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Coronavirus

Masques de protection : les agents territoriaux sonnent l’alerte

Publié le 20/03/2020 • Par Arnaud Garrigues Isabelle Raynaud Mathilde Elie Solange de Fréminville • dans : A la Une RH, Actu prévention sécurité, France, Toute l'actu RH

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shintartanya / AdobeStock
Policiers municipaux, Atsem, travailleurs sociaux, aides à domicile, techniciens.... De nombreux agents territoriaux mobilisés pendant la période de crise s'inquiètent de ne pas être équipés de masques de protection face à la population. Les syndicats interpellent les pouvoirs publics et brandissent la menace du droit de retrait.

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Alerte ! Dans une lettre à Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, envoyée jeudi soir, le secrétaire général de la branche Services publics de FO, Dominique Régnier, s’indigne « des agissements inacceptables et intolérables de la part de certains élus locaux » et requiert du ministre qu’il intervienne auprès des édiles pour qu’ils appliquent les mesures prises par le gouvernement.

Pénurie de gel hydroalcoolique, absence de masques et de gants…, tous les syndicats pointent les défaillances dans la protection des agents, alors que des policiers municipaux, Atsem, travailleurs sociaux, aides à domicile, assistants familiaux, agents d’accueil, éboueurs, etc., sont en contact avec le public ou travaillent en équipe pour assurer la continuité des services.

La menace du droit de retrait

Natacha Pommet, secrétaire générale de la Fédération CGT services publics, relève, comme d’autres responsables syndicaux, notamment de la CFDT et de FO, que « des agents sont en poste, alors qu’ils devraient être confinés. » Selon plusieurs témoignages, des agents sont, par exemple, affectés à des tâches d’entretien qui ne sont pas nécessaires à la continuité des services publics. Et « les Atsem qui gardent les enfants des personnels soignants et n’ont aucun moyen de protection ?, interroge Claire Le Calonnec, secrétaire générale d’Interco-CFDT. Elles ont peur. On a dit à celles qui ont des pathologies ou vivent avec des personnes âgées : protégez-vous ! restez chez vous ! »

Depuis quelques jours, la CGT interpelle les préfets dans les départements où on lui signale des cas inquiétants. En cas de danger grave et imminent, si des moyens de protection ne sont pas mis à leur disposition, les agents sont incités par la CGT, la CFDT, FO territoriaux, à faire connaître leur droit de retrait et à l’exercer.

Les arbitrages de Bercy toujours attendus

Le risque pèse également dans le secteur professionnel de l’eau. La Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E) discute avec Bercy pour obtenir ces équipements (il en faudrait pour ce secteur 500 000 par semaine), sachant que même si ces services publics ne figurent pas parmi les premiers équipés, ils sont considérés comme importants. « Mais toutes les professions sont en train de faire remonter leurs attentes au ministère de l’Economie, et pour l’instant, ce n’est pas encore décidé … », regrette son délégué général, Tristan Matthieu.

Secteur professionnel particulièrement exposé, les services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) doivent être approvisionnés. Mais dans les faits, les livraisons sont plus que rares. « C’est une bagarre pour les récupérer », résume le président du Bas-Rhin, Frédéric Bierry. Dans l’Allier, le directeur général adjoint, en charge des Solidarités, Nans Mollaret a dû réserver, mi-mars, les 1500 masques à la PMI. « Ils en ont encore moins à l’hôpital de Vichy », relate-t-il… Le conseil départemental a donc fait tourner le patron de masque en tissu, édité par le centre hospitalier de Grenoble. « C’est aussi un moyen d’occuper les personnes pendant le confinement », sourit le DGA. D’autant que l’efficacité de ces masques fait débat

Le risque de contamination

S’ils sont prêts à assumer leur mission dans ce contexte de crise, les policiers municipaux réclament eux aussi que des moyens soient mis en œuvre pour assurer leur sécurité sanitaire. « Le président de la République a été très clair : nous sommes en guerre, souligne Jean-Michel Weiss, secrétaire général du syndicat FA-FPT en charge des polices municipales. Mais nous devons avoir les moyens de combattre ce fléau. »

« Les conditions de notre métier l’imposent, appuie Patrick Lefèvre, secrétaire général FO PM. Lors des interventions, les policiers municipaux peuvent être en contact très rapproché avec des individus qui ne respectent pas toujours les distances de sécurité. Il faudrait aussi s’assurer que les polices municipales disposent de locaux pour que les agents se changent dans de bonnes conditions de sécurité sanitaire, qu’ils puissent laisser leurs tenues sur place, qu’ils disposent de produits de désinfection… »

A Beauvais par exemple, il n’existe pas encore de protocole clairement défini mais la ville a mis en place plusieurs mesures spécifiques. Les agents sont deux, au lieu de trois, par véhicule afin d’éviter le confinement. Ils disposent de masques et de gants en cas d’intervention sur une personne qui présente des symptômes et les agents ont reçu la consigne de laver leur tenue chaque jour. Même dispositif à La Grande-Motte où il est demandé d’éviter les contacts prolongés avec les gendarmes et les pompiers hors interventions urgentes et de ne pas transporter d’objets entre le lieu de résidence et le lieu d’activité.

« Il est très important que les maires s’emparent de ce sujet, insiste Patrick Lefèvre. Si c’est pour envoyer les agents sur le terrain et que dans quinze jours ils tombent malades les uns après les autres ce n’est pas possible. Pour eux et pour leurs familles. » A Toulouse, une trentaine de policiers municipaux ont d’ailleurs déjà été placés en confinement après que l’un de leurs collègues a été testé positif au Covid-19.

« Etat d’urgence » pour les sapeurs-pompiers

Du côté des sapeurs-pompiers aussi l’inquiétude plane. Alors que professionnels et volontaires sont en première ligne dans la prise en charge des personnes atteintes du Covid-19, ils réclament une protection à la hauteur de leur engagement. Dans un communiqué intitulé « Masques contre le coronavirus : état d’urgence ! » diffusé jeudi 19 mars, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) demande le déblocage sans délais de masques de la réserve nationale ou de Santé publique France.

« A l’heure du confinement général, un arbitrage clair doit être rendu par les autorités publiques pour afficher sans équivoque clairement les services et acteurs prioritaires en dotation, écrit la FNSPF. Dans les prochains jours, plusieurs services d’incendie et de secours seront en rupture de masques chirurgicaux  et FFP2. Les missions seront alors irréalisables », prévient-elle. Une alerte déjà émise quelques jours plus tôt par la fédération Autonome SPP-PATS, dans un courrier adressé au ministre de l’Intérieur par son président, Xavier Boy : «  Nous vous demandons solennellement de saisir sans délais le ministre des Solidarités et de la Santé afin que les sapeurs-pompiers ne soient pas les oubliés de la guerre. L’efficience de la réponse que nous apporterons à nos concitoyens se mesurera par la qualité des équipements de protection individuelle qui seront mis à notre disposition. »

La FNSPF demande par ailleurs qu’il soit donné aux préfets « les capacités d’initiative locale », soulignant qu’au-delà des masques, « c’est l’ensemble de l’approvisionnement des services de secours, de santé et de sécurité qui est en jeu ».

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