Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement
Club prévention sécurité

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement

icon Club prévention sécurité

Sécurité locale

« La priorité, c’est l’attractivité de la filière police municipale »

Publié le 04/02/2020 • Par Mathilde Elie • dans : A la Une prévention-sécurité, Actu prévention sécurité, France

Cédric Renaud
Cédric Renaud
Un mois avant les élections municipales et alors que la concertation sur le livre blanc de la sécurité se poursuit, l’Association nationale des cadres territoriaux de la sécurité s’apprête à rassembler son 3ème congrès annuel à Gerzat (63), jeudi 6 février. L'occasion Entretien avec son président, Cédric Renaud.

Ma Gazette

Sélectionnez vos thèmes et créez votre newsletter personnalisée

A la veille de son troisième congrès annuel qui aura lieu jeudi 6 février, à Gerzat (63), le président de l’Association nationale des cadres territoriaux de la sécurité (ANCTS), Cédric Renaud, passe en revue les différents sujets qui font l’actualité de la sécurité en ce début d’année : assises territoriales et livre blanc de la sécurité intérieure, proposition de loi sur le continuum de sécurité et élections municipales.

Vous avez présenté votre contribution au livre blanc sur la sécurité intérieure il y a quelques semaines. A la veille de votre congrès annuel, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Nous déplorons une forme d’immobilisme qui perdure d’année en année. Il y a onze ans, le préfet Ambroggiani remettait un rapport sur l’évolution des polices municipales. Force est de constater que des années plus tard la situation n’a pas évolué puisque nous nous interrogeons toujours sur les mêmes sujets, à savoir la prévention de la délinquance, le statut et les prérogatives des policiers municipaux et des gardes champêtres, le volet social… Ajoutez à cela le rapport sur le continuum de sécurité rendu en septembre 2018 par les députés Alice Thourot (LREM) et Jean-Michel Fauvergue (LREM), puis un nouveau livre blanc sur la sécurité intérieure. Tout cela manque de concrétisation.

Parmi plus de 130 propositions adressées au ministère de l’Intérieur, quelles sont vos priorités ?

L’une des priorités selon l’ANCTS est de rendre la profession plus attractive. Les besoins en effectifs augmentent de manière exponentielle et les communes, qui ont énormément de mal à recruter dans les trois catégories, se livrent à de véritables enchères.

Nous pensons qu’il faut faire de la carrière de policier municipal une carrière complète en rendant attractive la catégorie A pour qu’elle représente une perspective raisonnable et attirante pour les catégories B et C.

Nous prônons aussi la création d’un deuxième cadre d’emploi et l’alignement des grilles indiciaires sur les autres filières de la fonction publique territoriale. Il ne s’agit pas d’une demande de traitement particulier mais juste d’un alignement sur les autres filières administratives et techniques qui, en catégorie A, comprennent toutes un cadre d’emploi d’encadrement et un cadre de direction et de conception.

La deuxième priorité est la mise en cohérence du statut des agents territoriaux dans tous les domaines avec les missions exercées aujourd’hui. Par exemple, les coordonnateurs des CLSPD, qui traitent de la prévention de la radicalisation, ne bénéficient d’aucune protection juridique si ce n’est la charte du secret partagé…

Et il y a là un paradoxe que nous dénonçons : l’Etat confie toujours plus de missions aux collectivités territoriales, fait du maire le pivot de la prévention de la délinquance, demande aux agents de participer aux cellules de prévention de la radicalisation au niveau départemental, de fonder des conseils intercommunaux de prévention de la délinquance dans lesquels ont inscrit des contrats de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, mais sans en donner les moyens aux agents. Les cadres ne s’y refusent pas mais ils veulent disposer des moyens et des prérogatives pour cela.

Les députés Alice Thourot et Jean-Michel Fauvergue ont déposé il y a deux semaines une proposition de loi qui s’appuie sur leur rapport sur le continuum de sécurité. Vous vous interrogez sur le timing…

Effectivement nous sommes complètement perdus. Nous avions reçu il y a un an la députée Alice Thourot. Elle était alors très confiante sur la mise en oeuvre des propositions. Même si nous n’étions pas d’accord sur tout, cela avait le mérite de poser des questions et nous pensions que la concrétisation aurait lieu. Au lieu de cela nous repartons sur un livre blanc qui tient compte de ce rapport… De plus, sommes en plein milieu des assises territoriales de la sécurité intérieure et une proposition de loi est émise… Personne n’en n’était averti. Nous trouvons qu’il y a clairement un manque de concertation et de coordination au niveau des élus et du gouvernement. Sur ce point nous demandons des éclaircissements.

Sur le fond, nous nous interrogeons notamment sur l’opportunité de donner la possibilité aux policiers municipaux de constater les défauts de permis de conduire ou d’assurance. Après le constat, que pourra faire l’agent mis à part le remettre à un officier de police judiciaire ? Cela manque de cohérence et pour être efficace sur le terrain, cette mesure doit s’accompagner d’une évolution de la qualification juridique et des leviers procéduraux qui vont avec.

A deux mois des municipales, les programmes des candidats en matière de sécurité se ressemblent beaucoup… Pensez-vous qu’ils proposent tous la même chose ?

Aujourd’hui, et c’est une différence fondamentale par rapport au scrutin de 2014, l’existence des polices municipales ne fait quasiment plus débat. Elles sont rentrées dans les mœurs et cela transcende la plupart des tendances politiques.

En revanche, ce sont la doctrine d’emploi et les missions confiées aux policiers municipaux qui diffèrent d’un territoire à l’autre. Car il ne faut pas oublier que c’est l’élu qui donne le cap. Au-delà du cadre horaire et de l’équipement, il faut dire aux agents dans quel cadre ils s’inscrivent : une collaboration avec les forces de l’Etat avec des conséquences en termes d’encadrement, ou des missions qui relèvent davantage des pouvoirs de police municipale comme le stationnement ou la salubrité.

Cela aboutit à une spécialisation des policiers municipaux avec l’émergence de fonctions support (centre de supervision urbain et salle de commandement, unités en charge de l’achat et de la gestion de l’armement au niveau intercommunal…)

Réagir à cet article Vous avez une question ? Posez-la à notre juriste

Nos offres d'emploi

Plus de 1000 offres d'emploi !

TOUTES LES OFFRES D'EMPLOI
marche online

Aujourd'hui sur le Club prévention-sécurité

Nos services

Prépa concours

CAP

Évènements

Gazette

Formations

Gazette

Commentaires

« La priorité, c’est l’attractivité de la filière police municipale »

Votre e-mail ne sera pas publié

Club prévention sécurité

Déjà inscrit(e) ?

Mot de passe oublié ?

Identifiant et/ou mot de passe non valides

Nous n’avons pas reconnu votre email, veuillez indiquer un email valide, utilisé lors de la création de votre compte.

Un message avec vos codes d'accès vous a été envoyé par mail.

Pas encore inscrit(e) ?

Inscrivez-vous pour accéder aux services de LaGazette.fr et à la gestion de vos Newsletters et Alertes.

M'inscrire gratuitement