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Logement

La Fondation Abbé Pierre met le projecteur sur les personnes seules

Publié le 31/01/2020 • Par Rouja Lazarova • dans : France

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Warreng Wong by Stocksnap
D’année en année, la Fondation Abbé Pierre pour le logement des personnes défavorisées reconduit les mêmes chiffres inquiétants : 4 millions de personnes sont mal logées en France. Le 31 janvier, elle présentait son 25e rapport, consacré à la situation des ménages unipersonnels face au mal logement. L’augmentation de leur nombre dans la société française ne trouve pas de réponse adéquate dans les politiques publiques.

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Le 31 janvier, l’ambiance était moins électrisée dans la salle Grande-Arche à la Défense que l’année dernière, lorsque la présentation traditionnelle du rapport de la Fondation Abbé Pierre se déroulait en pleine crise de gilets jaunes. Les sujets évoqués n’étaient pas pour autant moins graves – le mal logement en France sévit, et les politiques publiques ne parviennent toujours pas à l’éradiquer. A commencer par celle consacrée à la transition écologique et à la rénovation énergétique des bâtiments, et notamment des 7 millions passoires thermiques. Nicolas Hulot était là d’ailleurs pour présenter le Pacte écologique et social du pouvoir de vivre, rassemblant 55 associations et syndicats.

Quelques tristes records

Comme chaque année, le rapport de la FAP, présenté par son délégué général Christophe Robert, présente quelques chiffres qui illustrent la crise du mal logement. En 2019, le nombre de nuitées hôtelières (49 733) a augmenté de 7% par rapport à 2018. Fin 2018, il y avait 2 113 000 ménages en attente de logement social (+3% par rapport à 2017). Enfin, les expulsions locatives avec concours de la force publique ont cru de 3% pour s’établir, fin 2018, à 15 993 ménages.

Focus sur les personnes seules

C’est une réalité démographique – les personnes vivant seules sont en hausse, passant de 20 à 35% de l’ensemble des ménages entre 1962 et 2013. Depuis 2010, elles constituent la majorité relative de la population française. « Or habiter seul, au même titre que l’isolement social, est un facteur aggravant face au mal logement », témoigne Manuel Domergue, directeur des études à la Fondation Abbé Pierre. D’où l’importance, selon lui, d’éclairer cette question émergente.

Une part croissante des personnes seules

Trois tendances majeures contribuent au phénomène. D’abord, les jeunes se mettent en couple plus tardivement : 7 ans de plus par rapport à 1994. Ensuite, les ruptures conjugales sont en hausse. En 2016, 128 000 divorces ont été prononcés et 46,7 % des mariages se concluaient par un divorce, selon l’INSEE. Enfin, avec l’augmentation de la durée de vie, le veuvage concerne un nombre croissant d’individus, notamment les femmes (11,4% parmi elles étaient veuves en 2018 contre 3% des hommes). A cela s’ajoutent la mobilité géographique subie (par exemples les saisonniers) ou les personnes immigrées.

La solitude précarise

Les ruptures familiales coïncident souvent avec des baisses de niveau de vie et des périodes de souffrance psychologique. La précarisation concerne davantage les femmes – 20% d’entre elles tombent en dessous du seuil de pauvreté après une rupture contre 5% des hommes.Enfin, les personnes seules sont plus touchés par le sans-abrisme – en 2012, ils représentaient 65% des sans domicile.

Un parc de logements inadapté

« La typologie du parc du logement est pensée autour de la famille. Elle évolue moins vite que la démographie. Or le modèle familial devient minoritaire, les couples avec deux enfants ne représentent que plus 12% des ménages», constate Manuel Domergue. En 2016, seuls 18,6% des logements étaient des T1 et de T2, en augmentation de quelques 0,5 points par rapport à 2011. De plus, si les petits logements sont plus présents dans le parc locatif privé (55%), ils le sont peu dans le parc social (25%) où près de la moitié de la demande de HLM (918 000) émanent de personnes seules. Et le taux de succès de ces demandes est de 19% alors qu’il est de 26% pour les ménages de 2 et de 3 personnes.

Des maires frileux face au phénomène

« Il y a un début de prise de conscience tardive et pas généralisée du problème. Les élus locaux ont le fantasme de la famille, le public cible à faire revenir dans leur commune. C’est elles qui permettent aux écoles de ne pas fermer », estime Manuel Domergue. Selon lui, à l’exception des très grandes villes, la personne seule n’est pas vue comme légitime sur un territoire. Le rapport de la FAP vise précisément à démontrer cette légitimité.

Le Logement d’abord peine à donner des résultats

Le plan quinquennal pour le logement d’abord a également été longuement abordé au cours de la journée. Il pourrait constituer une réponse au phénomène. « Cependant, à ce stade, il peine à changer d’échelle », a affirmé Christophe Robert. Il a rappelé que la production de logements locatifs très abordables (les PLAI) en 2018 n’a été que de 33 000, alors que les objectifs du plan sont de 40 000. L’attribution de logements sociaux aux personnes hébergées en structure d’hébergement n’a été que de 14 290 contre 16 595 attributions prévues. L’intermédiation locative se développe, mais surtout sous forme de sous-location et non en mandat de gestion, au risque d’ajouter encore une marche à gravir sur le chemin vers le logement. « S’il n’y a pas un sursaut, le Logement d’abord est menacé d’essoufflement », a estimé Christophe Robert. De son côté, le Ministre du Logement Julien Denormandie a reconnu : « La situation n’est pas satisfaisante, il y a de véritables crises humanitaires ». Il a malgré tout défendu son bilan. Selon lui, en deux ans, plus de 150 000 personnes sont sorties de la rue ou d’un centre d’hébergement vers un logement. « Le problème réside dans le changement d’échelle de cette politique », a-t-il justifié.

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