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Développement local

Les robots, de précieux alliés qui orientent et conseillent les touristes

Publié le 13/03/2020 • Par Judith Chetrit • dans : France, Innovations et Territoires

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Associés à l’automatisation de services existants, les robots représentent une opportunité de valoriser autrement un patrimoine en défaut d’attractivité. Avec un tour de table qui peut rassembler plusieurs collectivités soucieuses d’être au goût du jour, petites et grandes structures expérimentent chatbots et robots. La robotique est principalement utilisée pour guider et renseigner les visiteurs afin de mieux leur faire connaître l’histoire du territoire et l’offre touristique.

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Accueil des touristes, livraison de bagages, nettoyage de chambres d’hôtel… Dans le secteur privé du tourisme, les usages de robots les plus intéressants et loufoques font régulièrement l’objet d’expérimentations avant leur passage à plus grande échelle. Mais les collectivités mobilisent également la robotique physique et conversationnelle pour améliorer l’expérience des visiteurs ou le quotidien des agents.

Ainsi, la ville d’Autun (13 300 hab.), en Saône-et-Loire, a fait l’acquisition d’un robot pour son muséum d’histoire naturelle et le musée d’art Rolin. Ce robot de téléprésence n’a pas l’apparence d’un humain, il consiste en une tablette posée sur une structure sur roues à hauteur humaine. Doté d’un système de visioconférence et d’un haut-parleur, il sillonne les allées des musées depuis six ans afin de servir de porte d’entrée aux collections pour les publics scolaires les plus éloignés géographiquement. « Le robot n’est jamais seul dans les salles, il est accompagné d’un médiateur qui assure la visite », explique Anne Pasquet, chargée de projet « patrimoine ». Avec les élèves aux commandes pour guider les pas du robot et zoomer si besoin sur les œuvres, ce duo humain-technologie est jugé concluant par la municipalité pour valoriser son patrimoine et « œuvrer pour la démocratisation culturelle ». Avec deux subventions de la région Bourgogne – Franche-Comté et du ministère de la Culture, la ville n’a pris à sa charge qu’un cinquième de la facture de 53 000 euros.

Vitraux de la cathédrale

D’autres structures ne s’arrêtent pas à l’accueil et repensent le parcours des visiteurs qu’ils espèrent plus informés. Ainsi, la start-up française Ask Mona a contractualisé avec plusieurs communes pour développer des logiciels de conversation adossés à leurs lieux culturels les plus visités. Grâce à l’application connexe, la prise et l’envoi d’une photographie renvoient à l’histoire des vitraux de la cathédrale de Bourges (64 600 hab., Cher) dans laquelle un tiers des utilisateurs s’est servi plus d’une fois du chatbot pour comprendre les scènes peintes.

Dans les Yvelines, c’est sur la technologie de reconnaissance visuelle que la commune d’Andrésy (13 300 hab.) a misé pour son festival annuel en plein air Sculptures en l’île, afin de faciliter la diffusion rapide de renseignements supplémentaires sur les œuvres et les artistes. « Le champ des possibles est tellement large en matière d’outils numériques que les collectivités ont besoin de prioriser ce qui est le plus pertinent en fonction de l’audience reçue. Il faut aussi faire de la pédagogie auprès des élus et des agents pour qu’ils comprennent le processus d’apprentissage du logiciel et les questions des visiteurs auxquelles il ne pourra pas répondre », juge Marion Carré, cofondatrice de la start-up, qui propose des temps d’essais avant une éventuelle pérennisation. Ces chatbots jouent également le rôle d’assistants personnels pour préparer et aiguiller l’excursion à venir grâce à un générateur de réponses personnalisées mais prédéfinies sur un ton souvent léger et humoristique.

Francophone et anglophone

En Loire-Atlantique, un programme similaire, Aela, a été lancé à l’été 2018 pour promouvoir les activités nautiques du département pendant la période estivale. Grâce à quelques questions simples, cet outil disponible sur le site officiel et sur Facebook Messenger oriente les utilisateurs vers les prestataires les plus adaptés à leurs envies et niveaux, parmi la centaine d’offres existantes. « Le référencement est gratuit. Sans en faire un dispositif de réservation, nous voulions offrir une visibilité supplémentaire aux clubs qui n’ont pas de temps pour développer leur communication ou ne sont pas acculturés à ce type d’outil », précise Sakio Betayene, responsable du digital au sein de l’agence Loire-Atlantique développement. C’est aussi un moyen d’engager une conversation et de capter l’attention du public (lire ci-contre).

Une attention que ne démentirait pas François Castagner, à la tête de l’office de tourisme Porte de DrômArdèche (35 communes, 46 700 hab.) : en installant, au printemps 2018, un robot Pepper d’un mètre vingt à l’entrée du site, celui-ci a multiplié par 2,5 la fréquentation de l’espace situé en face du Palais idéal du facteur Cheval, l’attraction principale d’Hauterives (2 000 hab.). « Notre office a ouvert en 2017 mais les gens qui sortaient du palais passaient devant et ne rentraient pas pour découvrir d’autres destinations locales. J’ai à peine prononcé le mot robot devant le président de notre communauté de communes que c’était vendu ! » se rappelle-t-il. Financé à hauteur de 27 000 euros par la communauté de communes et le département de la Drôme, ce robot francophone et anglophone oriente depuis son torse tactile les touristes vers des randonnées, des produits locaux à acheter… Il prend même des selfies avec les plus amusés, qui lui serrent aussi la main.L’office était pourtant loin d’être désuet : « Nous avions déjà une borne extérieure pour accéder à des informations 24 heures sur 24, une table tactile avec une carte interactive du territoire et des écrans dynamiques », précise le directeur, qui a fait passer une conseillère d’accueil à temps plein et recruté un saisonnier supplémentaire afin de faire face à l’affluence.

A la chasse aux détritus marins

[Cassis (Bouches-du-Rhône) 7 300 habitants] Avant Saint-Tropez, Mayotte, Cannes et Monaco, la ville de Cassis a été la première collectivité à acheter un robot avec caméra embarquée, « Jellyfishbot », pour aspirer les déchets et hydrocarbures flottants à la surface des plans d’eau de sa zone de mouillage de la calanque de Port-Miou. « Quand il y a des animations l’été ou un coup de mistral qui va concentrer les détritus sur certaines zones, on retrouve beaucoup plus de macro-déchets comme des sacs et des bouteilles plastique », avance Pascal Sellier, le capitaine du port où le robot a ensuite été utilisé. Descendant jusqu’à 20 centimètres de profondeur, l’engin jaune de 70 centimètres conçu par une société locale dispose de plusieurs types de filets en fonction des détritus à enlever, notamment dans les zones exiguës, plus difficilement accessibles pour les salabres, sortes d’épuisettes maniées par les employés. « Nous l’utilisons plusieurs fois par semaine. Cela évite les manutentions longues et contraignantes », ajoute-t-il. A Cassis, cinq agents ont été formés au pilotage à distance, mais ils doivent déterminer en amont un schéma visuel de nettoyage car le robot doit circuler parmi les bateaux à quai, les amarres et les poutres. En une heure, le travail est fait, à l’aide d’un filet d’une vingtaine de litres. Certes, les plaisanciers et les touristes deviennent plus sensibles à la question environnementale, mais cela n’empêche pas l’équipe du port de tenir à jour un tableau sur le volume de déchets collecté.

Contact : Pascal Sellier , capitaine du port, 04.42.18.35.90.

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