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Jeune maire, une espèce en voie de disparition

Publié le 06/02/2020 • Par Clément Bouynet • dans : France

Pierre-Emmanuel Bégny et Aurélie Corbineau ne se représenteront pas en mars prochain.
Pierre-Emmanuel Bégny et Aurélie Corbineau ne se représenteront pas en mars prochain. D.R.
La maison, le boulot, les enfants et la mairie. Une équation difficile pour les jeunes générations, qui osent de moins en moins s'investir dans un mandat municipal. Si jeunesse veut souvent dire inexpérience, elle ne signifie pourtant pas incompétence.

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« Vous n’allez pas confier la ville à un stagiaire ». Cette phrase, un jeune élu l’a entendu au moment des élections municipales de 2014. Alors qu’un maire sur deux a annoncé sa volonté de ne pas se représenter en mars prochain, il y a fort à parier qu’il n’y aura pas d’arrivée massive de la génération Y (entre 1981 et 1996) dans les exécutifs communaux. Un rapport d’étude de l’INJEP (Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire) montre notamment que si 12,6% des maires avaient moins de 40 ans en 1983, ils n’étaient plus que 3,8% en 2014.

Crise de vocation, difficulté d’exercice du mandat, pression financière et familiale, les freins à l’engagement des jeunes en politique au niveau communal sont nombreux. « Le mandat municipal est perçu comme celui d’un pouvoir notabiliaire daté, analyse Rémi Lefebvre, professeur de Sciences politiques à Lille. Cela pose un énorme problème de renouvellement ».

Un profil type

« Seulement 24% des moins de 40 ans s’inscrivent sur une liste suite à une démarche personnelle. La plupart du temps, il faut avoir un appui, être adoubé », explique Laurent Cardeux, co-auteur du rapport. Et généralement, ceux qui se lancent sont sur-qualifiés, sur-sélectionnées. « On se rend compte que souvent, les jeunes élus ont été sociabilisés très jeunes au monde politique. Leurs parents étaient élus, et eux-mêmes étaient délégués au collège, et très impliqués dans le monde associatif ».

Ce n’est pas le cas d’Aurélie Corbineau. Elle a été élue maire de Verdun-sur-Garonne, 4764 habitants, alors qu’elle n’avait que 31 ans et aucune prédestination à exercer cette responsabilité. « J’étais jeune et impliquée dans la vie de ma commune. Qu’est-ce qu’une personne de plus de 65 ans aurait apporté de plus que moi ? Alors je me suis dit, j’y vais ». Même son de cloche pour Pierre-Emmanuel Bégny. Il a été élu maire de Saâcy-sur-Marne, 1813 habitants, le jour de ses 30 ans. « Aucun membre de ma famille n’a jamais été élu, j’étais un peu l’OVNI. Pour plaisanter, on m’a dit, tu en prends pour six ans ferme, sans remise de peine ». A un âge où l’évolution de la carrière, la constitution d’une famille ou l’achat immobilier sont les priorités, l’engagement des jeunes élus ne va pas de soi.

Jetés directement dans le grand bain

Très vite, ils sont confrontés à l’exercice d’un mandat pour lequel il est difficile de se préparer. « Il y a un devoir de réussite qui leur incombe rapidement. Les jeunes élus ont l’impression de subir des sortes de rite de passage » insiste Isabelle Lacroix, co-auteure du rapport. « Cinq jours après mon accession au trône, je dois gérer un accident mortel devant l’école. On est immédiatement projeté dans ce mandat si particulier » souligne Pierre-Emmanuel Bégny. Il a décidé pourtant de ne pas se représenter en mars prochain. Il déplore le manque de soutien de l’Etat, et a décidé de se confier dans un livre. Aurélie Corbineau rendra aussi son écharpe. « Les indemnités ne compensent pas le salaire que je continuerais de toucher si j’avais continué de travailler dans ma société. Je ne gagne pas de prime pour l’emploi. J’ai grillé toutes mes économies, je ne peux plus continuer » déplore l’élue, favorable à un renouvellement de la classe politique.

Ces deux décisions vont pourtant à l’encontre des chiffres. Seulement un maire sur cinq de moins de 40 ans veut abandonner, signe de la capacité des jeunes générations à exercer pleinement ce mandat. « Il faudrait presque faire du marketing pour que les jeunes générations aillent investir la démocratie locale, c’est possible » plaide le maire de Saâcy-sur-Marne. La maire de Verdun-sur-Garonne abonde en ce sens : « Dans une commune, on fait beaucoup de gestion de projets, et une grande partie de ma génération en est capable. Surtout, il faut rappeler une chose : on peut être jeune mère et jeune maire ».

 

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