Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club finances

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club finances

Développement économique

Coronavirus : comment les régions participent à l’effort de guerre

Publié le 18/03/2020 • Par Cédric Néau Pascale Tessier • dans : A la Une finances, Actualité Club finances, France

stethoskop mit euro
Schlierner - Fotolia
Les régions mettent immédiatement 250 millions sur la table. Sans compter les aides directes et financements qu’elles vont maintenir pour soutenir des secteurs impactés. Revue de détail des différents dispositifs.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

D’une manière ou d’une autre, les collectivités seront appelées à participer à l’effort de guerre sanitaire lancé par l’État contre le coronavirus. Pour le financement direct de l’aide aux entreprises, les régions sont en première ligne. Leur association a annoncé mardi 17 mars que ses membres allaient abonder le fonds national de solidarité à hauteur de 250 millions d’euros, comme cela leur a été demandé par le Président de la République lors de son intervention du lundi 16 mars.

L’État et BpiFrance devraient de leur côté mettre 1,75 milliard dans ce fonds destiné à soulager les trésoreries dégradées des TPE de moins d’un million de chiffre d’affaires annuel et qui en auraient perdu plus de 70 % sur celui réalisé en mars. Une première vague de 1500 euros devrait rapidement arriver sur les comptes dans ces entreprises, qui sera suivie d’une deuxième vague d’aides plus ciblées, selon Régions de France.

L’association se concerte par ailleurs à la « création d’un second fonds local supplémentaire en faveur des autres secteurs qui ne seront pas concernés par les dispositifs de l’Etat, notamment les acteurs du tourisme, du sport ou encore de la culture » a déclaré Renaud Muselier, président de la Région Sud (ex Provence-Alpes-Côte d’Azur), président de Régions de France.

250 M€ et des aides directes aux secteurs fragilisés

Au regard de l’aide proposée par l’État de 45 milliards revendiquée par le gouvernement dont 35 milliards sont destinés à financer les reports ou annulations de charges sociales et fiscales (sauf TVA et impôt sur le revenu), la part des régions paraît réduite. Mais l’aide inscrite dans ce fonds national ne tient pas compte de celle prise à l’initiative des régions. Selon Alain Rousset, président de la région Nouvelle Aquitaine l’aide globale des régions pourrait doubler par rapport à l’apport initial de 250 M€ pour représenter environ 500 M€.

Pour Jules Nyssen, délégué général de l’association Régions de France, en effet, cette somme pourrait être atteinte, à terme, sur l’ensemble des dispositifs mis en place, de manière globale ou individuelle, par les régions. « 250 millions d’euros, c’est le maximum que l’on puisse faire sur une année. Il sera peut-être possible de renouveler une fois, si nécessaire, même si les présidents de région ne l’espèrent pas. »

Ces territoires ne peuvent mobiliser davantage d’une part car ils ne peuvent voter de budget en déséquilibre et d’autre part ils souhaitent soutenir directement les entreprises locales les plus fragilisées par la crise actuelle. Les paiements vont ainsi être maintenus aux entreprises de transport scolaire, ce qui représente plusieurs centaines de millions d’euros sur un seul mois. De même, quelque 250 millions seront versés aux instituts de formations, même si les enseignements sont annulés.

Chaque région va donc abonder le fonds de solidarité, à hauteur de ses disponibilités, bien que le contexte actuel impose aux services financiers de refaire nombre de calculs et d’arbitrages pour rentrer dans les clous budgétaires.

Nouvelle Aquitaine va par exemple débloquer 50 millions d’euros au total pour les entreprises, dont seulement 20 seront fléchés vers ce fonds. Selon la Tribune Bordeaux, 5 millions seront consacrés au secteur associatif, culturel et sportif, 10 M€ seront fléchés vers les prêts rebonds octroyés par BpiFrance pour améliorer la trésorerie des entreprises et 15 M€ financeront des prêts de la Région aux entreprises non éligibles aux prêts rebonds.

Aide à la relocalisation des usines installées en Asie

Même démarche dans les Hauts-de-France, qui met aussi 50 M€ dans l’escarcelle du fonds de solidarité, afin de soutenir directement les artisans, commerçants et artisans impactés par la crise liée au virus. Ce budget sera fléché de deux manières : il alimentera les aides directes régionales dédiées aux entreprises en difficulté, à hauteur de 30 millions, et augmentera les capacités de prêts supplémentaires auprès de BpiFrance, pour 20 millions d’euros. En outre, différentes mesures vont s’ajouter afin d’aider les sociétés : taux nuls, allongements ou différés de remboursement supplémentaire, réaménagement des créances régionales ou renforcement des capacités de garanties.

Grand Est se mobilise aussi pour le secteur économique, avec un prêt rebond de 25 millions d’euros dans un premier temps, à effet immédiat , afin de soutenir les entreprises en difficulté conjoncturelle. Outre les garanties bancaires qu’elle abondera, la région présidée par Jean Rottner veut aussi soutenir financièrement les entreprises qui opteraient pour la relocalisation de leurs chaînes de production actuellement en Asie.

Et plus si nécessaire…

Dix millions d’euros immédiatement, c’est ce que la région Bourgogne-Franche-Comté a prévu pour venir en aide à plus de 2000 entreprises de son territoire. Ils pourront être « renouvelés si nécessaire », assure la présidente Marie-Gite Dufay. De son côté, comme dans d’autres régions, l’Occitanie s’engage à maintenir la rémunération des demandeurs d’emplois inscrits à une formation régionale qui serait annulée en raison du contexte.

Cette région mobilise par ailleurs 13 millions d’euros pour renforcer son fonds de garantie destiné à soutenir la trésorerie des entreprises. En outre, avec BpiFrance, le territoire présidé par Carole Delga lance un prêt Rebond de 10 000 à 300 000€, à taux 0 % dont les remboursements pourront être différés puis échelonnés. Enfin, les entreprises pourront bénéficier d’un gel de leur remboursement d’avance, soit 60M€ d’encours actuellement.

Un fléchage vers les professionnels de santé

Dans la région Auvergne Rhône-Alpes, 20 M€ vont être réservés aux hôpitaux et professionnels de santé, et ce fonds sera « intégralement financé par la région ». Pour le président Laurent Wauquiez, il ne s’agit « que d’une première évaluation des besoins. Si nous devons agir plus, nous répondrons présents. » Cette somme doit permettre d’acheter du matériel ou de grouper des commandes. La région souhaite aussi mobiliser les 2400 étudiants infirmiers et mettre les locaux de leur école à disposition en renfort.

Enfin, si la région Sud (ex Provence Alpe Alpes Côte d’Azur) n’a pas encore sorti le chéquier, elle s’engage à apporter « très vite » la réponse nécessaire aux entrepreneurs, artisans et indépendants.

Tout comme la Normandie qui a prévu de redéployer le budget régional qu’elle consacre au secteur économique. Parallèlement, la région présidée par Hervé Morin met en place un moratoire permettant de suspendre automatiquement les remboursements de prêts accordés aux entreprises, avant même qu’elles le demandent.

Cet article est en relation avec le dossier

Réagir à cet article
Prochain Webinaire

A l'heure du confinement, comment organiser le télétravail avec les agents du secteur public

de La Rédaction de La Gazette

--
jours
--
heures
--
minutes
marche online

Aujourd'hui sur le Club finances

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

Coronavirus : comment les régions participent à l’effort de guerre

Votre e-mail ne sera pas publié

Club finances

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement