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[ENTRETIEN] Protection de l'enfance

« La protection de l’enfance reste une compétence partagée entre l’Etat et les départements »

Publié le 03/02/2020 • Par Isabelle Raynaud • dans : A la une, France

Adrien-taquet-gouvfr
gouvernement.fr
Le secrétaire d'Etat en charge de la protection de l'enfance, Adrien Taquet, présente ce lundi 3 février les 30 départements qui contractualiseront dès 2020 avec l'Etat pour améliorer la vie des enfants suivis par l'aide sociale à l'enfance. La Gazette l'a rencontré pour faire le point sur les réformes prévues.

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Vous annoncez ce 3 février les 30 premiers départements qui contractualisent avec l’Etat sur la protection de l’enfance. Comment les avez-vous choisis ?

Dans le cadre de la Stratégie présentée le 14 octobre, nous avions plusieurs critères qui constituent un socle de base. Il fallait que la réponse des départements candidats couvre les quatre champs prioritaires de la Stratégie nationale de prévention et de protection de l’enfance – prévention, rupture des parcours, garantie des droits et accompagnement vers l’autonomie. En particulier, les départements devaient s’engager sur l’investissement dans la PMI (protection maternelle et infantile) et proposer des solutions pour la prise en charge du handicap, en accompagnement les 30% d’enfants qui ont une reconnaissance par la MDPH (maison départementale des personnes handicapées).

Les départements avaient un mois pour répondre, 62 l’ont fait. Nous avons reçu dans la majorité des cas un dossier faisant une analyse de la situation du territoire, avec les faiblesses et les réponses possibles. Pour choisir les 30 départements, nous avons utilisé plusieurs critères. Nous avons d’abord priorisé les territoires qui cumulaient un certain nombre de difficultés dans le champ de la protection de l’enfance. Puis, ceux qui proposaient des réponses adaptées aux problèmes spécifiques au territoire ou qui voulaient faire davantage de prévention. Pour les conseils départementaux moins touchés par un taux de pauvreté important, nous avons choisi les démarches volontaristes et innovantes. Nous avons également veillé à ce que figurent dans la liste des territoires urbains et ruraux. Cette première sélection ne remet pas en cause la qualité des autres candidatures. Nous allons bien entendu continuer à approfondir ces dernières avec les départements en question.

Les départements ont eu peu de temps pour répondre. N’allez-vous pas aider ceux qui avaient déjà une politique de protection de l’enfance plus avancée et qui étaient capables de proposer des projets en quelques jours ?

Dans les courriers de réponse que j’ai lus, il y avait une vraie force de proposition et des intentions claires. Cela traduit à mon sens le regain d’intérêt politique et médiatique dont la protection de l’enfance fait l’objet depuis un an. Les départements n’ont pas attendu le courrier pour se demander ce qu’ils allaient faire, leurs projets s’inscrivent dans des réflexions locales et partenariales de long terme. Et tout le travail commun accompli ces derniers mois a permis de réfléchir à de nouveaux moyens d’avancer.

N’est-ce pas frustrant que votre sujet n’arrive dans l’actualité que par le « mauvais côté » alors que cela se passe bien la plupart du temps ?

Il faut en effet le rappeler. Si face à l’émotion, on ne peut pas dire en première intention « Vous savez, les choses se passent bien aussi ! », j’ai assez rapidement rappelé que notre système sauve des dizaines de milliers d’enfants tous les ans. Ce qui a été positif, après le documentaire de Zone interdite sur M6, c’est que des jeunes ont pris la parole et ont dit que l’Aide sociale à l’enfance, telle qu’ils l’avaient vécue, ce n’était pas cela.

Mais il est certain qu’il faut être intransigeant sur un système censé protéger les enfants. Et il y a plusieurs sujets qui se posent et sur lesquels nous devons collectivement travailler : celui des signalements des cas de maltraitance quelle qu’en soit la nature ; et, comme on le voit dans le documentaire, celui de la mobilisation d’une prise en charge adaptée. Dans Zone interdite, l’histoire de Francine, cette jeune femme qui souffre d’une déficience mentale, est révélatrice : le sujet n’est pas la formation des professionnels pour la prendre en charge, le sujet est qu’elle ne devrait pas être hébergée dans un foyer comme celui-ci. Nous manquons cruellement de modes de prise en charge qui croisent le social et le médico-social, ces deux secteurs restant très cloisonnés dans notre pays.

Certains craignent une volonté cachée de recentralisation de la protection de l’enfance. Que répondez-vous ?

Il n’y a pas de volonté cachée. L’Etat et les départements ont leur place respective : la décentralisation ne suppose pas, n’a jamais supposé la fin de l’intervention de l’Etat. Mais celle-ci doit trouver des moyens innovants de s’appliquer. A ce titre, la création d’un secrétariat d’Etat a pu être mal comprise par certains départements, institutionnellement parlant. J’assume de dire que nous ne parviendrons pas à améliorer la situation de ces enfants sans être aussi exigeant vis-à-vis de nous-mêmes que vis-à-vis des conseils départementaux. La protection de l’enfance reste une compétence partagée ne serait-ce qu’en raison de l’intervention du juge. Ma vision du rôle de l’Etat et de l’articulation entre l’Etat et les départements se découpe en trois blocs.

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