 25 000 habitants. Depuis 2010, elle croît d’un point par an, en moyenne. (Source : Institut pour la ville et le commerce).


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