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Déchets

Coronavirus : quels impacts sur la gestion des déchets ?

Publié le 06/04/2020 • Par Arnaud Garrigues • dans : actus experts technique, France

Colecte des déchets par les éboueurs
Eboueur91_Flikr-cc
L'association Amorce a dressé un nouvel état des lieux du service public de la gestion des déchets. On y mesure l'impact de cette grave crise sanitaire sur les collectes séparées, les centres de tri, les déchetteries, les incinérateurs ainsi que les sites de compostage et de méthanisation.

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C’est un précieux état des lieux que vient de dresser l’association Amorce, dans ce contexte de crise sanitaire qui impacte fortement les services de collecte et de traitement des déchets. Après un premier bilan réalisé au 23 mars (lire notre article), l’association a renouvelé l’expérience en élargissant le nombre des répondants, passés de 125 collectivités (représentant 18 millions d’habitants) à 185 collectivités (27 millions d’habitants).

Quels en sont les enseignements ? Tout d’abord que le service de collecte des ordures ménagères est opérationnel à 100%, ce qui est une bonne nouvelle pour éviter d’ajouter des problèmes d’insalubrité à cette crise sanitaire. La tendance devrait se poursuivre pour 40% de ces répondants, tandis que 24% envisagent des réductions de la fréquence de collecte, que 22% prévoient une réduction du nombre d’agents en collecte et 17% une réduction du nombre de ripeurs en cabine lors des haut-le-pied.

La collecte des ordures ménagères se maintient

Autre information positive : le taux d’absentéisme du personnel de collecte serait de 18,5 % en moyenne (avec des disparités) contre 11,1 % en taux moyen de référence déclaré. Concernant l’avenir, 70 % des répondants prévoient un taux d’absentéisme constant, et seulement 25 % une hausse voire une forte hausse (5 %).

Face au risque de voir certains agents demander à exercer leur droit de retrait, l’avis du Haut comité de santé publique (lire notre article) devrait permettre « de retrouver un peu de sérénité, et de favoriser le maintien de dispositif de collecte et de traitement essentiel dans cette période critique d’épidémie », estime Nicolas Garnier, délégué général d’Amorce. Néanmoins, la CGT transport a dénoncé dans un communiqué du 3 avril l’absence de mesures supplémentaires pour protéger les agents et les propos « irresponsables » de la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, à ce sujet.

Un bon tiers des collectivités (38 %) a de son côté prévu de renforcer la protection de leurs agents en leur fournissant des équipements de protection individuels supplémentaires (masque ou autre).

Suspensions importantes de certaines collectes séparées

Une partie des collectes séparées (en porte à porte ou apport volontaire) a été supprimée. Les plus impactées sont les collectes d’encombrants (75 %) et de déchets verts (62 %). La suspension des collectes de papiers-graphiques-fibreux (30 %) et des emballages ou multimatériaux (26 %) est plus contenue, tandis que celle du verre est quasi stable (7 % de suspension).

Pour expliquer cette évolution, les collectivités évoquent l’absence d’exutoire/débouchés (35 %), mais de plus en plus la protection du personnel (41 %), le fait que ce soit un service non prioritaire (66 % contre 18 % il y a une semaine) et l’absentéisme (24 % contre 18 %). Seules 3 % des suspensions de collectes sont liées à une rupture de fournitures, matériels, consommables indispensables à l’activité ou de prestations d’entretien des véhicules. Quant à l’avenir, les collectivités ne prévoient pas de grand changement, sauf événement exceptionnel.

La moitié des centres de tri à l’arrêt

La moitié des centres de tri ont cessé leurs activités (49 %), tandis que 10 % fonctionnent en marche dégradée (réduction débit de tri,  réduction des postes, arrêt de chaîne partielle, tri de corps plats uniquement,…). La situation se dégrade puisque seulement 41 % des centres de tri (sur un échantillon de 113 sites) fonctionnent normalement, contre 58 % la semaine dernière. Cette situation devrait néanmoins rester stable, selon les répondants.

Le taux d’absentéisme sur les 15 derniers jours est majoritairement stable (58 %), tandis qu’il est en hausse pour 35 %  des sites.

On constate par railleurs des difficultés à l’enlèvement des matériaux triés, en particulier pour le gros matériel (1/3 des répondants), les journaux-revues-magazines (1/4 des répondants) et l’acier (plus d’un quart).

Menaces sur les incinérateurs

Du côté des incinérateurs (ou unités de valorisation énergétique), on doit faire face à un surplus de déchets à éliminer. Mais cela ne pose pas de problème à 72 % des maîtres d’ouvrage (39 sites ont répondu à l’enquête d’Amorce, sur un total de 127 en France). On note aussi que de nouveaux flux de déchets non ultimes sont redirigés vers ces unités ; c’est la conséquence de l’arrêt de certaines collectes.

Des menaces pèsent sur le bon fonctionnement des installations, du fait de l’absentéisme du personnel (25 % des répondants), du report obligatoire de l’arrêt technique (22 %), du manque de masques et de gel (15 %), et du fait aussi de l’évolution des caractéristiques du gisement incinéré (le PCI étant plus haut).

Réouvertures de déchetteries

Du côté des déchetteries, c’est l’hécatombe : 73 % sont totalement fermées, 23 % partiellement fermées (apport pro et services techniques), et seulement 4 % ouvertes. Pour ces dernières toujours en activité, il faut faire face à la suspension des enlèvements par les éco-organismes et leurs prestataires, ce qui s’observe pour le mobilier (49 %), les piles et accumulateurs (41 %), les DEEE (34 %) et les DDS (22 %).

La tendance est cependant à la réouverture partielle de ces sites, mais sur rendez-vous, seulement pour les professionnels et les services internes des collectivités (pour les déchets verts), et pas pour les particuliers. C’est un souhait du ministère de la Transition écologique et solitaire et une conséquence du récent accord passé avec la filière du BTP pour favoriser la continuité de ses activités. « Ce souhait de l’Etat reste bien entendu limité aux déchets des professionnels et, surtout, soumis aux capacités des collectivités à mettre en place une telle organisation qui n’est pas prioritaire », explique de son côté l’ADCF.

Compostage et méthanisation en danger

Actuellement, 62 % des plateformes de compostage/méthanisation sont en fonctionnement (1), le restant (38 %) étant à l’arrêt, notamment du fait du problème du manque de déchets verts et structurants (du fait de l’arrêt de la collecte des déchets verts) dans 45 % des cas, ou alors parce qu’il s’agit d’activités jugées non prioritaires (19 %) ou en raison de questions sanitaires (19 %). Par contre, le taux d’absentéisme est assez faible et il reste constant dans 82 %  des sites, et seulement en hausse pour 18 %.

Quant aux installations de stockage de déchets non dangereux, 47 % des maîtres d’ouvrage déclarent disposer de capacités d’accueil des tonnages supplémentaires mais 16 % sont bloqués administrativement, et 7 % reçoivent déjà des déchets non ultimes résultant de l’arrêt de certaines collectes.

Cet article fait partie du Dossier

Gestion des déchets : une équation de plus en plus difficile à équilibrer

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