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MARCHÉS PUBLICS
La ville de Strasbourg choisit un PPP pour rénover les Bains municipaux
Didier Bonnet | Régions | Publié le 19/05/2011

Le bâtiment historique des Bains municipaux de Strasbourg (1908, architecture Jugenstil, l’Art Nouveau rhénan) sera rénové par le privé. La ville a tranché dans ce sens, compte tenu des montants à investir : « Une simple remise aux normes permettant d’éviter la fermeture de l’établissement représente 8 millions d’euros », commente Robert Herrmann, premier adjoint au maire.

Et pour ce prix, les quelques milliers de mètres carrés de l’édifice, situé en plein centre ville, aujourd’hui inoccupés voire insalubres ne sont pas réaffectés. « La facture globale atteint au moins 30 millions d’euros, soit 5 points de fiscalité, ce qui hors de question. La ville a décidé de rechercher un partenaire privé pour transformer le bâtiment et en faire un lieu aussi beau que les Bains de Budapest », commente l’adjoint.

Selon la ville, l’alternative est simple : compte tenu des restrictions budgétaires et la volonté de ne pas accroître la pression fiscale, soit les Bains sont fermés, soit, ils sont confiés au privé avec mission de les embellir, les agrandir, les développer et moderniser la partie « santé-thalasso ».

Maintien des missions de service public – Reste à garantir le maintien des missions de service public : « Les tarifs de la piscine resteront au même niveau que le prix des autres piscines de la Communauté urbaine et nous inclurons dans le cahier des charges des obligations d’accueil des scolaires, d’associations, etc. Celles-ci seront financées sur le budget de la collectivité comme c’est le cas actuellement », commente Robert Herrmann.

La ville travaille donc à un cahier des charges imposant ces contraintes de service public au futur exploitant. Le choix de l’opérateur sera effectué fin 2012 ou début 2013, parmi la dizaine de groupes français (Bouygues, Spie, Vinci, etc.) ou étrangers (Italiens notamment) capables de mener à bien cette rénovation et extension. La ville espère que la tradition thermale, très développée dans l’espace rhénan, représentera un atout assez fort pour que d’éventuels déficits ne viennent pas alourdir la facture. « Cette décision fait suite à un processus de concertation et de démocratie locale très intense. Nous prendrons encore le temps pour élaborer un cahier des charges précis », souligne l’adjoint.

Ecueils d’autres PPP- Ce temps doit être mis à profit pour éviter les écueils rencontrés dans d’autres PPP qui s’avèrent ruineux pour les collectivités. Une dimension qui n’est pas ignorée à Strasbourg, mais le maintien en activité des Bains municipaux, très appréciés des habitants, aura de toute façon un prix. Il est vrai qu’au-delà de la valeur architecturale et patrimoniale, les 1,5 hectares de la parcelle des Bains et les quelque 15 000 m2 actuels, plus des droits à construire, pèseront lourd dans la balance de la négociation entre la ville et un groupe intéressé par la valorisation d’un tel espace.