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PETITE ENFANCE
Danger des écrans : la prévention commence par les parents
Michèle Foin | Actu expert santé social | France | Innovations et Territoires | Publié le 27/03/2020 | Mis à jour le 17/03/2020

Les enfants de moins de 3 ans sont exposés de plus en plus tôt aux écrans, avec des conséquences sur la motricité, le langage, le développement psychomoteur… Les professionnels de la petite enfance éprouvent de plus en plus de difficultés avec des jeunes enfants présentant des troubles divers. Les communes et départements sont au premier plan pour organiser la prévention auprès des parents, dans les crèches, haltes-garderies, relais d’assistants maternels…

Child with tablet on sofa

Ils ont 3 ans et n’ont pas acquis le langage. Ils ne réagissent pas à leur prénom, sont incapables d’inventer des jeux, peinent dans la motricité fine et globale… Un tableau clinique alarmant que dressent de nombreux professionnels de santé depuis l’apparition des tablettes et la généralisation des smartphones dans les foyers. Daniel Marcelli, président de la Société française de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, évoque un trouble neurodéveloppemental nouveau : celui de l’exposition précoce et excessive aux écrans. Des déséquilibres qui disparaissent lorsque les parents retirent les écrans suffisamment tôt.

Anne-Lise Ducanda est l’une des premières à avoir lancé l’alerte, en mars 2017. A l’époque, elle exerce au service de la lire ci-dessous [1]), nombreuses sont les communes à vouloir informer. Angers (153 000 hab.) est la première à avoir mené une campagne de prévention d’envergure. « Nos agents sont en difficulté, voire en souffrance ! Les directrices de crèche se retrouvent face à des enfants agités ou agressifs, de même que nos personnels dans les écoles », témoigne Caroline Fel, élue chargée de l’enfance et de la famille. L’adjointe crée donc en 2017 un groupe de travail baptisé « écrans » avec des parents et tous les acteurs de l’enfance et de l’éducation du territoire.

« 0-3 ans, zéro écran ».

« Si tous les professionnels s’accordaient sur le problème, les parents, eux, ne mesuraient pas l’impact sur le développement de leurs enfants. Il fallait donc les informer. Pour une ville, la voie de l’affichage s’imposait », explique-t-elle.

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