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Logement

Les clés pour bien réussir « le logement d’abord »

Publié le 27/01/2020 • Par Rouja Lazarova • dans : France

Logement "vert"
Beeboys/Adobestock
«Les principes à l’épreuve des territoires », tel était l’intitulé choisi par La délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (DIHAL) pour son atelier consacré au Logement d’abord le 24 janvier. Ce plan quinquennal lancé en septembre 2017 par le président de la république affiche l’objectif d’en finir avec le sans abrisme.

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Moins qu’un bilan chiffré du plan « Logement d’abord », dont la lenteur de mise en œuvre est pointée, c’est davantage une lecture « sensible » de la nouvelle politique publique qu’a souhaité dessiner le délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement en introduction à la journée consacrée à la mise en œuvre du Logement d’abord (LDA). « On est sur une politique nationale mais on travaille avec l’ensemble des acteurs », a souligné Sylvain Mathieu. Il a rappelé les principes du LDA – l’évolution du travail social, le décloisonnement institutionnel et le développement d’approches intégrées, la coordination entre les acteurs, le rôle d’observation sociale. Chargé depuis septembre 2019 par le ministre du Logement, Julien Denormandie, d’une mission sur le service public « de la rue au logement », le délégué interministériel a estimé que le LDA en était la préfiguration. Il a dégagé quatre mots pour définir l’acte II de ce plan : pertinence, cohérence, territorialisation et performance sociale.

L’implication des collectivités

Elle est indispensable pour la réussite de cette politique qui vise à donner un accès direct au logement des sans abris, contrairement aux pratiques « en escalier » rythmées de passages par le secteur de l’hébergement qui prédominaient jusqu’à présent. « L’implication du maire et président de la métropole de Montpellier dans le LDA est évidente. C’est une question de territoire », assure Elsa Melon, coordinatrice LDA à Montpellier Méditerranée Métropole. La ville y est engagée au travers de la domiciliation ou de la résorption des bidonvilles, la métropole au travers de la conférence intercommunale du logement. Le département, lui, est chef de fil en terme d’accompagnement social. « Toutes les strates de collectivités sont potentiellement impliquées dans le bon déroulement du LDA », poursuit Elsa Melon.

L’indispensable décloisonnement

Ce bon déroulement dépend surtout de la capacité des institutions à nouer des partenariats forts, tout en décloisonnant les secteurs. Le bon exemple est donné par le département du Puy-de-Dôme (63), qui, avec Clermont-Auvergne métropole, est un des 24 territoires de « mise en œuvre accélérée » du plan. Là bas, la question sur le logement des sans abris se pose dès l’évaluation, en 2016, du Plan départemental d’action pour le logement des personnes défavorisées (PDALPD), co-piloté par l’Etat et le conseil départemental (CD). Le plan suivant, le désormais PDAHLPD, signé pour cinq ans en juin 2017, comporte avant l’heure le principe appelé le Logement d’abord. « Nous avons évalué et écrit ces plans ensemble », témoigne Cécile Civard, de la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS). Engagé dans la gestion d’un gros dispositif d’hébergement d’urgence, l’Etat est intéressé, dans le cadre du LDA, de travailler sur la fluidité des publics. La Métropole, elle, avait pris la compétence du Fonds Solidarité Logement (FSL). « Nous avons créé un service d’habitat solidaire pour l’accueillir », témoigne Anne Luce Morcelet, chargé du développement de l’habitat solidaire à Clermont Auvergne Métropole.

Vers une mutualisation des mesures

Le trio du Puy-de-Dôme Etat-département-métropole, se penche sur la mutualisations de mesures comme par exemple les AVDL (Accompagnement vers et dans le logement, financé par l’Etat) et les ASLL (Accompagnement social lié au logement, financé par le FSL). « Arrêtons de segmenter les publics selon qu’ils relèvent de l’Etat, du département, de la métropole. Cela manque de visibilité pour le prescripteur. Il faut donner plus de clarification à nos dispositifs», estime Cécile Civard.

Le travail social interrogé

Selon Céline Barrier, directrice du dispositif « Un chez soi d’abord » à Dijon, le changement dans l’accompagnement social consiste à recentrer les réponses en fonction des choix exprimées par les personnes. « Cela nécessite une évolution des pratiques, avant on fonctionnait en mode projet », explique-t-elle. En Seine-Saint-Denis, où 70 personnes ont été logées grâce au LDA (au lieu des 150 prévues pour 2019) l’association Interlogement 93, qui porte le SIAO et le 115, et participe à la mise en œuvre du LDA, travaille avec des projets personnalisés pour chaque famille ou personne accompagnée. « La famille rédige son projet, en lien avec l’accompagnement proposé », éclaire David Ferrag, coordinateur du service d’accompagnement LDA de Interlogement 93. « On se fixe davantage sur les points positifs que sur les difficultés. C’est un changement de posture parfois compliqué. On se fait accompagner par l’Agence nouvelle des solidarités actives là-dessus », assure-t-il. « Ce n’est pas simple de réactiver les gens pour qu’il soient en capacité d’exprimer des choix », rappelle Céline Barrier.

Un public à risque

La journée n’a pas fait l’impasse sur le fait que le public cible du LDA est un public à risque. Dans le 93, un fonds de solvabilisation et de garantie a été créé. « Nous nous sommes tout de suite rapprochés du service recouvrement de Seine Saint-Denis Habitat et avons échangé sur les impayés », témoigne David Feggar. L’accompagnement social doit être multidisciplinaire pour relever le défi. Tout un long chemin encore pour le Logement  d’abord…

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