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Numérique

Numérique vert : le MaaS, la plateforme fourre-tout

Publié le 30/03/2020 • Par Baptiste Cessieux • dans : France

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Partager les objets de mobilité plutôt qu’en être les propriétaires : la promesse a tout l’air écologique. En tout cas sur le papier, car tout dépend de ce que remplacent ces « services de mobilité ».

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Quand le numérique passe au vert

Parfois, les vélos en libre-service finissent au fond de l’eau. Les véhicules de transport avec chauffeur (VTC) Uber créent embouteillages et pollutions, et les trottinettes électriques partagées auraient une durée de vie trop courte pour être écologique… Certes, l’idée de la location ou du partage de l’usage semble vertueuse face à l’achat d’un véhicule individuel, mais la réalité est bien éloignée du calcul sur un coin de table. Alors ? Les services de mobilité (Mobility as a Service, MaaS) sont-ils verts ?

En France, les transports représentent 30 % des émissions de gaz à effet de serre, selon un rapport du Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique d’avril 2019. Face à ce constat, les services numériques d’accès aux offres de mobilité font une promesse vertigineuse : partager les véhicules, que ce soit pour le transport de produits ou de personnes. D’un côté, la possibilité de réduire les kilomètres parcourus, en divisant le trajet d’un véhicule par le nombre de passagers ou de marchandises. De l’autre, l’espoir de diminuer le nombre de véhicules.

Tout dépend du contexte

« Si 5 % des foyers [des pays nordiques] quittaient leurs voitures personnelles pour de la mobilité partagée, nous estimons que cela réduirait les émissions de 0,7 à 5,3 % », concluait, en 2018, une étude du Conseil nordique, un forum de coopération rassemblant le Danemark, la Finlande, l’Islande et la Norvège. « Ça, c’est pour le principe, commente Mathieu Chassignet, ingénieur pour l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie [Ademe]. Mais tout dépend du

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Quand le numérique passe au vert

Sommaire du dossier

  1. Empreinte environnementale du numérique : quelles nouvelles obligations pour les collectivités ?
  2. La stratégie numérique responsable, c’est demain !
  3. Ces collectivités qui font le choix du numérique local
  4. Numérique responsable : comment verdir les collectivités ?
  5. Tout savoir sur la stratégie numérique responsable
  6. Numérique local : un data center de proximité, du deux-en-un 
  7. Sobriété numérique : les vertus de la gestion en interne
  8. Quand le numérique passe au vert
  9. Numérique responsable : se mettre en ordre de marche pour la loi REEN
  10. Sobriété numérique : pourquoi les collectivités doivent stimuler les filières de recyclage et de réemploi
  11. Un référentiel pour maîtriser l’impact environnemental des données
  12. Ville sobre : sortir de l’anecdotique, un défi collectif majeur
  13. Numérique vert : pourquoi il faut miser sur les appareils reconditionnés
  14. « On doit faire preuve de davantage de discernement technologique »
  15. Après la smart city, place à la ville sobre
  16. Numérique vert : pourquoi les collectivités doivent faire mieux
  17. Numérique vert : des clés pour penser l’écoconception des services publics numériques
  18. Numérique vert : dans les services, frugalité et bonnes pratiques s’installent peu à peu
  19. Les projets de smart city passés au crible de la sobriété numérique
  20. Les propositions de l’Arcep pour réduire l’empreinte environnementale du numérique
  21. Numérique vert : le MaaS, la plateforme fourre-tout
  22. Numérique vert : « Il est important de ne pas appliquer de recettes de cuisine »
  23. La Rochelle s’engage pour un numérique responsable
  24. Le numérique vert s’arme d’une proposition de loi sénatoriale
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