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Coronavirus

Dans la war room des maires

Publié le 20/03/2020 • Par Thierry Dupont • dans : A la une, France

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Wladimir1804 / AdobeStock
Alors que la population est confinée chez elle, les communes et leurs élus s’organisent dans l’urgence pour aider les plus fragiles et assurer la continuité des services indispensables.

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« Il n’y a pas eu de redescente post-électorale. La crise sanitaire nous maintient sous tension. » Au téléphone, le maire de Clamart Jean-Didier Berger l’admet sans fard : il n’a pas eu le loisir de souffler. Pour ce proche de la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, le bon résultat du premier tour (45,87 % des voix) est mis entre parenthèses.

Au stress de la campagne a succédé celui de la « guerre » contre la pandémie du Corovirus. Deux fois par jour, à 10h30 et 16h30, il fait le point avec son directeur de cabinet et le directeur général des services (DGS). Les seules réunions à ne pas être dématérialisées. Tout le reste se fait par téléphone. Dès 8h du matin, le portable ne cesse de sonner. Mercredi, le maire a raccroché aux environs de minuit.

Pénurie de masques

Entre deux appels, Jean-Didier Berger a visité les différents services, à commencer par la cuisine centrale, qui fournit les écoles accueillant les enfants des soignants. Aux membres de la police municipale, il a redit sa détermination à prévenir tout désordre. « On ne peut pas se permettre d’avoir de vols ou de braquages dans nos rues », insiste l’élu.

Il a chargé ses agents d’aider la police nationale à contrôler les allers et venues des 52 000 habitants tenus au confinement. Il faut aussi régler des questions plus techniques, comme la création de places d’arrêt-minute pour faciliter l’accès des malades aux locaux des professionnels de santé.

Après un entretien avec les responsables de Clamart-Habitat, Jean-Didier Berger a également décidé de faire désinfecter dès que possible toutes les cages d’escalier du parc social. Reste une inquiétude : le manque de masques pour les personnels du centre de santé communal. « Notre stock nous permet de tenir jusqu’à mercredi prochain. Au delà, on ne sait pas faire », admet l’élu.

Plan d’urgence

Cette pénurie préoccupe également Arnaud Robinet, son collègue de Reims. Celui-ci peut compter sur le soutien des grandes maisons de champagne, qui ont promis de céder leurs réserves de masques et de gel hydro-alcoolique. Le maire envoie des agents municipaux récupérer ces biens précieux et les redistribuer au centre hospitalier et aux cliniques de la ville.

Dans l’hôtel de ville fermé – seule une permanence de l’état-civil enregistre les naissances et les décès – la cellule de crise gère les problèmes les uns après les autres. Flanqué de son « dircab », le maire, réélu dimanche avec 66 % des suffrages, informe le DGS et ses adjoints des derniers échanges avec le préfet de la Marne.

Le département ne compte pour l’instant que 42 malades et deux décès. La communication est plus difficile avec les services de l’Education nationale. « Ils ont sans doute la tête sous l’eau », commente l’élu Les Républicains (LR). Il demande à ses collaborateurs une remontée précise du fonctionnement des services.

La ville et la métropole disposent-elles des ressources humaines suffisantes pour assurer les missions de base, comme le ramassage des ordures ou l’eau et l’assainissement ? « On prend des décisions de très court-terme, avec une visibilité de 12h à 24h », explique Arnaud Robinet.

Ainsi, à l’épicerie sociale de Reims, l’absence des bénévoles a été compensée par le renfort d’agents du centre communal d’action sociale (CCAS). « Mais s’ils tombaient malades, comment ferait-on demain ? », s’inquiète-t-il. Déjà, la police municipale est mise à contribution pour appeler les 500 personnes âgées isolées inscrites dans le fichier Canicule.

Chasse aux barbecues

A Chanaz, en Savoie, le maire a lui aussi procédé au recensement des habitants confinés. Sur le demi-millier d’habitants du village situé au bord du lac du Bourget, Yves Husson a identifié 25 personnes seules ou malades, éprouvant des difficultés à se déplacer. Cinq bénévoles se chargent de leur amener pain, nourriture et médicaments. Fermée au public, la mairie fonctionne à peu près normalement, grâce au télétravail de ses employés.

« On est en train d’en découvrir tout l’intérêt et il faudra en tirer les conclusions après la crise », note le septuagénaire, qui se prépare à un huitième mandat. Resté seul en mairie, il admet que le contact avec ses agents lui manque. Dans le village, certains l’ont même cru contraint à l’isolement par le Coronavirus !

Tout comme Yves Husson, Arnaud Robinet a accueilli avec soulagement la décision du gouvernement de reporter au moins à la mi-mai l’élection du maire par les conseils municipaux sortis des urnes dimanche dernier. « Nous obliger à réunir ce week-end autant de personnes dans une même salle était une aberration », plaident en chœur les deux élus. Qui ont bien d’autres chats à fouetter.

A Reims, la police municipale va intensifier les contrôles pour faire respecter les mesures de confinement dans les parcs du centre comme dans les quartiers sensibles de la ville. Avec la météo clémente, certains jeunes envisagent d’organiser des barbecues.

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