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Aménagement urbain

Municipales : un appel aux candidats pour un urbanisme « frugal »

Publié le 04/03/2020 • Par Delphine Gerbeau • dans : France

ingenieur_batiment_urbanisme
Fotolia / Maxim_Kazmin
Passer les projets au prisme de l'impact écologique, réhabiliter plutôt que construire du neuf et densifier, c'est ce que prône depuis deux ans le Manifeste de la frugalité heureuse, dont les membres vont actuellement à la rencontre des candidats aux élections municipales.

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Créé il y a deux ans par trois professionnels de la construction – les architectes Dominique Gauzin Mûller et Philippe Madec, et Alain Bornarel, ingénieur – le Manifeste pour une frugalité heureuse et créative dans l’architecture et l’aménagement des territoires urbains et ruraux a depuis cumulé 8400 signatures, et est animé par 23 groupes locaux. Deux rencontres nationales ont été organisées, dont la dernière en novembre dernier, sur le thème « Faut-il encore construire ? Qu’en est-il de l’artificialisation des sols ? ».

« Dans nos métiers de la construction, nous avons pris l’habitude de travailler d’une certaine manière. Pas forcément des plus intéressantes pour l’avenir de la planète. Il faut changer nos modes de faire, nos choix de matériaux, nos process », résume l’un des trois initiateurs du Manifeste, Alain Bornarel.

En campagne

Profitant de la campagne des élections municipales, les groupes locaux partent à la rencontre des équipes des candidats, avec les quinze actions qui fondent le Manifeste, et qui relèvent en grande partie des collectivités territoriales.

Pour les soutiens du Manifeste, la priorité est de « sanctuariser les terres utiles socialement et environnementalement et donc, privilégier la réhabilitation du bâti existant sur toute autre forme de construction ». Elle rejoint l’objectif gouvernemental du Zéro artificialisation nette, sur lequel un groupe de travail lancé par le ministère de la Cohésion des territoires devrait prochainement rendre ses conclusions.

« Il y a une contradiction entre le fait de dire qu’il faut arrêter l’étalement urbain, alors qu’en même temps les besoins en logements, en services publics, en équipements, sont forts, résume Alain Bornarel. C’est pourquoi nous accompagnons la sanctuarisation des terrains qui ont une utilité sociale ou environnementale de solutions pour répondre à ces besoins : il faut privilégier la réhabilitation du parc existant avant d »envisager toute construction neuve, c’est la priorité des priorités. Par ailleurs, dans la plupart des milieux urbains, il y a des friches, des dents creuses, que l’on peut réinvestir ».

Des choix qui peuvent cependant être plus coûteux. « Je n’en suis pas sûr, économiquement parlant ce n’est pas toujours le cas. Et en terme de valorisation environnementale, d’émission de gaz à effet de serre, de bilan carbone, il n’y a pas photo ».

Changement de logique

Plus globalement, le Manifeste propose de changer de logique, pour faire de la transition écologique le vecteur de tous les projets. Il insiste sur la nécessité de « réaliser les travaux de bâtiment et d’aménagement de façon frugale, avec des matériaux locaux (bio-sourcés ou géo-sourcés) et des végétaux endémiques. »

Enfin les auteurs reviennent sur les rapports compliqués urbain – rural, et proposent que les nouvelles polarités ne soient plus seulement orientées vers la ville-centre, mais servent de charnière entre les différentes zones du territoire : urbaines, péri-urbaines, rurales.

« Les grandes métropoles se sont coupées de leur territoire, elles sont dans la mondialisation, les comportements seront certainement plus compliqués à changer que dans les villes moyennes et petites, beaucoup plus connectées à leurs proximités », juge Alain Bornarel, qui remarque qu’une bonne partie des signataires du Manifeste sont issus de ces petites villes et territoires ruraux.

Des projets commencent à sortir de terre, conçus selon cette philosophie d’un « urbanisme frugal ». Et dans les programmes des candidats, on commence en tout cas à percevoir cette attention à la préservation du foncier, à l’utilisation économe des terres, à d’autres façons de construire.

Il ne restera plus qu’à tenir les promesses une fois les candidats élus…

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