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« Contre le Covid-19, les sapeurs pompiers en première ligne »

Publié le 07/05/2020 • Par Auteur associé • dans : A la Une prévention-sécurité, Actu prévention sécurité, Opinions

Olivier Richefou Mayenne
Mayenne
Dans une tribune, Olivier Richefou, président de la Conférence nationale des services d’incendie et de secours (CNSIS) et du conseil départemental de la Mayenne, souligne l'implication des sapeurs-pompiers dans la crise, et appelle à leur reconnaissance pour bâtir un modèle de protection civile plus efficient.

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« Notre pays traverse une crise sanitaire inédite tant par son ampleur que par sa virulence. Depuis le début de cette crise, comme à chacune d’entre elles, peu importe leurs natures, les sapeurs-pompiers de France sont au rendez-vous pour prendre soin des patients et sauver des vies. Ils sont un maillon indispensable tant de la chaîne de secours que du parcours de soins. Leur lutte quotidienne face au virus ne se fait pas en deuxième ligne, comme certains ont pu l’évoquer mais bien en première ligne, en contact direct du virus pour protéger les patients, avant que nos professionnels de santé puissent les soigner.

Leur mobilisation et leur engagement dans cette crise nous obligent. La première des obligations que nous leur devons est la reconnaissance. Reconnaître leur rôle dans cette crise, leur implication dans le parcours de soin, leur bravoure face au virus. Cette reconnaissance ne se veut pas pécuniaire. Les sapeurs-pompiers ne sont pas demandeurs de la prime de « suractivité». Ils sont conscients que leur activité opérationnelle a diminué, bien que leur temps d’opérations n’ait pas décrue pour autant, ni leur exposition au danger invisible dans ce contexte inédit. Ne serait-ce que ce choix, nous contraint à agir, à remercier et surtout à reconnaître leur engagement. La reconnaissance ne coûte rien, mais elle vaut tout.

Cet engagement dont je mesure l’ampleur s’est souvent fait au détriment d’équipements de protection individuelle adéquats, car jugés non prioritaires dans leur attribution. La majorité des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) n’ont pu s’appuyer que sur leurs reliquats de masques FFP2 datant de la pandémie de grippe H1N1 que ce soit dans l’Est où la vague a été très forte, que dans l’Ouest ou dans le Sud moins touchés, mais non pour autant épargnés. Mes propos n’appellent pas à une polémique, mais simplement à une constatation : avec ou sans les protections, ils ont agi pour sauver des vies.

Ainsi, leurs demandes sont concrètes et opérationnelles, à l’image de leur dévouement : des équipements adéquats pour sauver le plus de vies possibles, la mise en oeuvre effective et uniforme de la revalorisation du taux de leur indemnité de feu, la reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle. En d’autres termes, ils n’attendent que la concrétisation des
promesses.

Le contexte actuel a transformé nos soldats du feu en soldats de santé, car en temps de guerre, on revisite les paradigmes. Mais, en ne reconnaissant pas ces soldats comme des acteurs pleinement mobilisés en première ligne, l’Etat s’est privé d’un acteur, qualifié, habitué et formé à gérer les crises. Et c’est en reconnaissant leur rôle que nous pourrons bâtir un modèle de sécurité civile efficient.

Car cette crise nous oblige à tirer des leçons de nos erreurs, il est peut être un peu tôt pour certains, mais pour d’autres l’urgence nous dicte d’agir. Beaucoup appellent de leurs voeux une nouvelle loi de modernisation de la sécurité civile, je
pense en effet qu’il est temps de repenser notre modèle de protection civile qui ne peut s’imaginer de nos jours, sans un pendant sanitaire. Ce chantier plus global doit permettre d’ouvrir la voie à la mise en place du numéro et d’une plateforme unique : le 112. Dans ce nouveau système, qu’il nous sera donné de définir, les sapeurs-pompiers doivent être des
acteurs de première ligne, la clef de voute de notre modèle de protection et de sécurité civile, et non pas une force de deuxième ligne, comme certains l’imaginent.

Il y a bien des années que nos sapeurs-pompiers ne sont plus uniquement des soldats du feu, mais peu importe les formes de leurs actions, ils répondront toujours à leur devise : « Sauver ou périr ». »

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