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Coronavirus

Déconfinement territorialisé : les disparités d’évolution de la maladie dans les régions

Publié le 24/04/2020 • Par Alexandre Léchenet • dans : France

hopital
D.R.
Si les régions se voient comme les cheffes de file de l'adaptation du déconfinement aux territoires, les chiffres montrent que l'épidémie impacte différemment une région par rapport à une autre, mais également les départements à l'intérieur d'une même région.

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La date a été définie par le président de la République : le déconfinement devrait se faire le 11 mai. Les conditions seront précisées par le gouvernement, qui planche toujours sur le sujet. Emmanuel Macron assure qu’il n’y aura pas de sortie du confinement selon les régions ; seulement des adaptations en fonction des territoires, avec les maires et les préfets. Les régions, elles, se voient comme l’échelon idéal pour gérer ces adaptations.

Des indicateurs incertains

Le comité scientifique n’a pas encore pris de position officielle sur le déconfinement, et le gouvernement promet des mesures et des annonces pour les prochains jours. Les indicateurs permettant de valider un déconfinement plus ou moins avancé ne sont donc pas connus. Tout au plus, le comité scientifique notait début avril qu’une des conditions au déconfinement serait «des capacités hospitalières et de médecine de ville restaurées dans les régions qui ont été les plus touchées».

L’Académie de médecine estimait de son côté que la sortie de confinement ne pouvait être envisagée «que dans les régions dans lesquelles une décroissance nette du nombre des patients Covid-19 devant être hospitalisés et un retour des besoins de réanimation à l’état pré-épidémique sont observés».

Dans un article sur le déconfinement publié mi-avril, Philippe Sansonetti, titulaire de la chaire Microbiologie et maladies infectieuses au Collège de France expliquait : «Il pourra être envisagé sur une base régionale à condition que les données épidémiologiques disponibles indiquent que la vague épidémique est bien passée lorsque des foyers très actifs y ont été observés (Grand-Est, Île-de-France…), ou que le taux d’attaque n’augmente pas sur plusieurs semaines dans les régions relativement préservées.»

Une situation très disparate

Au 23 avril, 24 départements métropolitains sur 96 connaissaient une baisse des hospitalisations par rapport à la semaine précédente.

Seule une région, le Centre-Val-de-Loire connaissait une augmentation du nombre de personnes hospitalisées par rapport à la semaine précédente.

Par ailleurs, dans 63 départements, le nombre de personnes en réanimation était inférieur au niveau de lits de réanimation en 2018, le point de référence que nous utilisons (1). Il était supérieur dans trois régions sur 13.

Au niveau régional, les disparités sont parfois importantes et le nombre de personnes hospitalisées d’un département à l’autre peut varier du simple au triple.

En Ile-de-France par exemple, fortement touchée par l’épidémie, le nombre d’hospitalisations est encore important. Mais dans six départements sur huit, le nombre d’hospitalisations est en baisse.

Mais d’un département à l’autre, les écarts peuvent être importants : dans le Val-de-Marne, le 23 avril, 14 personnes étaient hospitalisées pour 10 000 habitants, quand en Seine-et-Marne, le chiffre est trois fois plus petit.

«Il y a des particularités locales, mais de nombreux déplacements du domicile au travail sont inter-départements», souligne la région Île-de-France, qui rappelle qu’elle organise les transports mais également le développement économique et les lycées. Elle rappelle également travailler en lien, et en soutien, aux communes et départements, grâce notamment à des distributions de masques.

Baisses régionales, hausses départementales

Dans le Parisien, Hervé Morin, président de la région Normandie demandait lui aussi des adaptations en fonction des régions : «Le rythme de déconfinement doit être différent entre les régions. Tout faire à l’échelle nationale, sans discernement, c’est une erreur qui empêche une partie du pays de repartir.»

Il ajoutait : «On ne peut pas traiter le bar restaurant d’Epaignes, ma commune natale, où le virus a peu circulé, de la même façon qu’un établissement sur l’avenue des Champs-Elysées !»

Effectivement, Paris a vu jusqu’à 15 personnes hospitalisées pour 10 000 habitants pendant l’épidémie et le département de l’Eure dans le même temps n’a pas atteint deux personnes hospitalisées pour 10 000 habitants.

En revanche, le nombre de personnes hospitalisées baisse à Paris par rapport à la semaine dernière, ce qui n’est pas le cas dans l’Eure, où se trouve Epaignes. De même pour les admis en réanimation.

L’épidémie recule dans 48 départements

En croisant ces deux indicateurs, on obtient donc un état des lieux par département, un peu plus de deux semaines avant le déconfinement.

Dans ce cadre, la moitié des départements métropolitains connaissent(2) une décroissance des hospitalisations et un nombre de personnes en réanimation inférieur au nombre de lits existants en 2018.

Enfin, le déconfinement ne se fera pas seulement sur ces critères, mais également sur la capacité à organiser la distanciation sociale dans les prochains mois, notamment l’approvisionnement en masques, ou encore sur le niveau de connaissance de l’avancée de l’épidémie, grâce aux dépistages notamment.
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Notes

Note 01 Le nombre de lits de réanimation en 2018 figure dans les derniers chiffres disponibles dans la Statistique annuelle des établissements : ils correspondent plus ou moins à une situation pré-épidémique. Entre temps, de nombreux lits ont été créés. Retour au texte

Note 02 le 23 avril Retour au texte

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