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Municipales 2020

« Le maire ne peut pas être un sauveur » – Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste

Publié le 13/03/2020 • Par Laura Fernandez Rodriguez • dans : France

Cynthia-Fleury
VV/LA GAZETTE
Dans un contexte où chacun peut faire l’expérience d’un sentiment de découragement, d’impuissance et de repli sur soi, le contrat social est éprouvé. Faut-il alors s’en remettre inconditionnellement à l’élu ? En aucun cas, sous peine de « désenchantement terrible », car les maires ne pourront pas tout résoudre.

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Comment résorber aujourd’hui la fracture démocratique et réconcilier les citoyens avec leurs représentants politiques ? Les élections municipales qui auront lieu les 15 et 22 mars ont un rôle éminemment important à jouer ; elles sont déterminantes pour la « démocratie de proximité », selon Cynthia Fleury, philosophe, psychanalyste, professeure titulaire de la chaire « humanités et santé » au Conservatoire national des arts et métiers, professeure aux Mines et membre du comité consultatif national d’éthique. Les municipales sont, en effet, l’occasion de prendre le pouls, de mesurer l’efficacité de la démocratie et de vérifier que nos institutions tiennent toujours debout. Car dans un contexte où chacun peut faire l’expérience d’un sentiment de découragement, d’impuissance et de repli sur soi, le contrat social est éprouvé. Cynthia Fleury le rappelle : dans une économie de « survie », de « relent ressentimiste », il est compliqué de fabriquer de la solidarité.

Au travers de la publication de plusieurs ouvrages, tels « Les Pathologies de la démocratie » (éd. Fayard, 2005), « La Fin du courage » (éd. Fayard, 2010) ou « Le Soin est un humanisme » (éd. Gallimard, 2019), Cynthia Fleury met en garde : « Plus on va vers une déflagration du contrat social, et plus le consentement à la démocratie est faible ». Faut-il alors s’en remettre inconditionnellement à l’élu ? En aucun cas, sous peine de « désenchantement terrible », car les maires ne pourront pas tout résoudre. Ils peuvent néanmoins ouvrir la « boîte noire » de la démocratie continue municipale pour impliquer davantage les citoyens, et, parfois, se positionner comme des lanceurs d’alerte. La philosophe et psychanalyste plaide pour une plus grande décentralisation et un plus grand recours à l’expérimentation.

Quels enjeux politiques clés identifiez-vous dans le cadre des élections municipales ? Est-ce que les citoyens ont un sentiment de confiscation de leur souveraineté ?

Les municipales sont un rendez-vous déterminant pour la démocratie de proximité. Dans un contexte de crise de la défiance envers toutes les formes de représentations, la représentation municipale reste la moins atteinte, parce qu’identifiée, incarnée : l’impact de cette action politique n’est pas nécessairement très grand, mais il est relativement immédiat, transformateur de la vie quotidienne. Les municipales permettent cela : une vérification du niveau d’efficacité de la démocratie. Les « gilets jaunes » ont été un symptôme du mal-être, de cette crise institutionnelle de la confiance, et les municipales sont l’occasion de contrôler que nos institutions de proximité tiennent néanmoins debout.

Outre cet enjeu « méta » de la confiance à restaurer, il y a aussi ceux de l’instant t, c’est-à-dire un

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