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Communautarisme

Macron pose les bases de sa lutte contre « le séparatisme islamiste »

Publié le 19/02/2020 • Par Clément Bouynet • dans : France

Emmanuel Macron Mulhouse
D.R.
Si le président de la République a profité de son déplacement à Mulhouse pour exprimer sa volonté de combattre le séparatisme, il n'est guère rentré dans le détail des mesures envisagées. Il a néanmoins appelé au renforcement des collectivités et des associations pour développer des actions sociales, sportives, périscolaires, sanitaires ou culturelles.

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Définir avant d’agir. Si lors de son déplacement à Mulhouse, Emmanuel Macron n’a pas été prolixe en termes d’annonces, il a voulu poser « la base d’une philosophie » de lutte contre « le séparatisme islamiste ». Le président a d’ailleurs beaucoup insisté sur ce glissement sémantique, nécessaire pour éviter l’amalgame avec le communautarisme, beaucoup trop englobant. « Je ne suis pas à l’aise avec le mot de communautarisme. Nous pouvons avoir dans la République française des communautés. Elles sont une forme d’identité en plus qui est compatible avec la République et il ne s’agit pas ici de les stigmatiser ».

Poser les bons mots sur ce qu’Emmanuel Macron a qualifié de maux. « On a  le sentiment que parce que la République n’était pas toujours au rendez-vous de ses promesses, (…) des fractures se sont installées ». Accompagné de Christophe Castaner (Intérieur), Gabriel Attal (Jeunesse), Roxana Maracineanu (Sports) et Julien Denormandie (Logement), Emmanuel Macron a surtout pris le temps de dialoguer avec les habitants de Mulhouse. Il a déambulé dans Bourtzwiller, l’un des 47 quartiers de reconquête républicaine mis en place par Christophe Castaner en 2018.

Cette opération de communication confirme la priorité que l’exécutif fait de la lutte contre l’islam politique. En novembre dernier déjà, devant les Etats-généraux de la sécurité locale organisés par la Gazette des communes, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, avait lancé un appel aux élus locaux pour combattre ces dérives.

Le sujet va d’ailleurs prendre une place prépondérante dans l’agenda présidentiel. La semaine prochaine, Emmanuel Macron se déplacera, certainement en banlieue, pour préciser « sa philosophie ». Surtout, il tiendra un grand discours après les municipales, pour ne pas trop influer sur la campagne. Un calendrier que ne goûtent guère les opposants de la majorité. « Le chef de l’Etat fait une diversion au moment où arrive le texte de réforme des retraites dans l’hémicycle », a pesté Jean-Luc Mélenchon (LFI) sur Twitter. De son côté Bruno Retailleau (LR) a raillé sur BFM TV la méthode utilisée à Mulhouse. « Emmanuel Macron va faire ce qu’il fait de mieux depuis trois ans, il va faire un discours. Mais où sont ses actes ? ».

Des réponses en suspens

Concernant l’épineux problème du financement des lieux de culte, le président est resté flou. Et ce alors même qu’à Mulhouse, la construction de la mosquée An-Nour, ultra-moderne, avait suscité des débats. « La stratégie sera finalisée dans les prochaines semaines. Une partie se traduira par une loi. Des mesures fortes seront prises pour mieux contrôler les financements étrangers des lieux de culte, pour garantir leur pleine transparence ». La transparence, Emmanuel Macron souhaite la voir s’étendre à la formation des imams. « Nous avons hérité d’un système qu’on appelle souvent l’islam consulaire. Nous importons de manière récurrente des imams et des psalmodieurs, des imams formés et désignés par d’autres gouvernements. Nous allons progressivement sortir de ce système ».

Seule mesure d’application avec un terme précis, la fermeture des Elco (enseignements en langue et culture étrangère), dès la rentrée 2020. Mis en place dans les années 70, ce système permet à 9 pays de mettre à disposition à la France des enseignants pour des cours optionnels, et de les rétribuer. « Avec ce dispositif, nous avons de plus en plus d’enseignants qui ne parlent pas le français (…) et sur lesquels l’Education nationale n’a aucun regard. Nous irons vers un autre système, prévu par notre loi, les enseignements internationaux en langues étrangères (Eile) ». Le président ne s’est pas trop aventuré sur la question des écoles hors-contrat, rappelant simplement que le placement de Bourtzwiller en quartier de reconquête républicaine avait permis le contrôle de sept de ces établissements.

Quatre axes forts

Voilà pour les mesures annoncées. Si le chef de l’état assume « sa communication perlée », il a en revanche été clair sur les quatre axes de la lutte contre le séparatisme islamiste. D’abord, la lutte contre les influences étrangères, en particulier à l’école et les lieux de culte. Deuxièmement, favoriser une meilleure organisation du culte musulman. Vient ensuite la lutte contre toutes les manifestations du séparatisme islamiste, et enfin, le retour de la République « là où elle a un peu démissionné ». De quoi faire écho aux propos tenus par François Pupponi, député et ancien maire de Sarcelles  sur Europe 1. « L’élu local est seul, il n’est pas encadré par l’Etat ».

Les élus sollicités

A Mulhouse, le chef de l’Etat a semblé leur tendre la main. Réunis dans un gymnase, les élus et présidents d’associations ont longuement pu échanger avec Emmanuel Macron, conscient que la meilleure arme de lutte contre le séparatisme islamiste restait la prévention et la coopération avec les élus locaux.  « On va continuer à intensifier non seulement les moyens qu’on met en différenciant selon les quartiers, mais aussi systématiser le travail interministériel avec les élus, et toutes les formes de coopération ». Avant d’ajouter: « le séparatisme se nourrit de l’absence dans certains territoires d’une offre alternative dans le champ social, sportif, périscolaire, sanitaire, culturel. Il nous faut renforcer les associations, les collectivités territoriales, les services de l’Etat qui depuis tant d’années d’ailleurs agissent en ce sens ensemble pour faire plus encore ». Une ambition qui ne manquera sans doute pas de surprendre les acteurs de terrain et particulièrement des élus et des professionnels de la politique de la ville qui ne cessent de déplorer le silence de l’exécutif concernant la politique de la ville et ses moyens.

Les mêmes élus locaux suivront donc avec attention les éventuelles mesures qui seront annoncées dans les prochains jours.

La commission d’enquête du Sénat sur la lutte contre l’Islam radical doit notamment entendre ce jeudi 20 février le préfet Frédéric Rose, secrétaire général du comité interministériel de prévention de la délinquance et la radicalisation (CIPDR). Le comité est l’auteur d’un rapport que s’était procuré Le Point, dans lequel il envisageait les 4 axes présentés par Emmanuel Macron, et prévoyait leur application par le biais de 25 mesures. Reste à savoir lesquelles seront mises en œuvre.

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