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Lutte contre l''exclusion

Coronavirus : le secteur de l’hébergement d’urgence en appelle aux collectivités locales

Publié le 18/03/2020 • Par Rouja Lazarova • dans : France

SDF-pauvrete-sans-abri-UNE
jean-louis Zimmermann / Flickr CC
Alors que le ministre de la Ville et du Logement, Julien Denormandie, rappelle que l’hébergement d’urgence est « un service public essentiel pour la cohésion nationale », le secteur est sous pression. Les associations appellent les collectivités à réquisitionner des immeubles vides ou à mettre à disposition des équipements.

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Le soulagement fut de courte durée. Jeudi dernier, le 12 mars, le gouvernement avait annoncé le prolongement du plan hivernal jusqu’à fin mai, maintenant ainsi en activité les 14 000 places d’hébergement hivernal, et interdisant les expulsions locatives. Les associations du secteur qui avaient revendiqué la mesure, ont exprimé leur soulagement. Cependant, aujourd’hui, elles sont face à une crise qui menace de les dépasser.

Un secteur jusqu’à présent oublié

Les professionnels de l’hébergement n’échappent pas à la situation dans le secteur social : manque de masques, de gel hydroalcoolique, de gants. « Ils s’exposent, eux, et ils deviennent vecteur de la contamination», explique Guillaume Cheruy, chargé de mission à la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS). Il relaye ce sentiment vécu par d’autres acteurs du social d’avoir été les oubliés de la « guerre » déclarée par le président de la république contre le coronavirus : manque de matériel, absence de mesures de garde ou de scolarisation des enfants du personnel, à l’image de celles prises en direction du corps médical. « On est les derniers sur la liste », regrette Guillaume Cheruy.

Une baisse brusque d’effectifs

Au sein de la Fédération, on estime que suite à la fermeture des établissements scolaires, le nombre d’équivalents temps pleins a baissé de 40% à 50%, les personnes devant garder leurs enfants. Cette baisse d’effectifs intervient alors que la vitesse de la propagation de l’épidémie augmente. « Il y aura du surcoût, lié au fait du renforcement du personnel, de l’achat de matériel spécifique. Nous aurons des charges supplémentaires. L’Etat a rassuré sur leur prise en charge, mais nous, on voudrait savoir dans quelles conditions et par quels moyens », insiste Guillaume Cheruy.

Des remises à la rue malgré le confinement

« Dans les centres d’hébergement d’urgence ou de réinsertion sociale, il faut faire des aménagements pour créer des places confinées pour les résidents qui présentent des symptômes. Cela va entraîner une diminution des places», observe Manuel Domergue, directeur des études à la Fondation Abbé Pierre. Cependant, les deux professionnels s’accordent pour dire que la vraie urgence ce sont les hôtels sociaux où des familles s’entassent dans des chambres hôtelières. Plus de 50 000 personnes y sont hébergées. A cela s’ajoute la menace de fermeture. « Dans de nombreuses régions, les hôtels sociaux risquent de fermer, à cause notamment du confinement de leur personnels. Actuellement, il y a des remises à la rue, ce qui contrevient au confinement total prôné par les autorités publiques», alerte Guillaume Cheruy.

Réquisitionner des lieux publics ou privés

Face à cette situation, les représentants des deux grandes associations en appellent aux pouvoirs publics, et notamment les collectivités territoriales, pour réquisitionner en urgence des bâtiments inoccupés ou  mobiliser leurs propres équipements. « Les collectivités peuvent faire l’inventaire des biens leur appartenant, notamment des bureaux vidés de leurs salariés, des gymnases, des salles de théâtre », énumère Manuel Domergue.

Les sans-abris toujours à la rue

Quant aux sans abris, ils continuent à être dans la rue, particulièrement exposés au coronavirus car ne pouvant pas appliquer les gestes barrière, notamment se laver régulièrement les mains. Hugo Si Hassen, chargé de mission Santé à la FAS, rappelle que ce sont des personnes qui ont souvent d’autres pathologies chroniques comme le diabète ou l’hypertension, ce qui augmente les risques de morbidité. Une des réponses viendrait des « centres de desserrement », censés héberger des sans abris présentant des symptômes mais ne nécessitant pas une hospitalisation. Le ministère du Logement annonce l’ouverture, « dans les prochains jours », de deux de ces centres à Paris pour un total de 150 places. 80 sites sont pré-identifiés par les préfets sur l’ensemble du territoire avec une capacité de 2875 places. Ces centres pourront également accueillir des personnes des centres d’hébergement d’urgence ou de réinsertion sociale.

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