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Social

Coronavirus : Grenoble vient au secours des plus précaires pour l’hygiène et l’alimentation

Publié le 19/03/2020 • Par Séverine Cattiaux • dans : Régions

distribution-alimentaire-SDF
Windofchange64 / AdobeStock
A l’heure du confinement général, privant pour partie la société de l’action des bénévoles, la Ville de Grenoble prend le relais notamment sur les volets « hygiène » et « alimentation » des sans abris et personnes précaires. Et d’exhorter l’Etat à lui prêter main forte et à assurer le confinement des sans-abris.

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« Nous avons la chance de disposer d’un cuisine centrale en régie, et de douches municipales, met en exergue Maud Tavel, adjointe aux Ressources humaines de Grenoble. Cela nous confère le pouvoir d’agir, mais aussi de la souplesse et de la réactivité ». Car suite à l’épidémie du coronavirus, les associations d’aide humanitaire ont en grande partie fermé leurs portes les unes après les autres. Les bénévoles, dont bon nombre sont en outre d’un certain âge, sont désormais confinés chez eux. Pour les mêmes raisons, des associations proposant des douches aux sans abris ont baissé leurs rideaux.

Qui alors pour venir apporter aux plus précaires ces aides de première nécessité ? Le service public, en particulier la Ville de Grenoble, qui s’organise pour prendre le relais. Ce qui n’est toutefois pas une mince affaire…

Douches gratuites

Sur le volet « douches », la Ville évalue entre trois et quatre cents le nombre de sans abris, circulant en ville, ayant besoin de faire leurs toilettes chaque jour. « Il faut aussi ajouter les 600 personnes prises en charge dans le dispositif hivernal » lance Mondane Jactat, adjointe à la santé. Au vu des circonstances, la Ville a rendu ce service gratuit.

Le surcroît d’activité engendré a requis un renfort de personnel. D’un agent, l’équipe est passée à six personnes, et plusieurs équipes d’agents se relaient. Ouvert 6 jours par semaine, en continue de 9h à 13h, l’amplitude horaire pourrait augmenter, car seulement trois personnes à la fois accèdent aux douches, par mesure de précaution.

Cependant, face à la contagion du coronavirus, triplement propice dans un milieu aqueux, fréquenté et confiné, de sérieuses précautions d’hygiène sont à prendre, tant pour les usagers que le personnel. L’Agence régionale de la santé et la direction générale de la cohésion sociale ont été saisis derechef par la Ville qui attend expressément des propositions et une aide logistique.

Livraisons de repas assurés aux sans abris

Sur la question de l’aide alimentaire, la commune se met en ordre de marche pour pallier la fermeture des associations caritatives, disposant d’une cuisine centrale en capacité de produire habituellement 12 000 repas par jour. « On ne manque pas de personnel, déclare Maud Tavel, jaugeant les effectifs actuels sur le terrain. L’activité de la restauration s’est en l’occurrence réduite, et nous ferons tourner les équipes. »

Très affairé, un cadre interrogé, ce mercredi matin, se montre toutefois prudent : « Nous répondrons aux besoins en fonction de nos capacités, et c’est au jour le jour que nous avisons » déclare-t-il. Pour sa part, Alain Denoyelle, adjoint à l’action sociale estime qu’il n’y aucune raison de s’inquiéter de l’approvisionnement en denrée de la cuisine centrale.

Semble bien davantage le préoccuper la livraison des repas, dont l’organisation n’est pas encore bien calée. Avec les moyens du bord, les deux premiers jours du confinement, la Ville a distribué aux sans abris, midi et soir, l’excédent de repas préparés aux scolaires. Pour le moment, la Ville a effectué ses livraisons sur deux sites connus des personnes en grande difficulté. « Une chance, il faisait beau, mais il va falloir convenir de plusieurs lieux de distribution très vite, afin d’éviter les rassemblements importants » prévient Alain Denoyelle.

Bénévoles indispensables

Dans cette optique, la Ville appelle urgemment l’Etat à la rescousse pour lui prêter main forte sur la logistique. D’autant qu’il faut assurer la vigilance vis-à-vis des convives et des bénévoles… Car si le mot d’ordre est au confinement, les bénévoles des associations demeurent indispensables pour aider à la distribution des repas, et sont bien présents sur le terrain. Une aide financière de l’Etat serait également la bienvenue, si la distribution de repas gratuits doit perdurer, estiment les élus.

Enfin, à l’instar de nombreuses associations de droit au logement, la Ville de Grenoble s’émeut que le chef de l’Etat ne se préoccupe toujours pas de la question du confinement nécessaire pour les sans abris. « Nous l’appelons à mettre tout en œuvre pour organiser la mise à l’abri des personnes vivant à la rue, dans le respect des normes sanitaires et sociales », martèlent Alain Denoyelle et Mondane Jactat, adjointe à la santé.

 

Continuer à porter les repas

Lors de la livraison des repas, les agents de la Ville sont particulièrement exposés au coronavirus. Ils sont plusieurs dizaines d’agents mobilisés pour acheminer les repas. Le nombre d’enfants présents dans les écoles – lesquelles n’accueillent plus que les enfants des personnels prioritaires – n’excède pas une cinquantaine. Ce chiffre pourrait toutefois augmenter, si la liste des personnels prioritaires venait à s’étoffer. En outre les lieux de livraison des écoles sont multiples.

Il faut enfin et surtout continuer à livrer environ 3000 repas aux personnes âgées à domicile ainsi que dans les maisons de retraite de la Ville. Sans parler que le service de portage de repas pourrait probablement être sollicité dans les jours par de nouveaux adhérents redoutant de sortir de chez eux…

Ne cachant pas que la situation est préoccupante et requiert une extrême prudence, Mondane Jactat, adjointe à la santé, se montre rassurante : « Les agents qui œuvrent au service de la cuisine centrale et qui distribuent les repas, ont l’habitude d’adopter des gestes d’hygiènes strictes auxquels ils doivent bien sûr ajouter les geste barrière. »

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