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[ENTRETIEN 2/2] Energie-Climat

« Plans climat : il faut passer de l’exercice papier à la mise en œuvre »

Publié le 28/01/2020 • Par Arnaud Garrigues • dans : A la une, Actualité Club Techni.Cités, France

Arnaud-Leroy
Valerio VINCENZO_hanslucas.com
Les plans climat-air-énergie territoriaux sont des documents clés de la mise en œuvre des politiques publiques climatiques locales. Tous les territoires n’ont pas encore finalisé leur exercice papier, alors qu’il faut plus que jamais passer à la mise en œuvre, nous explique Arnaud Leroy, président-directeur général de l'Ademe, dans ce second et dernier volet de l'entretien qu'il a accordé à La Gazette.

Suite du premier volet de ce long entretien du P-DG de l’Ademe, Arnaud Leroy.

Les collectivités territoriales ont-elles assez de moyens pour l’animation de leurs politiques énergie-climat ?

L’Ademe a financé des postes d’animation, mais maintenant que les plan climat-air-énergie territorial (PCAET) font l’objet d’objectifs réglementaires, elle ne peut plus le faire. Notre aide va plutôt se faire au niveau des méthodologies.

Ce n’est pas tant l’élaboration de ces documents stratégiques qui est critique, mais plutôt sa mise en œuvre et son évolution, avec des actions sur la qualité de l’air et la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Je ne pense pas que ce soit mis en œuvre partout, et qu’on ait des PCAET dans tous les territoires, loin de là. Les régions vont sortir leurs Sraddet, et il y a une articulation assez conséquente à faire entre les Sraddet (Schémas régionaux d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires) et les PCAET. On attend aussi une articulation avec la SNBC (stratégie nationale bas carbone), qui doit être renforcée, ce qui n’est pas simple. Il faut être sûr que l’addition des baisses d’émissions de GES prévues par les Sraddet soit aussi en phase avec les ambitions de la SNBC.

Qui va faire ce travail ?

On en discute avec le Haut conseil au climat et France Stratégie. Il y a un vrai manque et quelque chose à construire : est-ce que ça ne devrait pas se faire dans le cadre de la loi de décentralisation, car je sais que certaines collectivités voudraient y parler de territorialisation de la PPE ? Ce sont des questions à regarder. C’est important car c’est la France avec un grand F qui est responsable de ces engagements aux niveaux international et européen. La question de la comptabilisation des GES est importante, c’est là-dessus que la COP 25 a échoué.

Au-delà de l’articulation, est ce que la mise en œuvre des PCAET est suivie ?

Les DREAL et DDT font un suivi. Mais c’est un travail de longue haleine car les collectivités disent qu’elles n’ont pas forcément les moyens humains de le faire. On est encore à la fin de l’exercice papier des PCAET. Il faut passer à la phase de mise en œuvre, en s’appuyant sur des outils comme le label Citergie. Prenez le cas de la métropole de Rouen, où trois communes qui se sont engagées dans Citergie ont réussi à entrainer les onze autres communes de la métropole dans la démarche. C’est une réussite ! Il faut qu’on arrive à répliquer cela. Tout le monde nous dit que Citergie est un outil très structurant, même s’il n’est pas vendeur vis-à-vis du grand public.

Sur un autre sujet : où en est-on de l’utilisation du Fonds chaleur ?

On a eu une très bonne consommation de ce fonds, à 99,7% ! Mais avec toujours le même problème : le prix du gaz reste très bas et il n’y a pas de tendance à la remontée. Il y a toujours beaucoup de projets, mais la question est de définir le niveau de subvention pour faire sortir les projets. En termes d’euro à la TEP (tonne d’équivalent pétrole) évitée, ça coûtera un peu plus cher qu’auparavant, d’autant que les projets sont maintenant plus petits, notamment dans les villes moyennes. Mais il n’y a pas de raisons qu’on ne les subventionne pas aussi.

2020 sera-t-elle l’année de la rénovation énergétique ?

Cette année, en effet, l’État va mettre sur la table 200 millions d’euros – via les certificats d’économie d’énergie –  pour consolider et amplifier le service public de l’efficacité énergétique de l’habitat, qui a été introduit par la loi de transition énergétique. Les régions vont pouvoir jouer un rôle clé, en s’articulant avec les EPCI et les métropoles. Le programme s’appelle SARE (Service d’accompagnement à la rénovation énergétique), il est lancé depuis le 1er janvier 2020 et sera déployé progressivement.

On travaille main dans la main avec l’Anah (Agence national de l’habitat) et avec notre réseau « Faire », pour former des conseillers qui informent et accompagnent les ménages dans leur projet de rénovation, avec l’objectif de couvrir l’ensemble du territoire et d’éviter les zones blanches.

Rénovation, précarité, réseaux… un programme chargé en 2020

Sur les bâtiments tertiaires publics, les collectivités en font elles assez ?

Je tiens tout d’abord à saluer la parution du décret sur la rénovation des bâtiments tertiaires, qui était toute de même attendu depuis le Grenelle de l’environnement, ce qui fait 10 ans ! Et qui est « punchy » et va générer des changements de comportements.

Pour les bâtiments publics, des fonds sont disponibles via le grand plan d’investissement. Malheureusement, il n’y a pas de demandes, car les conditions fixées ne sont peut-être pas attractives par rapport au marché.

On a un programme spécifique sur cette cible avec les conseillers en économie partagée, dont le salaire est cofinancé à hauteur de 70 % pendant 3 ans par l’Ademe, et dont le rôle est de démontrer les économies réalisables. Ça marche bien car le parc est ancien, conséquent, et dans un état qui laisse à désirer. Il va falloir bouger et mettre désormais le curseur sur la rénovation plutôt que sur le neuf, que ce soit par rapport aux enjeux d’artificialisation des sols ou par rapport au bilan carbone, tant la signature carbone d’un bâtiment neuf est énorme. Autre point important : le nouveau décret sur l’autoconsommation collective et l’élargissement du périmètre qui est permis (à 1,5 km). Ça change tout au niveau de l’équation économique, et ça devrait aider à la rénovation des bâtiments

L’autoconsommation d’énergie s’étend à Malaunay

 

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