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Crise sanitaire

« Sur le jour de carence, l’Etat fait preuve d’un dogmatisme incompréhensible »

Publié le 19/03/2020 • Par Romain Mazon • dans : A la une, A la Une RH, France, Toute l'actu RH

theuret-johan
fabien calcavechia
Johan Theuret, président de l'Association des DRH des grandes collectivités revient, après trois jours de confinement du pays, sur la réaction des services publics locaux. Il s'insurge aussi que l'Etat maintienne le jour de carence pour les fonctionnaires.

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Après trois jours d’arrêt brutal de l’activité dans le pays, quelles remontées avez-vous, par le réseau de l’ANDRHGCT, sur ce qui se passe dans les collectivités ?

Le service public local a assuré, et il assume, avec une activation des plans de continuité d’activité dans un temps extrêmement court. Le retour qu’on a, c’est que toutes les collectivités locales ont été très réactives sur ces PCA, qui étaient pourtant souvent dans les cartons, ou même pas, parfois. Il ne faut pas oublier que cela intervient, pour les communes et les intercos, en même temps que le premier tour des élections municipales ! C’est franchement un exploit. Le versant hospitalier et le versant territorial ont répondu présent.

Evidemment, il y aura le temps de l’évaluation, des retours d’expériences, mais aujourd’hui, ce qui est impressionnant, c’est que la machine s’est arrêtée, en mode service minimum, tout en continuant les services vitaux et essentiels, et en créant les nouveaux services, comme ceux en soutien au secteur hospitalier, avec les modes de garde pour les enfants des agents du secteur hospitalier. Cela paraît simple, et pourtant, c’est compliqué, car il faut déterminer les lieux d’accueil, les capacités d’accueil…

Est-ce que ce n’est pas une vision un peu angélique ?

Ce qui est certain, c’est que c’est très dur, cela nécessite une mobilisation de tous les agents, et il y a tellement d’arbitrages à faire dans un temps tellement resserré qu’il y a forcément de bonnes et de mauvaises décisions qui sont prises. Mais en gestion de crise, tout ne peut pas être parfait, on le sait. La gestion de crise c’est la gestion et l’adaptation à l’incertitude. Donc évidemment, sur tout le territoire tout ne se passe pas de la même manière, mais toutes les collectivités ne sont pas au même niveau en termes de préparation sur leur PCA, et ne sont pas non plus impactées avec la même force par le virus.

Sur ce point des PCA, les collectivités étaient-elles prêtes ?

Avant tout, ils n’avaient quasiment jamais été activés, même quand ils existent. La dernière crise pour laquelle ils ont été activés, sauf situation locale particulière, c’est H1N1, et encore ils n’avaient pas été activés pleinement. Honnêtement, cela s’est mis en œuvre, avec peut-être un décalage entre ce que ces plans prévoyaient et leur adéquation avec les questions soulevées par cette crise précise, mais ils ont été activés. Et quand ils n’existaient pas, il y a eu une capacité à mettre en œuvre très rapide, à se mettre en mode gestion de crise.

Est-ce que l’Etat vous accompagne suffisamment, notamment pour vous donner les outils juridiques nécessaires à l’action ?

Malheureusement non. Il est dans des atermoiements juridiques qui n’ont pas lieu d’être, notamment sur la fin du jour de carence, qu’à ce jour il maintient pour les fonctionnaires, contre toute logique. L’Etat fait preuve d’un entêtement et d’un dogmatisme incompréhensible dans cette période. Et compte tenu de la durée probable de la crise, on ne peut pas mobiliser nos agents si en plus, en cas de maladie, ils auront une retenue d’une journée. Sans compter que ça alourdit la gestion administrative et que nous n’avons pas besoin de ça.

Rencontrez-vous d’autres blocages de ce type ?

L’Etat tarde à sortir une circulaire sur l’ASA spéciale crise sanitaire Covid-19. On a, là encore, un vide juridique incompréhensible. De notre côté, on ne se pose pas ces questions, et nous utilisons les textes antérieurs, pour agir ; mais à situation exceptionnelle, l’Etat doit pouvoir nous donner des réponses exceptionnelles ! L’administration centrale ne peut pas se poser éternellement de fausses questions juridiques : sur le terrain, les agents ne peuvent pas travailler, et il faut dont apporter une réponse, point. Il y a incontestablement un retard à l’allumage.

De même, sur la paye, on est amené à prendre énormément de décisions, on n’a pas à être tracassé sur des pièces justificatives, sur les services faits, etc. Idem pour le paiement des fournisseurs, en soutien à l’activité économique. N’oublions pas qu’on a fait partir, en deux ou trois jours, la plupart des agents de nos collectivités. On ne peut pas demander un traitement de la chaîne comptable comme dans un processus normal. L’Etat doit assouplir ses attentes et ses exigences !

Idem encore avec les attestations des agents qui doivent se déplacer pour les PCA : l’Etat les prévoit tout à coup, mais ne nous a jamais prévenu qu’il fallait les délivrer. Comment faisons-nous, maintenant que les agents sont chez eux ? Ici, à Rennes (1), nous mobilisons 1 500 agents pour le PCA : comment faire pour leur délivrer ces attestations ? Là encore, il y a une impréparation de l’Etat, qui n’a pas prévu de mode opératoire pour une obligation par ailleurs tout à fait logique.

Que se passe-t-il pour les vacataires, ou les contractuels employés par les collectivités ?

Des choix RH doivent être faits. Nous avons recommandé que les vacataires soient payés, et que les contractuels soient prolongés, sur mars et avril, et autant que nécessaire. On estime que c’est le pendant du chômage technique dans le secteur privé. Il faut éviter de mettre ces personnes en fragilité économique. D’autant que la puissance publique a la capacité à payer, nous avons la trésorerie. Ce n’est pas une nouvelle dépense, elle était prévue, budgétée. C’est important de conserver un lien avec ces personnes, que nous pourrons mobiliser pour la continuité des PCA. Globalement, la quasi-totalité des grosses collectivités ont fait ce choix-là.

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Note 01 Johan Theuret est aussi directeur général adjoint chargé du Pôle ressources Rennes Métropole et ville de Rennes Retour au texte

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