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[PORTRAIT]

Rozenn Merrien, une bonne fée au service des enfants

Publié le 26/02/2020 • Par Julie Krassovsky • dans : France, Régions, Toute l'actu RH

rozenn merrien
Fabien Calcavechia/La Gazette
Sur fond d’animation et d’éducation, Rozenn Merrien, directrice « enfance » de la ville de Saint-Denis, trace la voie vers une politique éducative collaborative et inclusive. Depuis 2017, elle est présidente de l’Association nationale des directeurs et cadres de l’éducation des villes (Andev).

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La ville de Saint-Denis c’est une culture engagée, appuyée sur des valeurs populaires, qui consacre une part importante de ses dépenses à l’éducation et aux conditions de loisirs des jeunes. La commune la plus peuplée du département de la Seine-Saint-Denis affiche un caractère bien trempé, à l’image de Rozenn Merrien, sa directrice « enfance » depuis cinq ans. Un environnement favorable aux développements de projets. Tant mieux, la responsable n’en manque pas.

Elle a notamment conduit la mission de modernisation de l’organisation du service « éducation » dans une démarche participative. Pilote, mais surtout animatrice d’un collectif, il lui a fallu organiser le dialogue social, développer les plans de formation et mettre en place une stratégie d’accompagnement et de conduite du changement auprès de ses équipes (400 agents permanents et 1 000 animateurs vacataires). « Nos enjeux sont partagés sur la question du bien-être de l’enfant, de la citoyenneté engagée, de l’organisation inclusive, car il nous faut tenir compte de la fragilité sociale », explique-t-elle tout en jetant un œil à travers les larges fenêtres donnant sur la majestueuse basilique gothique. Un bureau tout confort dans lequel elle ne stationne généralement pas bien longtemps. Souvent en réunion, son objectif est que tout le monde échange : des animateurs en périscolaire interviennent en complémentarité des enseignants sur les apprentissages liés à la lecture ; un projet autour du plaisir de lire mené avec le salon du livre jeunesse de Montreuil… Modeste, la fonctionnaire ne s’en attribue pas tout le mérite. « J’ai la chance de travailler avec des agents qui sont dans la collectivité depuis longtemps et sont aussi très engagés auprès des publics. »

Ecole de terrain

Dans cette ville à la population jeune, l’éducation est un enjeu fort pour les familles qui y voient un moyen d’insertion pour leurs enfants. A ce titre, Rozenn Merrien se félicite de la généralisation des projets éducatifs territoriaux qui ont « légitimé la collectivité dans son rôle d’animation et de pilotage ».

Déjà à ses débuts, à Villeneuve-la-Garenne, elle gère les premiers contrats de ville : « Je devais structurer l’action du service en direction des publics jeunes. » Ce premier poste n’est en rien une découverte de l’univers périscolaire. Animatrice en centres de loisirs pendant toute la durée de ses études en sciences économiques, Rozenn Merrien sera même directrice d’accueil de loisirs, dans les Hauts-de-Seine, à Asnières, mais aussi à l’étranger. Une vraie école de terrain dont elle garde le souvenir « de la relation particulière qu’on noue avec les jeunes ». Une expérience qui la pousse à compléter sa formation par un master en sciences de l’éducation. Sa carrière est lancée.

La manager ne cessera ensuite d’étendre son champ de compétence. D’abord à Bois-Colombes, ville alors marquée par un renouvellement important de population, puis à Sannois. Elle assure ensuite pendant quatre ans la direction générale adjointe des services de la mairie de Jouy-le-Moutier. Un poste fonctionnel dont elle apprécie la dimension d’animation transversale. Mais les valeurs, notamment politiques, portées par la collectivité ne rencontrent pas les siennes. Elle y apprend cependant « la nécessité de manier le compromis dans [ses] fonctions, sans compromission ».De retour sur son cœur de métier à Saint-Denis, l’environnement lui correspond davantage. En zone urbaine et classée en politique de la ville, la municipalité avait tout pour l’attirer. « Le partenariat avec les familles dans l’élaboration des politiques éducatives est quelque chose de voulu à Saint-Denis, mais cela demande encore de l’acculturation », précise-t-elle. La directrice occupe aussi, depuis deux ans, la présidence de l’Association nationale des directeurs et cadres de l’éducation des villes. Ce réseau d’entraide organise les échanges entre territoires sur les méthodologies d’animation, les logiques pédagogiques, et ouvre aussi le débat sur l’inclusion et les dynamiques locales. « Rozenn impulse bien ce travail d’équipe et de partage, elle sait donner libre court à la créativité des uns et des autres », remarque Guillaume Pike. L’animateur de l’association chargé des partenariats se félicite de son action autour du congrès annuel. « Elle a instauré le leadership du territoire qui accueille cet événement et une vraie synergie entre lui et la commission permanente ».

Message politique

Une position légèrement nuancée par Janine Bouvat, la directrice de projet éducatif de la ville de La Ciotat, qui cordonne le réseau Sud Méditerranée. « Mon seul bémol est que le congrès soit devenu un objet qui prend beaucoup de place lors de notre instance nationale mensuelle. » L’organisation est certes chronophage. Mais Rozenn Merrien est infatigable. La directrice milite, à travers elle, pour « porter la voie de l’engagement des collectivités en matière d’éducation auprès des pouvoirs publics et de l’Etat ». En cela sa posture est territoriale « tout en faisant passer un message politique », complète Damien Berthilier, adjoint au maire de Villeurbanne et président du Réseau français des villes éducatives. « Rozenn a une vision plus large que son strict domaine de compétence, ce qui donne de l’épaisseur à sa fonction. »

Persuadée du bienfait des dynamiques collectives, la directrice déplore encore une position de l’Etat très verticale. Car Rozenn Merrien aimerait voir évoluer les politiques éducatives vers une « vraie participation des enfants, des jeunes, des associations et plus largement des usagers ». Sortir du prescriptif reste son leitmotiv.

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