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AMÉNAGEMENT RURAL
Comment améliorer l’offre de soins vétérinaires en milieu rural ?
Léna Jabre | Réponses ministérielles | Réponses ministérielles | Publié le 11/02/2020

Réponse du ministère de l’agriculture et de l’alimentation : La densité de vétérinaires en milieu rural est un sujet que le ministère de l’agriculture et de l’alimentation suit avec une vigilance particulière, tant elle est déterminante dans le dispositif de sécurité sanitaire, pour la santé animale et la santé publique.

C’est pourquoi depuis 2017, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation s’est engagé auprès de la profession agricole et de la profession vétérinaire dans une feuille de route pour le maintien des vétérinaires ruraux en productions animales, pour anticiper les évolutions démographiques du monde vétérinaire et assurer ainsi un maillage vétérinaire suffisant pour la santé animale et la santé publique.

Pour construire cette feuille de route, les professions agricoles et vétérinaires, accompagnées par l’État, ont identifié ensemble 33 actions à conduire, réunies en 8 axes stratégiques.

Ces axes et actions sont pilotés par des partenaires concernés par cette problématique en territoire rural (monde vétérinaire, professionnels de l’élevage, administrations de l’État).

Plusieurs actions ont pu d’ores et déjà être lancées. Il en est ainsi de la publication annuelle, par le conseil national de l’ordre des vétérinaires, d’un atlas démographique de la profession vétérinaire sur le territoire national. En 5ème année d’école vétérinaire, des stages tutorés de 18 semaines avec un co-partenariat école vétérinaire-cabinet vétérinaire ont été mis en place.

Ces stages tutorés ont vocation à orienter les élèves vétérinaires vers les productions animales. À ce jour, environ 80 élèves ont pu en bénéficier avec un financement du ministère de l’agriculture et de l’alimentation et 95 % ont fait le choix d’exercer, à l’issue de leurs études, en productions animales.

Les réflexions se poursuivent actuellement autour de deux autres leviers d’action :

D’autres pistes à l’étude, comme la téléconsultation ou la délégation d’actes vétérinaires à des non vétérinaires, devront obligatoirement passer par des adaptations réglementaires.

Enfin, les vétérinaires, pour pouvoir pleinement conseiller les éleveurs, devront pouvoir avoir un accès facilité aux données d’élevage.

REFERENCES


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