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Municipales 2020

Municipales : les sondages dans les médias locaux ont-ils bonne presse ?

Publié le 21/02/2020 • Par Clément Bouynet • dans : France

Journaux
D.R.
La question de l'influence des sondages sur les résultats revient à chaque élection nationale. Un peu moins dans le cadre des scrutins locaux. A tort. Le choix d'utiliser ou non les sondages n'est pas anodin car, qu'ils le veuillent ou non, les médias restent des acteurs de la campagne municipale.

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Au cyclisme, on appelle ça l’emballage final. Ce moment où, à l’approche de la ligne d’arrivée, les coureurs se bousculent, se jaugent, et basent leurs analyses sur tout un tas de critères subjectifs. Et qu’importe la photographie prise à l’entrée du dernier virage, il n’y a qu’une vérité. Celle du coureur qui recevra le bouquet. Les candidats aux élections municipales eux-aussi viennent d’entrer dans leur dernier tour de piste. Alors qu’il reste moins d’un mois avant le premier tour, il n’est pas toujours simple de faire l’état des forces en présence.

« Les citoyens sont toujours très intéressés par l’évolution de la course, ils veulent qu’elle soit mesurée », constate le politologue Roland Cayrol. La vraie question, c’est de savoir par qui. Evidemment, il semble difficile d’accorder beaucoup de crédit à des sondages commandés par les candidats eux-mêmes. Quid alors des sondages diffusés dans la presse quotidienne régionale (PQR) ? « Leur mission est d’apporter de l’information locale. Le sondage est un indicateur chiffré, donc la plupart des médias de PQR sont demandeurs pour enrichir leurs observations de terrain » analyse Jean-Philippe Dubrulle, directeur d’études à l’Institut français d’opinion publique (IFOP).

Problème d’assiette

Il existe pourtant des titres qui se refusent à utiliser le chiffrage des intentions de vote dans leurs colonnes. C’est le cas des journaux du groupe Centre France (La Montagne, le Populaire du Centre, La République du Centre…). Sandrine Thomas, la directrice des rédactions explique ce choix. « Par le passé, nous avons été un peu échaudés. En 2008, pour Aurillac, Brive et Montluçon, nous avions annoncé l’inverse de ce qui s’est passé. On a pris des coups de partout ». Pas si étonnant pour Roland Cayrol. « Les sondages municipaux n’ont pas le même degré de fiabilité que les sondages nationaux. Un écart de 6 ou 7 points n’est pas significatif si l’échantillonnage est faible ». Jean-Philippe Dubrulle abonde en ce sens. « En-dessous de 30 000 habitants, c’est compliqué de faire un sondage. Dans l’idéal, il faudrait au moins 1000 sondés, mais à partir de 600, les tendances commencent à être fiables ».

La fiabilité, c’est bien l’enjeu principal du recours à cet outil par les titres de PQR. « Nous devons veiller à rester crédibles » plaide Jean-Pierre Dorian, rédacteur en chef du groupe Sud Ouest (Sud Ouest, Dordogne Libre, La République des Pyrénées…). « Nous avons une politique minimaliste avec les sondages, nous n’en faisons que sur les villes où l’enjeu nous semble important et que nous sommes sûrs d’avoir une assiette suffisante ». Pour les élections 2020, cinq sondages ont été commandés, conjointement avec France Bleu, sur la zone de diffusion du quotidien. L’un d’eux, réalisé sur la situation de la ville de Bordeaux a d’ailleurs eu des conséquences directes sur le déroulé de la campagne.

Crédité de 7% des intentions de vote, l’ancien conseiller de François Hollande à l’Elysée, Vincent Feltesse, s’est retiré de la course. « J’ai été étonné qu’il ne se présente pas car souvent, les candidats ne nous attendent pas pour faire des sondages » rappelle Jean-Pierre Dorian. « En tant que journaliste, nous devons ne pas faire dire trop de choses à ces intentions de vote, et faire œuvre de déontologie ». Jean-Philippe Dubrulle corrobore ces propos. « Si le titre de PQR s’implique dans la conception du sondage, et qu’il est bien fait, je ne vois pas de souci de le publier ». Avant d’ajouter très vite, pour dissiper toute critique : « un sondage ne sera jamais une prédiction, mais une photo à un instant T. Il ne sert qu’à donner des tendances ».

Le sondage, l’excuse des perdants

Reste pour les titres de PQR à les infirmer ou les confirmer en allant au plus proche de la population. « Nous sommes des acteurs du traitement de la campagne municipale. Sur le terrain, on reçoit de nombreux signaux contradictoires, ce qui nous conforte dans le fait de ne pas avoir fait de sondages locaux » constate Sandrine Thomas. La directrice de la publication de Centre France l’assure, la démarche séduit : « les retours sont surprenants. Nos lecteurs veulent qu’on leur donne des éléments pour voter en conscience ».

Et indirectement, le groupe Centre France se borde des potentielles critiques post-élections, lorsque les candidats perdants trouvent dans le sondage un des facteurs d’explication de leur défaite. Trump, Brexit, autant de surprises électorales que les médias, s’appuyant sur les instituts de sondage, n’avaient pas su détecter. Ou du moins assez tard, comme le concède Jean-Philippe Dubrulle : « plus on se rapproche du jour de l’élection, plus le sondage est fiable car les électeurs gagnent en certitudes ».

« L’utilité des intentions de vote, c’est l’analyse des dynamiques » complète Jean-Pierre Dorian. Mobilisation ou temporisation, les candidats, quoi qu’ils en disent, restent très attentifs aux chiffres annoncés dans les médias locaux. « Les sondages produisent à la marge deux effets qui peuvent s’annihiler. Soit un effet moutonnier ou certains rejoignent le favori, soit un effet underdog, où le but est de résister à la vague » explique Roland Cayrol. Le tout en sachant pertinemment qu’au final, de nombreux électeurs feront leur choix dans l’isoloir.

De quoi relativiser la portée des intentions de vote ? Possible, pour Roland Cayrol. « Seulement 5 à 8% des votants considèrent que les sondages ont eu une importance dans leur vote ». Avant de s’empresser d’ajouter : « c’est une proportion faible. Mais dans les communes où l’élection se joue à quelques voix, cela peut faire la différence ».

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