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DOSSIER : Manager et travailler au temps du Covid-19
Dossier publié à l'adresse https://www.lagazettedescommunes.com/673439/policiers-municipaux-aides-a-domicile-des-agents-plus-exposes-que-dautres/

CRISE SANITAIRE
Policiers municipaux, aides à domicile… Des agents plus exposés que d’autres
Victoire Chevreul | Actu experts prévention sécurité | Dossiers club RH | France | Toute l'actu RH | Publié le 10/04/2020 | Mis à jour le 11/05/2020

Dans différents secteurs qui vont de la propreté à l’aide à domicile en passant par la police municipale, les territoriaux continuent à travailler sur le terrain. Avec tous les risques que cela présente pendant l’épidémie de Covid-19.

Police Municipale COVID 19 [1]

Entre le confinement lié au Covid-19 et la pratique du télétravail imposée par le gouvernement, le quotidien de millions de fonctionnaires se déroule à l’abri derrière les murs de leur foyer. Mais cette protection n’est, par la force des choses, pas applicable à tous les agents territoriaux, pointe Gil Avérous, le maire de Châteauroux (43 700 hab., Indre). « Certains métiers sont en première ligne malgré l’épidémie », en particulier les policiers, aides à domiciles, agents de voirie ou d’hygiène, gardes d’enfants de soignants.

Quand elle patrouille dans sa commune du Doubs, Sarah (1) [2], la quarantaine, ne ménage pas ses précautions. Cette gradée de la police municipale en a conscience, chaque intervention est risquée. Pas en raison de la délinquance, mais de l’exposition au virus. « Nous avons des masques chirurgicaux à défaut de FFP2, des gants, une distance de sécurité à respecter », note-t-elle. Elle en viendrait presque à désinfecter ses menottes, quand son « chef, téméraire, ne met parfois ni gants ni masque en contrôlant les autorisations de sortie, à la fenêtre des voitures ».

Sa commune a « tout de suite voulu protéger ses agents, les plaçant en télétravail ». Sauf les policiers municipaux, qui doivent « patrouiller par binôme », indique-t-elle. La CGT – Services publics a déposé un préavis de grève nationale le 26 mars [3], une démarche qui aidera peut-être la policière. « Le but est de protéger les agents pour qu’ils soient mieux équipés et pas mis en danger, et qu’on leur fasse connaître systématiquement leurs droits », explique Jef Lair, représentant syndical. En attendant, Sarah prend toute la mesure de son nouveau rôle : plus de contrôles routiers, mais de l’information sur les mesures de confinement, tout en inspectant les attestations de sortie. Quitte à verbaliser les plus récalcitrants.

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